La folie des sites communautaires n’est pas prêt de retomber avec ces rumeurs simultanées d’un possible rachat de Facebook par Yahoo et de la mise en vente de YouTube pour 1.5 milliards..
Il s’agit de rumeurs différentes puisque d’un côté il y aurait bien des négociations entre Yahoo et Facebook alors que de l’autre ce sont les dirigeants de Youtube qui ont annoncé qu’ils seraient prêt à négocier une vente à partir de 1.5 milliard.
Pour l’un comme pour l’autre la bataille qui s’annonce avec News Corp à travers MySpace et les autres sites du groupe et les portails généralistes risque d’être meurtrière. Il leur faut rapidement trouver une assise financière.
Pour Yahoo il est évident que le portail doit rapidement se tourner vers des services communautaires car MySpace envahi son territoire mais il est surprenant que l’entreprise soit prête à débourser si cher pour acquérir Facebook.
Ce serait, à mon sens injustifié car si Yahoo à du retard dans ce domaine, les barrières technologiques ne sont pas très élevées et Yahoo, comme Google ou Microsoft, peut rattraper son retard même si pour le moment il a échoué avec son offre Yahoo 360.
Les négociations entre Yahoo et Facebook ne doivent pas être simples car l’entreprise a déjà reçu une proposition d’achat, en début d’année 2006, de la part de Viacom pour 750 millions de dollars qui a été refusée. Mark Zuckenberg, le fondateur de Facebook en demandait 2 milliards.
Aujourd’hui Yahoo serait prêt à offrir 900 millions ce qui me semble, déjà, élevé. La personnalité de Zuckenberg est également importante dans un deal comme celui-ci car le jeune homme de 22 ans est un geek totalement impliqué dans son bébé …
Microsoft a également étudié le dossier mais la réunion a été annulé car Zuckenberg a refusé de se lever pour une conférence à 8h30 du matin ! De toute manière MS n’était pas prêt à mettre les 2 milliards demandé.

Pour Yahoo ce serait une bonne opération à condition que le prix soit en regard des espoirs placés dans le site. Même si Facebook est rentable, le chiffre d’affaire annuel n’a pas dépassé 50 millions de dollars et, certains exécutifs de Yahoo hésitent. Une précédente offre avait été faite au printemps et retirée…
A l’inverse avec la poussée de MySpace qui associe espace communautaire et maintenant vidéo, il devient urgent pour Facebook et Youtube de se rapprocher d’un acteur ou de développer des fonctionnalités concurrentes à celle de Myspace. C’est toute l’interrogation autour de cet engouement pour la vidéo qui m’avait fait dire que je ne voyais pas ce marché seul mais intégré à l’espace communautaire. Que vont devenir les Daily Motion, Guba et autre Vpod TV ?
Si Yahoo négocie avec Facebook, il est probable que le groupe ait engagé également des pourparlers avec ses concurrents et le premier qui vient à l’esprit est Daily Motion. Benjamin et Olivier vous en pensez quoi ?
Pour YouTube je crois que ses dirigeants ont attrapé la grosse tête car même s’il transite plus de 100 millions de vidéos sur le site par jour, dont 65 000 nouvelles, la valorisation me semble disproportionnée. Le modèle économique est encore fragile et la bande passante coûte chère. Il n’a certainement pas échappée aux grands portails que Youtube doit impérativement se rapprocher d’une acteur plus large et même si la compétition fait rage, le danger vient maintenant de News Corp qui engage toute ses forces dans la bataille et qui devrait engranger entre 8 et 10 milliards de dollars avec la vente de ses 38% dans Direct TV. De quoi faire de nouvelles acquisitions et menacer directement les Yahoo et consorts. Plus que jamais la maîtrise de technologies clés va redevenir la barrière d’entrée la plus importante et Microsoft pourrait bien revenir dans le jeu car dans cette course au consommateur et aux contenus/services c’est bien Yahoo qui est le plus fragile. Un rapprochement avec MSN pourrait redevenir d’actualité.
Le web est un monde bien cruel….
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Il est clair que Rupert Murdoch se préoccupe réellement d’Internet mais cette fois-ci le web devient le cœur de sa stratégie dans les médias.
Il ne s’agit plus de se développer sur Internet afin de renforcer le métier de « base » mais le magna des médias met Internet au centre de ses activités. Des négociations sont engagées pour que News Corp, qui possède 38%, de Direct TV les cèdent à Liberty Media. Le potentiel du large bande, avec la capacité de diffuser directement ses programmes par Internet, modifie la donne pour les médias intégrés qui avaient un avantage à posséder des canaux de distribution pour garantir l’écoulement de leurs contenus.
Aujourd’hui ce n’est plus le cas, les portails du groupe : de MySpace à Fox Atomic pourront bientôt diffuser en direct leurs contenus dans la plupart des pays développés. La cession pourrait rapporter à News Corp entre 8,5 et 10 milliards de dollars ce qui lui laissera une marge financière significative pour continuer de développer ses activités Internet !
