La NAA, l’association des journaux américains vient de dévoilée quelques détails sur une étude en cours de finalisation. Il en ressort très clairement qu’aux Etats-Unis, les revenus des sites internet des journaux enregistrent une croissance de presque 20% sur un an.
Cette croissance des revenus est évidement à croiser avec l’augmentation de l’audience (L’audience des sites de journaux en ligne a crue de 7,7% sur les douze derniers mois).
Cette bonne nouvelle pour les journaux US est malheureusement à comparer avec la décroissance régulière des revenus sur le papier, déjà enregistrée les trimestres précédents (Les revenus publicitaires des journaux américains ont baissé de 5% au 1er trimestre)
Si la partie internet de ces journaux a généré environ 800 millions de dollars ces 6 derniers mois, il faut le comparer à la baisse de 8,6% des revenus du print représentant une valeur de 900 millions uniquement sur la période enregistrée.
La perte n’est donc pas compensée puisque la totalité du CA sur Internet ne représente même pas la perte d’une année sur l’autre de la partie imprimée.
Il faut également ajoutée que les petites annonces échappent de plus en plus aux médias traditionnels. C’est une chute de 16,4% en valeur pour les journaux américains entre 2006 et 2007 avec un pic pour les annonces immobilières à -20%.
Pour le moment ces médias réussissent à survivre en licenciant largement et en réduisant leurs coûts mais arrivera bien une limite à la capacité de s’ajuster au marché.
Hors, avec les coûts de structure des rédactions conçues pour des revenus générés par la vente au numéro, il n’est pas sûr qu’il sera possible longtemps de fonctionner avec des revenus internet dont la valeur est divisée par dix ou vingt.
Ce n’est certainement pas pour rien que Rupert Murdoch avait émis de sérieux doutes sur la capacité de ses journaux à survivre à la tourmente : Rupert Murdoch inquiet pour la survie des journaux de News Corp
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Le numéro deux mondial, derrière Youtube, vient d’annoncer une nouvelle levée de capitaux pour 25 millions d’euros. C’est une somme record pour la France, habituée à des tours de table inférieurs à 10 millions.
Le problème de la rentabilité demeure pourtant car les 7 millions levés il y a un an ont déjà été engloutis. Nous avions déjà posé la question de la rentabilité possible des sites d’hébergement vidéo face aux coûts gigantesques de la bande passante.
Le discours de la start up est que ce nouvel apport d’argent frais va permettre d’atteindre la rentabilité sous deux ans en intégrant des formats publicitaires innovants.
Mais comme les nouveaux entrants comme Joost, le marché rentable se situe sur les contenus professionnels, seuls capables d’attirer les audiences nécessaires à la rentabilité par la publicité.
Et si ce schéma se vérifie, l’initiative des grands groupes américains avec Hulu risque de nuire à DailyMotion et YouTube. Si les contenus à forte valeur ajoutée sont disponibles sur des sites de diffusions spécialisés, il sera difficile à des sites de partage de s’aligner sur leurs coûts d’exploitation s’il faut ajouter la bande passante consommée par les millions d’internautes pour des vidéos sans valeur.
Car la vraie question commence à être posée. Est-ce que les audiences non qualifiées de centaines de millions d’internautes sur MySpace et autres sites communautaire peut être monétisé en regard des investissements ? Pour MySpace la réponse est certainement oui car il s’agit de données « légères ». Pour les sites vidéo, c’est autre chose….
La grande bataille ne fait que commencer entres les différents acteurs et il n’est pas sûr que les premiers entrants soient les gagnants. Les médias traditionnels, et particulièrement les acteurs du secteur audiovisuel, réagissent et comptent bien investir le marché de l’IPTV. C’est certainement sur ce terrain que la rentabilité sera trouvée et DailyMotion annonce déjà des fonctionnalités permettant de visionner les vidéos hébergées sur le site, directement sur son téléviseur via les différents box de nos FAI. Là encore ces derniers vont tout faire pour conserver le « contrôle » du consommateur.
L’offre de Free qui propose de créer sa propre télévision va donc être confrontée à des offres comme celle de DailyMotion. Mais le FAI cherchera certainement à favoriser ses clients en leur proposant des services complémentaires.
Les chaînes de télévision, qui dépensent des centaines de millions d’euros dans l’achat de programmes ne vont pas non plus être enchantées de l’arrivée de ces acteurs sur le petit écran. Elles aussi, à l’instart de WAT/TF1 cherchent l’eldorado.
Une certitude tout le monde ne sera pas à l’arrivée.
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Le moteur de Mountain View vient de déposer un brevet appelé UDA comme User Distributed Advertisement.
Il s’agirait d’un mécanisme qui permettrait aux utilisateurs d’ajouter des publicités aux contenus qu’ils génèrent et qu’ils distribuent. Par exemple ajouter une publicité à un email ou un blog.
C’est le début de la publicité contextuelle puisque l’utilisateur pourra sélectionner manuellement quelle publicité peut atteindre quelqu’un au bon moment et dans le bon contexte.
On peut donc imaginer un système qui mélange des outils automatiques et l’intervention manuelle des utilisateurs pour atteindre les consommateurs avec une rémunération partagée pour les meilleurs prescripteurs publicitaires.
En France la grande distribution s’est lancée dans la téléphonie mobile (Auchan) et l’abonnement internet (Darty). Aux Etats-Unis, Wal Mart, le numéro un de la distribution,a lancé un service de téléchargement de fichiers musicaux en ligne pour concurrencer Apple.
Le leader mondial du secteur, propose des morceaux au format MP3 à 0,94$ et l’album complet pour 9,22$. Tous les fichiers sont sans DRM et peuvent être lus sur les
principaux lecteursmultimédia, y compris l’iPod et l’iPhone d’Apple ou le Zune de Microsoft.
Wal-Mart annonce que sa bibliothèque comporte plus de 1 million de titres provenant des majors de la musique, comme Universal et EMI Music.
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Lors d’une récente interview au festival TV d’Edinbourg, , le fondateur de Joos, Janus Friis, a indiqué que je service de Web TV pourrait introduire un modèle payant.
Ce modèle de paiement à l’acte ou à l’abonnement serait réservé à des contenus adultes afin de capter une partie de revenus, aujourd’hui, dévolus aux FAI.
De nombreuses chaînes de télévision comme BBC, au Royaume Unis, développent des offres de Web TV afin de concurrencer directement la TV sur ADSL proposé par les FAI. Ces derniers, notamment Tiscali UK et Virgin, alertent sur les besoins en bande passante de ces offres et de la possible saturation des réseaux ADSL. Une mise à niveau vers la fibre optique très couteuse sera l’objet de débats agités.
A ces besoins de bande passante, Janus Friis répond en indiquant que ce sera une excellente chose pour les FAI qui vont pouvoir continuer à augmenter leurs revenus de l’abonnement en justifiant une augmentation des débits. Ces débits ne seront intéressants qu’avec la télévision sur IP car personne n’a besoin de fibre optique pour envoyer des emails.
C’est une brèche certaine pour les FAI qui ne vont pas voir d’un bon œil ce type d’initiative qui risque, à terme, de les réduire à des simples fournisseurs de bandes passantes.
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