Le site de téléchargement en ligne d’Amazon, qui a récemment soufflé les séries de NBC a iTune, propose dès aujourd’hui les pilotes des certaines séries US gratuitement. Petite restriction quand même il faut s’inscrire et les épisodes suivants seront facturé 1,99 $ chacun.
Mais c’est déjà une nouvelle forme de promotion des contenus en lignes et si le placement de produits s’intensifie, le coût de production de certaines séries pourrait être tellement réduit qu’une diffusion sur internet sponsorisée par de la publicité triangulaire pourrait être envisagé.
Un sacré problème pour les chaînes traditionnelles.
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Une entreprise suédoise vient de développer une technologie permettant de relier des téléphones mobiles entre eux sans passer par un réseau d’opérateur.
Le fondateur de cette start up appelée TerraNet explique que sa technologie permet aux mobiles de se connecter directement entres eux et grâce au peer to peer de construire virtuellement une sorte de réseau mesh.
Sachant que la portée d’un mobile est d’environ 1 km dans les agglomérations cela serait très efficace. Pas sûr néanmoins que tout le monde accepte que son mobile soit en mode émission et consomme la batterie pour permettre à des inconnus de téléphoner via le relai de son propre terminal.
Le système s’appuie de plus sur des terminaux dédiés et je ne pense pas que légalement on puisse utiliser la fréquence d’un opérateur en dehors de son service.
D’après Business Week, la pomme pourrait participer aux enchères de la FCC qui va mettre en vente les licences des opérateurs de télévision dans la bande de 700 Mhz pour au moins 4,6 milliards de dollars.
Cette fréquence qui permet une couverture avec un maillage assez large pourrait permettre à Apple d’opérer en direct tous les services autours de l’iPod et de liPhone.
Pour rappel, la quatrième licence mobile en France est dans la bande des 900 Mhz.
Il s’agit uniquement d’hypothèses analysées par les équipes de Steve Jobs mais je ne pense pas que ce soit dans l’intérêt d’Apple d’opérer son propre réseau. Outre le coût d’acquisition de la licence, il faut construire un réseau.
De toute manière les fréquences ne seront libérées qu’en 2009 mais cela pourrait laisser le temps de déployer l’infrastructure.
Le métier d’Apple est plutôt transversal aux opérateurs et dans les plateformes de services/contenus, il est donc peu vraisemblable que la pomme réfléchisse sérieusement à ces enchères malgré son trésor de guerre de 14 milliards de dollars en cash.
Cela va plutôt lui servir à des acquisitions et je verrais bien une entrée directe dans le capital de Disney dont Steve Jobs est le premier actionnaire privé.
Cela lui donnerait accès à des contenus et éviterait les déconvenues comme avec NBC qui lui a préféré Amazon.
Il n’a pas échappé à l’un des plus gros annonceurs de la planète que les nouvelles générations commençaient à passer plus de temps sur MySpace, Facebook, DailyMotion et Youtube qu’à regarder les tunnels publicitaire sur la télévision.
Comme les générations précédentes zappent également la publicité, il fallait bien trouver de nouvelles formes de communication de marques.
Nous avons déjà le placement de produits, largement repris dans Heroes, où Nissan finance une bonne partie de chaque épisode. Avec Procter voici le lessivier qui devient producteur de contenus. Comme cela il n’y aura pas de souci de piratage puisque l’intérêt de la multi nationale est que les épisodes de sa série soient vus par le maximum de personnes.
Procter prépare des pilots d’une série de reality show conçue pour être diffusée en prime time sur les principaux réseaux américains.
Le groupe compte sur cette série pour tester le concept.
Comment qualifier ce type de série ?
En effet si Procter souhaite insérer dans son contenu des flashes publicitaires ou des « corner » directement dans les épisodes. Est-ce que l’on doit le qualifier de publicité ?
En tout cas ce sont les sites de vidéos en ligne qui vont voir leur trafic croître et avec des contenus parfaitement légaux.
Pour mémoire un épisode d’une série américaine comme 24h ou Expert Miami coute environ 4 millions de dollars. Les 30 secondes de publicité en prime time sur un network américain coutent environ 300000 dollars. Il est assez simple de prévoir que les producteurs de contenus ont intérêt à encourager les annonceurs à participer au financement de leurs séries.
Procter Gamble Production était déjà coproducteur de la série Dawson Creek au coté de Sony Picture, il semble que la filiale du groupe américain soit passé à l’étape suivante.
Comme cela plus de problème de piratage. Mais un gros problème pour certaines chaînes de télévision.
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La NAA, l’association des journaux américains vient de dévoilée quelques détails sur une étude en cours de finalisation. Il en ressort très clairement qu’aux Etats-Unis, les revenus des sites internet des journaux enregistrent une croissance de presque 20% sur un an.
Cette croissance des revenus est évidement à croiser avec l’augmentation de l’audience (L’audience des sites de journaux en ligne a crue de 7,7% sur les douze derniers mois).
Cette bonne nouvelle pour les journaux US est malheureusement à comparer avec la décroissance régulière des revenus sur le papier, déjà enregistrée les trimestres précédents (Les revenus publicitaires des journaux américains ont baissé de 5% au 1er trimestre)
Si la partie internet de ces journaux a généré environ 800 millions de dollars ces 6 derniers mois, il faut le comparer à la baisse de 8,6% des revenus du print représentant une valeur de 900 millions uniquement sur la période enregistrée.
La perte n’est donc pas compensée puisque la totalité du CA sur Internet ne représente même pas la perte d’une année sur l’autre de la partie imprimée.
Il faut également ajoutée que les petites annonces échappent de plus en plus aux médias traditionnels. C’est une chute de 16,4% en valeur pour les journaux américains entre 2006 et 2007 avec un pic pour les annonces immobilières à -20%.
Pour le moment ces médias réussissent à survivre en licenciant largement et en réduisant leurs coûts mais arrivera bien une limite à la capacité de s’ajuster au marché.
Hors, avec les coûts de structure des rédactions conçues pour des revenus générés par la vente au numéro, il n’est pas sûr qu’il sera possible longtemps de fonctionner avec des revenus internet dont la valeur est divisée par dix ou vingt.
Ce n’est certainement pas pour rien que Rupert Murdoch avait émis de sérieux doutes sur la capacité de ses journaux à survivre à la tourmente : Rupert Murdoch inquiet pour la survie des journaux de News Corp
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