Le MVNO en passe d’être repris par Orange, va annoncer de nouvelles offres orientée internet mobile, le cœur de son positionnement.
Adossé maintenant à l’opérateur historique, Ten Mobile a retrouvé une capacité d’innovation et ses équipes inventives en ont profité pour préparer plusieurs surprises.
L’opérateur s’appuie déjà sur plusieurs milliers de boutiques et pourra également être commercialisé dans les boutiques France Telecom dans les mois qui viennent. Un accélérateur certain par rapport à la distribution exclusivement sur internet, encore très confidentielle dans ce secteur.
My Ten, un espace personnel semi-communautaire.
C’est à peu près comme cela que je résumerais ce nouveau service qui est un mixe entre un service à la Orb ou comme Sling Box mais chez l’opérateur et un moyen de faire partager ses contenus à ses « amis ».
En clair, le client Ten Mobile pourra disposer d’un espace de stockage permettant de placer des fichiers (textes, images, morceaux de musique, vidéos…). Dans un premier temps seuls les textes et photos seront accessibles depuis son mobile mais avant fin 2007, les fichiers musicaux et vidéo le seront également de manière illimitée. En gros plus besoins de stocker ses mp3 sur son mobile, ils seront accessibles partout dès l’instant que j’ai l’accès au réseau.
Le plus important c’est que cet espace pourra être partagé avec d’autres abonnés Ten Mobile qui pourront alors écouter mes morceaux de musiques ou visionner mes vidéos sur leurs mobiles.
La technologie utilisée vient d’une petite structure française et c’est un choix de Ten de travailler avec des équipes proches et réactive.
En attendant la réaction des ayants droits
Nous touchons là la imite de la diffusion à usage personnel et l’opérateur s’engouffre dans une voie à la limite de la législation. Il est certain que ce type d’initiative va dans le sens de l’histoire mais cela va certainement faire réagir. Jean Louis Constanza compte d’ailleurs sur le buzz qui va être généré sur ce service.
Le nombre d’accès simultané sera néanmoins limité afin de ne pas être assimilé à un diffuseur… Il y a visiblement un large espace de développement de services avec My Ten et les équipes de Ten Mobiles rengorgent de bonnes idées et nous devrions voir arriver au fur et à mesure des évolutions sur ce service.
L’accès internet illimité.
Comme nous l’avions retracé il y a déjà quelques mois, Ten Mobile est le pionnier dans l’accès illimité sur mobile. Les nouvelles offres reprennent donc ce concept avec, quand même l’impossibilité de streamer des contenus depuis des plateformes vidéo ou musicales, très gourmandes en bandes passantes. Une extension de forfait est néanmoins prévue pour les addicts à DailyMotion et YouTube.
Plus traditionnel mais intéressant sur le plan tarifaire, des offres tarifaires alignées sur les grands opérateurs mais qui offres en plus des heures supplémentaires le soir.
La reprise de Channel Ten, la possibilité de charger, pendant la nuit, des programmes enregistrés sur les chaînes classiques que l’on pourra regarder en podcast. Jean Louis Constanza, PDG de Ten Mobile nous fait d’ailleurs partager ses doutes sur la télévision sur mobile et utilise une jolie formule « je ne crois pas à 100% à la télévision en flux sur mobile tel que on l’a pas vue se développer dans la plupart des pays »
L’opérateur se positionne plutôt dans une offre push de contenus vidéo pertinents voire avec une offre premium.
Je ne vous détaillerais pas les offres tarifaires qui seront prochainement disponible sur Ten.fr. Et oui l’opérateur vient de récupérer le nom de domaine.
