La croissance de la valorisation potentielle de Facebook est impressionnante puisqu’il ya juste un an, Yahoo avait échoué dans le rachat de cette société alors valorisée potentiellement 1 milliard de dollars. Bon vous connaissez tous l’histoire du chien à un million de dollars donc la vraie question c’est de savoir si la valorisation de 10 milliards est justifiée.
Rappel des faits.
En 2006, Yahoo qui cherche à se développer dans les réseaux sociaux et contrer MySpace (racheté 580 millions par News Corp en 2005) propose au fondateur de Facebook un rachat à 900 millions de dollars. Marc Zuckerberg refuse de lâcher le contrôle de son entreprise pour moins de 1,5 milliards et l’affaire capote.
Microsoft tente sa chance à son tour et se fait éconduire. Le géant des logiciels serait revenu à la charge récemment pour 8 milliards de dollars mais le même Zuckerberg aurait de nouveau refusé. Le fondateur estime d’ailleurs sa société à 15 milliards de dollars. Cela ne va pas arranger les négociations avec Microsoft qui proposerait, d’après le Wall Street Journal, entre 300 et 500 millions pour prendre 5% du capital.
Alors pourquoi cet engouement pour Facebook ?
La première raison c’est que dans l’industrie internet mondialisée il ne peut en rester qu’un … ou deux. Et comme le leader actuel, MySpace, est à l’abri dans le groupe de Rupert Murdoch, il ne reste que Facebook comme réseau de cette taille et surtout de ce potentiel.
Ca c’est la seconde raison de cette valorisation que j’estime justifiée pour Microsoft qui n’a jamais vraiment réussi à contrer les pure players comme Yahoo, Google ou MySpace.
C’est qu’il n’est pas facile de sortir de son pré carré et Yahoo qui s’essaie avec Mash, un réseau social va s’en apercevoir car les débuts sont peu prometteurs et le service très moyen.
Google peine également à sortir de son métier d’origine et ses tentatives de croissance externe dans les réseaux et autres services en ligne sont fort couteux pour peu de résultats.
Microsoft a donc un réel intérêt stratégique à chercher à prendre le contrôle de Facebook, comme d’ailleurs tout autre acteur. Lors d’une discussion récente, un spécialiste des start up me disait même qu’il verrait bien France Telecom faire une proposition à 7 milliards ? Maintenant c’est déjà trop tard et Zuckerberg aurait certainement refusé.
La troisième raison c’est le potentiel de croissance de Facebook. La face émergée de l’iceberg c’est un réseau social qui permet aux internautes de partager leurs centres d’intérêts, leurs événements, leurs amis etc…
Dans les faits c’est un formidable outil de screening de consommateurs en ligne. Facebook a d’ailleurs, comme MySpace, annoncé une technologie d’analyse des informations contenues dans les profils des membres pour leurs proposer des publicités contextuelles.
Au-delà du simple affichage de bannières c’est également l’occasion de devenir un formidable outil de recommandation de produits et services basés sur un modèle de revenus sharing.
Là on dépasse le simple business de la publicité pour devenir un intermédiaire incontournable du commerce en ligne. Les recommandations à « la Amazon » à l’échelle de la planète et sur tous les contenus, produits et services.
Car ce qui est valable pour les produits, l’est aussi pour les contenus et Facebook pourrait bien devenir un méta média par affinité. De quoi donner des sueurs froides aux médias déjà en situation de fragilité.
La quatrième raison c’est la somme de tout ce qui vient d’être décrit. Si Facebook devient un intermédiaire de la plupart des usages sur internet, il devient également un meta système d’exploitation. Le matin je me connecterai directement sur Facebook qui me servira d’interface pour accéder à mes emails, à mon agenda (que je pourrai comparer avec les « amis » proches), aux news du jour sélectionnées par mes soins et par les membre du réseau ayant des préférences similaires au miennes etc.. Marc Zuckerberg avait d’ailleurs parlé de Facebook comme un système d’exploitation pendant l’été mais cela n’avait été clairement perçu comme tel.
Là nous sommes directement dans le cœur du métier de Microsoft qui voit déjà d’un mauvais œil les tentatives de Google d’investir ses lucratives activités de vente de licences Office.
Le système d’exploitation client serveur léger sera-t-il celui de Facebook ?
Je crois en tous les cas que c’est un candidat sérieux et que Facebook pourrait être le futur Google en termes de potentiel de croissance et de capitalisation. Si Microsoft entre dans son capital c’est à la fois dans un objectif offensif et défensif car Google est également sur les rangs mais cela pourrait s’avérer un excellent investissement financier.