Les rumeurs font état également du souhait de Murdoch de se séparer de ses stations de télévision, ce qui serait cohérent avec le raisonnement. Il semble néanmoins que ces stations n’intéressent pas John Malone le patron de Liberty Media.
Murdoch considère la diffusion satellite comme dépassée par rapport au potentiel du haut débit. Qu’en pense donc Vivendi qui vient de racheter TPS ?
Et que va faire News Corp avec BSkyB en Grande Bretagne et de Stream en Italie ? Sale temps pour les bouquets.
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AOL est en passe d’annoncer un accord de diffusion de contenus sur la plateforme Viiv du n°1 des microprocesseurs.
Avec cet accord, les utilisateurs de PC équipé avec les composants Viiv d'Intel, vont pouvoir télécharger des contenus audio et vidéos fournis par AOL. Ces contenus pourront être lus sur le PC mais également sur d’autres terminaux. Après avoir refusé toute évolution et tenter de freiner la consommation issue d’Internet, les majors se mobilisent de plus en plus. Effet News Corp ?
Quoiqu’il en soi ce type d’accord entre Intel et un fournisseur de contenus et services pourrait contrecarrer Microsoft qui a toujours gérer ce type de relations laissant à Intel la partie hardware. Des frictions en perspectives entre les deux alliés WINTEL ?
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Le monde financier bruisse depuis plusieurs semaines autour d’une possible fusion de la pomme et du soleil.
Cette fusion ferait sens pour les deux entreprises.
Pour Apple
Apple revient de loin après avoir lentement décliné dans les années 90 et était presque moribond jusqu’à l’arrivée de Steve Jobs aux commandes. Le gourou du micro ordinateur a su orienter la firme à la pomme vers le marché de l’électronique grand public avec l’Ipod qui représente plus de 75% des baladeurs aux US en en faisant bénéficier les Imac qui seuls au départ permettaient d’utiliser Itune. Cette manne financière pourrait néanmoins s’éroder avec les autres concurrents qui assaillent l’Ipod (Creative, Samsung, bientôt Microsoft avec Zune) et surtout les nouveaux téléphones portables qui apparaîtront en 2007 et qui deviennent de véritables plateformes mobiles musicales en plus d’être des APN et caméras vidéo. Apple doit donc trouver des relais de croissance et l’expertise de Sun dans les serveurs et le stockage depuis le rachat de StorageTek lui sera utile.
Pour Sun
Le constructeur de Mountain View est également dans une situation délicate. Son cours de bourse ne cesse de s’éroder, le PDG fondateur, Scott Mc Nealy a jeté l’éponge, incapable de redresser son « bébé ». Sous la pression de la puissance, des prix et des applications compatible, Sun comme Apple, d’ailleurs a pratiquement abandonné son architecture Sparc pour les processeurs Intel qui atteignent avec les core 2 duo des capacités de calcul que n’auraient pas renié des supercalculateurs il ya dix ans. Il y a 20 ans j’ai commencé ma carrière avec un Sun 350 sur mon bureau (processeur 68010 Motorola, écran graphique
Les bruits de fusion entre Apple et Sun durent depuis de années mais les personnalités de leurs différents CEO, Mc Nealy chez Sun et Steve Jobs, John Sculley et Mike Spindler n'ont jamais permis d'avancer jusqu'à la signature.
Et Google en support ?
Apple vient d’accueillir à son board le CEO de Google Eric Schmidt et ils partagent beaucoup d’administrateurs communs (Al Gore, Bill Campbell d’Intuit, Arthur Levinson de Genentech).
Au-delà donc des affinités de personnalités, Apple et Google ont de bonnes raisons de travailler ensemble sur leurs produits et services. Eric Schmidt serait d'ailleurs celui qui a initié ces négociations.
Le géant du web cherche depuis longtemps à attaquer Microsoft sur le front des OS et du terminal informatique. Même s’il semble peut probable que Google lance ses propres PC, j’ai déjà abordé ce sujet, une alliance avec les produits et services Apple-Sun lui offrirait des atouts formidables contre l’éditeur de Redmond surtout la suite StarOffice de Sun qui est une vrai alternative à Microsoft Office.
Par ailleurs, Sun a toujours été un fervent opposant à Microsoft.
Par ailleurs, Sun a toujours été un fervent opposant à Microsoft. N’oublions pas Java qui est la propriété de Sun et qui pourrait donner des envies à Google.
Pour le Soleil et
Bref beaucoup de supputation mais de vrai opportunité si cela se vérifie.
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Dans la rubrique Google attaque la planète, cette annonce vise cette fois-ci les agences et les régies publicitaires.
Avec ce nouveau service, le géant du net va permettre aux annonceurs de gérer leurs campagnes radios. Depuis le rachat de DMarc Broadcasting, le marché était dans l’attente de l’annonce de ce service. Il est probable que l’étape suivante soit d’intégrer ces fonctions dans adwords afin de gérer les campagnes des clients qui le souhaitent.
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