La seule limitation que je vois encore actuellement c’est la faiblesse de l’offre de téléphones mais cela devrait rapidement évoluer car Ten va pouvoir s’appuyer sur la puissance d’Orange vis-à-vis de fabricants et ses applicatifs qui permettent de surfer sur internet ou de recevoir ses emails vont bientôt être compatible avec tous les mobiles sous Windows Mobile 6. De quoi largement étendre l’offre. A très court terme, Ten va ajouter le Touch d’HTC, qui devrait satisfaire la plupart des clients potentiels de leurs offres. Pour avoir testé ce téléphone il semble bien adapté à un usage intégrant l’accès internet et l’usage de mails. Il na lui manque que la 3G.
Des extraits de la vidéo enregistrée dans les locaux de Ten mobile le « Ten » octobre 2007
L’intégralité de la vidéo avec l’interview de Jean Louis Constanza sera diffusée sur YouVox.tv le 15 octobre 2007 à 18h et le 16 octobre à 10h.
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La stratégie d’Apple dans le mobile semble devoir s’adapter aux réalités du terrain et aux acteurs installés. Que ce soit en France où la législation interdit la vente couplée ou aux Etats-Unis où une « class action » est ouverte contre la pomme, Steve Jobs va devoir revoir ses prétentions.
Il faut dire que l’attitude d’Apple face aux opérateurs de téléphonie mobile est d’une arrogance à la hauteur de profits de cette industrie. C’est la première fois qu’un fabricant de téléphones mobiles obtient une rétro cession sur les communications de la part des opérateurs. Le fabricant californien s’est donc naturellement tourné vers le numéro un de chaque pays afin d’obtenir le maximum de revenus de ses accords.
Et voilà que la belle machine se grippe.
En France tout d’abord avec la législation qui contrarie le modèle et avec Orange qui refuse de se laisser tondre sur ses revenus.
Aux Etats-Unis où les consommateurs sont excédés de l’attitude de la pomme et espèrent interdire son modèle de vente couplée et l’exclusivité d’ATT.
Chez les hackers, enfin, qui déverrouillent régulièrement les systèmes de protection de l’iPhone. Il aura fallu à peine 7 jours pour que la nouvelle version 1.1 du système d’exploitation de l’iPhone soit cracké et Apple annonce déjà des correctifs. Nous allons donc assister à une course poursuite entre le fabricant et la communauté de hackers à l’instar de ce qui se passe avec le DRM pour les contenus.
En France rien n’est réglé
Didier Lombard, le PDG de France Telecom, a annoncé en début de semaine que l’iPhone serait distribué
dès le mois de novembre mais Apple vient de publier un communiqué dans la nuit contredisant l’opérateur.
L’image d’Apple écornée ?
Cela commence à faire beaucoup et il n’est pas sûr que l’image d’Apple sorte grandie de cette affaire. Si Steve Jobs est indiscutablement un génie du marketing, il va devoir améliorer sa communication car l’iPhone pourrait bien se voir attribuer l’image d’un système fermé face à Windows Mobile 6. De nombreux utilisateurs de l’iPhone s’agacent d’ailleurs des propos de la pomme qui condamnent les applications compatibles avec l’iPhone et qui ne paient pas les royalties à Apple. C’est pourtant l’un des avantages essentiel de ce téléphones par rapport à des concurrents qui s’ils restent encore très loin de l’ergonomie de l’interface cherchent par tous les moyens à revenir dans le jeu.
Pas simple de créer un écosystème
Nous atteignons là les limites de la création d’un nouvel écosystème qui doit s’appuyer, et un peu vampiriser, sur un modèle existant. Apple cherche à refaire ce que font les agrégateurs de flux face aux médias qui produisent des contenus en s’intercalant entre les consommateurs et les opérateurs. Si ce modèle a bien fonctionné en circuit fermé, sur l’iPod, il n’est pas sûr que cela soit reproductible dans un modèle communiquant qui nécessite un réseau ferment tenu par les propriétaires d’infrastructures.