Conclusion
Le niveau de valorisation de Facebook me semble très difficile à estimer mais les 15 milliards de dollars réclamés par Marc Zuckerberg ne me paraissent pas inconsidérés face à la perspective de croissance du service. Surtout entre les mains de Microsoft qui avait déjà un projet de site communautaire avec Wallop et qui n’a jamais vraiment donné de résultat malgré un spin off en 2006.
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Le jour du lancement de la TV mobile en France, c’est une information qui devrait faire réfléchir les opérateurs de réseau DVB-H qui compte sur un abonnement pour rentabiliser leurs investissements.
C’est une étude menée par le Gartner Group qui révèle que l’accès à la télévision sur mobile est en queue des préoccupations des utilisateurs européens. Seuls 5% seraient intéressés par utiliser un téléphone mobile comme récepteur TV. De là à payer en plus…..
Quoi de plus détaillé dans les profils des internautes que leur page MySpace et le réseau d’ami associé. En fonction des goûts musicaux, des ses préférences au sens large, il est tout à fait possible de classer les inscrits d’un réseau social dans un socio type.
C’est ce qu’a annoncé Peter Levinsohn, le président de Fox Interactive Media à laquelle est rattachée MySpace dans le groupe News Corp.
Si certains avaient des doutes sur la possibilité de monétiser les sites communautaires, le profiling que peuvent faire ses réservoir de profils est potentiellement impressionnant et …. limite dangereux. Mais dès le moment où nous acceptons que nos profls soient sur Internet, la discrétion devient difficile.
Quoiqu’il en soit cette annonce devrait permettre de proposer des campagnes publicitaires ciblées et rapidement oublier le retrait des annonceurs en Grande Bretagne.
Le système est en test depuis six mois et permet aux annonceurs de cibler des profils en fonction des informations renseignées dans les pages de MySpace croisées avec le réseau des inscrits.
L’algorithme de calcul a été développé en interne par les équipes de Fox Interactive Media et s’appuie sur 10 catégories de profils discriminés par des critères d’intérêts sur l’automobile, la mode, la finance, la sante, le sport et les jeux vidéo. L’application de FIM permet l’affichage d’une publicité contextuelle basée sur le préférence du l’internaute, le groupe d’amis, l’âge, le sexe.
L’équipe de développement de FIM, qui comprend 100 personnes prépare maintenant une nouvelle version qui devrait permettre de subdiviser les dix catégories initiales en centaines de sous catégories.
La compétition avec Facebook ne fait que commencer même si Peter Levinsohn ne considère pas le petit dernier comme comparable à MySpace.
Néanmoins la croissance vertigineuse de Facebook ces derniers mois (117% en 12 mois comparé à 23% pour MySpace) présage bien d’une féroce compétion, au moins sur une tranche d’âge 18-24. En deçà Facebook ne séduit pas et au-delà c’est MySpace qui n’est pas vraiment présent.
Facebook a également commencé cet été à travailler sur de la publicité contextuelle et devrait proposer un outil début 2008.
MySpace tirera donc le premier puisque la première version sera lancée dès novembre avec une base de cibles potentielles de 3 millions de membres.
Le CEO de FIM en a profité pour égratigner son concurrent en précisant que les membres de MySpace passe 30 % de temps de plus que sur Facebook.
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Cette fois-ci cela pourrait bien être le lancement à grande échelle du Wimax en France.
Cette technologie fait beaucoup parlée d’elle et à YouVox Tech nous avons toujours pensé qu’elle pourrait être une excellente technologie alternative à l’UMTS.
Il semble bien que l’avenir nous donne raison car si l’on écoute attentivement les propos de Stephane Couturier, le Wimax est supérieur à l’UMTS en terme de performances, tant dans les débits que dans la latence de communication.
Des tests ont déjà été réalisés dans la bande de fréquence 3.5 Ghz, celle attribuée en France, qui démontre que le Wimax offre une meilleure qualité de service que la 3G. Cette technologie serait même supérieure en capacité spectrale, c’est-à-dire qu’elle permet une meilleure qualité de service par nombre d’utilisateurs.
L’ancien patron de Disney, et fondateur de Vuguru, qui a produit des mini séries spécifiquement pour internet, a annoncé que sa série appelée Prom Queen serait bientôt diffusée sur Bebo, MySpace, YouTube, Veoh, Verizon VCast, Imeem, Revver, Blinkx and VideoEgg.
La série produite par le studio Vuguru était déjà diffusée sur PromQueen.tv et Vuguru.com mais l’arrivée de poids lourd du net et l’essor de la télé sur mobile devrait donner une meilleure visibilité au nouveau studio.
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