Je pense donc qu’Apple va échouer dans sa tentative de reproduire sur le mobile et dans le fixe (Apple TV), ce qui a fait son succès dans la musique avec l’iPod. L’époque n’est plus la même, les acteurs ont appris d’Apple, et d’ailleurs certains détenteurs de contenus n’ont pas renouvelé leur contrat avec la pomme à cause des conditions exorbitantes d’Apple. Si l’interface de l’iPhone a véritablement une avance sur ses concurrents, les autres développeurs de systèmes d’exploitation, Microsoft en tête, vont combler rapidement leur retard. Il est vraisemblable que ce soit de petites entreprises qui développent plus rapidement des couches logicielles « à la iPhone » qui donnent aux autres téléphones une allure plus fun.
Le californien va donc devoir trouver une solution de sortie et probablement devenir schizophrène dans ses choix entre continuer d’essayer de se battre contre tous le fabricants de mobiles de la planète avec un système d’exploitation toujours en avance ou au contraire, concurrencer Microsoft et licencier son OS aux autres fabricants.
Apple a déjà rater cette opportunité dans les micros ordinateurs face au géant de Seattle saura-t-il aujourd’hui changer de stratégie ?
QU’en pensez-vous ?
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Iliad s’est vu refusé la 4ème licence mobile par l’Arcep pour des raisons financières mais ne va certainement pas laisser le juteux marché du mobile au cartel des 3 comme aime à les appeler Xavier Niel. Il convient de rappeler qu’Iliad possède la seule licence nationale Wimax qui se présente comme une alternative crédible à l’UMTS depuis qu’elle est technologie candidate à la 4G.
L’opérateur alternatif pourrait donc envisager un autre scénario comme nous l’avions imaginé en juillet 2006 (Free MVNO ? Les raisons d’un revirement) qui consisterait à devenir MVNO afin de s’appuyer sur une offre GSM classique soutenue par une offre Wimax nomade.
La différence entre les licences mobiles et les licences nomade c’est uniquement le hand over, c’est-à-dire la possibilité de maintenir une conversation lors d’un passage de cellule à cellule. Comme plus de 80% des appels se font sans bouger, le problème n’est pas insurmontable pour un opérateur nomade.
L’atout supplémentaire d’être MVNO serait de pouvoir compter sur un réseau déjà déployé qui couvre plus de 90% de la population ce qui laisserait le temps de déployer tranquillement un réseau Wimax.
Il ne faut donc pas voir dans le refus de l’Arcep un échec pour Free mais plutôt une opportunité de se concentrer sur la 4G avec le Wimax alors que ses capacités financières l’auraient contraint à des arbitrages complexes si la 4ème licence lui avait été attribuée.
D’autant que politiquement le FAI peut maintenant dire que « l’état » refuse la libre concurrence dans la mobile en laissant le marché à Orange, SFR et Bouygues et militer pour obtenir plus de souplesse dans l’usage des licences Wimax nomades.
Techniquement il semble d’ailleurs que le Wimax soit aujourd’hui mature et supérieur aux évolutions LTE issues de l’HSDPA. Notre interview chez Samsung (ici) donne un éclairage tout à fait intéressant sur ce que pourrait être le marché du mobile avec le Wimax.
Comme il semble que le lobbying des trois opérateurs mobile ait été efficace, on comprend mieux le récent accord entre Bouygues et Neuf Cegetel qui va permettre au 3ème opérateur de devenir un FAI « virtuel » et proposer une offre fixe/mobile. Si Bouygues devient FVNO (fixe virtual network operator) pourquoi Free ne deviendrait-il pas MVNO en attendant que son offre Wimax couvre suffisamment le territoire.
Un accord sur le mobile lui permettrait également de mieux négocier les tarifs d’interconnexion entre la 3G et le Wimax.
Et vous qu’en pensez-vous ?
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Le secteur du téléphone mobile est en pleine évolution stratégique et l’avenir des différents fabricants de terminaux n’est pas assuré pour tous.
Si jusqu’en 2005-2006 la compétition se faisait sur le prix et le design, la convergence est passée par là et, aujourd’hui, le périmètre de ces équipementiers se déplace.
Nous assistons à plusieurs stratégies qui dépendent évidemment des positions actuelles des acteurs. Les mouvements ne sont pas les mêmes suivant que vous êtes le leader comme Nokia, un groupe intégré comme Samsung ou un nouvel entrant comme Apple. Au milieu de cette guerre, des fabricants comme Palm et dans une moindre mesure, malgré son succès RIM (Blackberry) se retrouve isolés.
D’autres comme Motorola payent cher le manque d’innovation ces dernières années et semblent encore chercher leur stratégie.
Nous sommes donc à un tournant de l’histoire du mobile, où les fabricants se retrouve sur le segment, plus large de l’électronique grand public et vont devoir se déterminer face à deux axes principaux non exclusifs l’un avec l’autre.
Le premier c’est de définir sa position dans la chaîne de valeur ajoutée depuis un « simple » fabricant de mobile jusqu’à la fourniture d’un service complet intégrant des contenus et des services.
Le second concerne le passage à la technologie tout IP mobile qui pourrait voir émerger le Wimax comme standard de la 4G et mettre à mal les fabricants non présents sur ce segment.
La chaîne de valeur.
Les deux exemples opposés sont simples à identifier car leur stratégie est clairement affichée. Il s’agit d’Apple et d’HTC.
Le cas HTC.
Ce fabricant, relativement inconnu du grand public jusqu’en 2006, suit une stratégie limpide et qui le place, de mon point de vue, comme l’un des survivants vraisemblable du secteur dans les dix prochaine années.
HTC a construit son expertise en produisant des terminaux en marque blanche (MPV Orange en France) puis depuis 2006 en proposant ses produits également sous sa propre marque.
Le constructeur Taïwanais à clairement choisi de se positionner exclusivement avec des terminaux Windows Mobile ce qui lui garanti d’excellentes relations avec Microsoft et lui permet de se concentrer sur l’intégration de composants qu’il doit acheter aux grands fournisseurs mondiaux.
C’est une stratégie « à la Dell » qui a bien réussi aux fabricants d’informatique pour prendre des parts de marché aux constructeurs plus anciens et déjà établis (HP, Compaq, IBM…).
HTC sort donc plusieurs gammes de produits régulièrement, tous avec le soutient appuyé de Microsoft qui a trouvé là le seul fabricant de cette importance exclusivement sous Windows Mobile.
Apple le challenger. Rappelons que cette stratégie pour Dell a vu la fusion de HP et Compaq et la vente de l’activité PC d’IBM à Lenovo. Il ne faut donc pas sous estimé ce constructeur qui pourrait bien refaire le même scénario à Nokia et Sony…..
Le cas Apple
A l’opposé de cette stratégie se trouve Apple qui ne fabrique rien lui-même, qui arrive sur un marché bien encombré et qui doit donc innover pour s’imposer en essayant de verrouiller son segment.
C’est pour cela que la pomme impose aux opérateurs de télécommunication de lui reverser une partie des recettes liées à l’abonnement tout en se gardant le lucratif segment de la vente de contenus en ligne avec iTune.
Il est clair qu’Apple cherche à imposer sa marque et ses terminaux afin de « capter » le consommateur final et en considérant que l’opérateur mobile n’est qu’un simple fournisseur de bande passante à l’instar de ce qui se passe sur internet. L’objectif d’Apple est de capter la valeur ajoutée de tout ce qui transite par ses appareils et rien n’empêche d’imaginer que dans un futur proche il prélève une commission sur la vente d’un produit sur Amazon réalisée depuis un iPhone…..
Et les autres ?
Entre les deux mon cœur balance et les autres acteurs ne semblent pas avoir tous tranché.
Nokia semble pencher du côté de la stratégie d’Apple avec ses services autour d’Ovi, la création d’une régie publicitaire mobile et d’une plateforme de jeux en ligne.
Samsung semble, dans une moindre mesure suivre ce chemin avec Rhapsodie (Real Networks) mais se concentre plus sur la largeur de sa gamme de terminaux convergents téléphones portable et lecteur MP3/MP4. Le groupe Coréen peut se permettre d’attendre encore car il est parfaitement intégré et maîtrise totalement son outil de production y compris de ses écrans et de ces puces mémoires. Il n’y a que les chips de communication qui soient achetés à l’extérieur. Il peut donc supporter facilement une guerre des prix doublée d’un rythme élevé de sorties produits, sans être menacé.
Il en est tout autrement pour les autres acteurs comme Motorola, Toshiba et autres fabricants de PDAphones comme Palm, Asus ou HP.
Ces derniers fabricants sont extrêmement fragiles et il est fort probable qu’ils ne survivent pas aux 5 prochaines années dans le segment des terminaux mobile à un niveau grand public.
Comment en effet maintenir une compétitivité produits face à Apple dans les services/contenus, HTC dans un rapport qualité/prix imbattable appuyé par un système d’exploitation enfin utilisable à au niveau et à Samsung qui sort des nouveautés pratiquement tous les deux mois avec des terminaux dédiés à des micros segments. Le Coréen a d’ailleurs annoncé lors d’une conférence de presse, le 3 octobre dernier, son intention de se renforcer dans le segment des Smartphones avec de réelles innovations dès début 2008.
Le cas Nokia va être intéressant à suivre car ce constructeur, issu d’une entreprise fabricant des pneus, du papier toilette et des télévisions, a déjà su se réinventer. Que sera Nokia dans dix ans ? De mon point de vue, plus un fabricant de téléphone portable ou il devra, comme Ericsson fusionner ses activités terminaux mobiles avec un fabricant d’électronique grand public (Toshiba, Matsushita ?)
Sony va devoir également énormément batailler pour continuer d’exister sur ce créneau. Le japonais est attaqué de toute part et n’est plus le leader sur aucune de ses activités. Il est dépendant des dalles LCD et Plasma fabriquées par ses concurrentes pour ses téléviseurs, il est gravement menacé dans les consoles par un Nintendo, plus en forme que jamais, dans la hifi et les lecteurs portable se maintient péniblement et dans la téléphonie, il a été contraint de fusionner avec Ericsson. Il lui sera difficile de concurrencer Samsung qui est son concurrent le plus direct mais qui dégage des profits nettement supérieur qui lui permettent d’investir plus de 6 milliards de dollars en RD chaque année.
Conclusion.
Comme dans toutes les industries, aujourd’hui mondialisées, la compétition réduit le nombre d’acteurs par concentration ou abandon pur et simple de certains segments jugés non stratégiques ou non rentables.
Ma vision est donc que le secteur de la téléphonie a vécu sur la « valeur » téléphone portable qui est l’extension naturelle du téléphone fixe où de nouveaux acteurs se sont positionnés.
L’évolution des technologies et des usages modifie maintenant le secteur avec l’avènement de la « fonction » téléphonie qui est intégrée dans différents terminaux appelés à communiquer entres eux. Depuis des lecteurs MP3 avec fonction téléphonie intégrée pour les ados aux ultra PC communicants pour les cadres en passant par tout un tas d’objets qui embarqueront une fonction communicante chargée de se connecter à des contenus/services et, accessoirement à téléphoner.
Cette forme de disparition de l’objet téléphone au profit de produits d’électronique grand public sert naturellement les fabricants intégrés comme Samsung qui est présent sur toute la chaîne mais également des acteurs comme HTC, parfaitement positionné sur un segment du marché et bien résolu à le tenir. Les acteurs sans stratégie précise sont, comme d’habitude condamnés à regarder passer les trains jusqu’à ce que l’on déplace la ligne de chemin de fer et que leur utilité dans la chaîne de valeur disparaisse.
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TF1 et NBC Universal ont parfaitement intégré les problématiques posées par le peer to peer et la chronologie de médias.
Comment continuer de proposer des séries américaines, de plus en plus prisées par les français, plusieurs mois après la diffusion aux Etats-Unis alors que les épisodes sont disponibles sur internet parfois quelques heures après le passage antenne sur les networks américains ?
Mais tout n’est pas si simple.
Il faut être capable de traduire les programmes dans des délais très courts alors que traditionnellement la traduction se fait sur tous les épisodes à la fois. Comment mobiliser, au fil des diffusions, la vingtaine de voix nécessaires à la francisation des contenus ?
Il semble que cela ne soit ni industrialisable facilement ni économiquement rentable ni finalement, si attendu que cela par les fans de ces séries.
TF1 et NBC ont donc pris la décision de sous titrer la série Heroes plutôt que de la traduire en français. Que les francophones se rassurent, la série sera diffusée sur TF1 en français … mais dans une dizaine de mois.
L’expérience, car il s’agit bien d’une expérience, est limitée à cette série et rien n’indique que TF1, ou les autres studios, soient prêt à le faire avec d’autres
séries.
Quoiqu’il en soit cela nous semble une excellente initiative et les tenants du téléchargement illégal ne pourront plus s’abriter derrière l’excuse du délai de diffusion en France.
La tarification nous semble encore un peu inadaptée à l’internet. Si elle semble plus adaptée aux pratiques de la VOD sur les services des FAI, les utilisateurs d’ordinateurs sont plus habitués à la « gratuité ». J’ai mis ce mot entre parenthèses car rien n’est jamais gratuit mais financé par des moyens dérivés.
Dans l’audiovisuel c’est souvent la publicité qui l’emporte ou pour les chaînes à péage, l’abonnement.
Je pense donc que ce type d’initiative devra évoluer vers des modèles mixtes laissant le choix à l’utilisateur de s’abonner à un ensemble de services et de contenus ou de subir des coupures et affichages en surimpression de messages publicitaires.
Ce dernier point serait d’ailleurs une révolution pour les diffuseurs et les studios car cela reviendrait à introduire la notion de partage de revenus au résultat.
Aujourd’hui lorsqu’une chaîne, comme TF1, choisi d’acheter les droits de diffusion d’une série américaine, elle s’engage, comme pour la plupart des contenus, à payer un droit fixe par épisode. D’après nos informations, l’achat d’épisode de série américaine tourne autour de 150000 € par épisode. A charge pour la chaîne de rentabiliser son achat par les tunnels publicitaires.
Dans le cas d’une offre comme TF1 vision, le financement par la publicité pourrait permettre aux studios de toucher un pourcentage des revenus générés par la pub. Un sacré changement qui ni les studios ni les chaînes ne semblent prêt à mettre en place.
Bravo à cette initiative.
Je n’ai pas par habitude de féliciter les médias traditionnel qui s’accrochent, mais c’est normal, à leur situation en refusant d’accepter la réalité, mais pour cette fois je trouve que TF1 est dans la bonne voie. Il faut savoir le reconnaître.
D’après les chiffres fournis par la chaîne, il y aurait eu 50000 visionnages ou téléchargements dans la première journée. Ce qui évidemment est sans commune mesure avec les millions de téléspectateur devant TF1 mais qui pourrait commencer à peser si l’on atteignait les 500000 au bout de quelques semaines.
Faisons le calcul : 500000 fois 2,99 € cela fait un peu moins de 1,5 millions d’euros. Soit presque 10 fois plus que le coût d’achat des droits de diffusion pour le prime time. Bien sûr c’est très inférieur aux revenus générés par les tunnels de pub pour le chaîne mais pour le studio…
Il faudra donc suivre attentivement les résultats de cette expérience qui devrait durer pratiquement un an jusqu’à la diffusion sur TF1 de ces épisodes. LA chaîne veut naturellement connaître l’impact de cette pré-diffusion en VOST sur l’audience de la chaîne.
La présentation en vidéo de Laurent Storch, Directeur de Acquisitions du groupe TF1 et de Pascal Lechevalier, Directeur de TF1 Vision.










