Ziff Davis est un éditeur très connu aux Etats-Unis et l’un des premiers à avoir parié sur l’internet et avoir créer des magazines dédiés.
L’éditeur vient de se placer sous la loi de protection US du chapitre 11 qui permet d’éviter une faillite immédiate en gelant les crédits en cours. Tout n’est donc pas perdu pour Ziff Davis même si la situation n’est pas bonne.
Mais c’est surtout les raisons de cette faillite qui sont intéressantes car elles pourraient laisser penser à des évolutions structurelles du secteur et non un incident isolé pour la presse.
Dans les documents remis aux autorités afin d’être placé en « Chapter 11 », Ziff Davis explique, entre autre, que les raisons de sa situation sont à trouver dans la mauvaise évolution du secteur de la publicité en 2007 pour la presse traditionnelle.
Ziff Davis précise que pendant le début de l’ère internet les startups ont investis massivement en communication ce qui s’est traduit par des revenus annuels de plus de 500 millions de dollars dans les premières années. Rien qu’en publicité le groupe à généré 215 millions de dollars de recettes en 2001. Cette manne s’est drastiquement réduite en 2007 à 40 millions.
Pendant la même période le groupe a dû faire face à des vagues massives de désabonnements à ses titres papiers alors qu’internet devenait le média principal d’information dans le secteur des technologies.
Cela c’est traduit par un déclin des revenus totaux du groupe de 300 millions en 2001 à 76 millions en 2007.
Le groupe Ziff Davis semble avoir été frappé plus vite que d’autres groupes de presse car ses publications traitaient majoritairement de technologies de l’information et c’est naturellement ce premier type de contenus qui ont migré sur Internet. Quoiqu’il en soit cela reflète les prémices de la migration des consommateurs vers les média en ligne et la consommation à la demande.
On achète plus un « package » de contenus mais on lit uniquement ce qui nous intéresse. Difficile dans ce cas d’adopter le même modèle économique et de rentabiliser une rédaction avec la même audience potentielle que sur le papier. Avec des tarifs publicitaires sur internet 20 fois inférieurs à ceux du papier, à audience similaire, cela devient totalement impossible et explique largement la raison pour laquelle les éditeurs traditionnels peinent à migrer sur internet.
Quel responsable va expliquer à ses actionnaires que la migration en ligne est nécessaire mais que les revenus vont être divisés par 10 à 20 sans que les coûts fixes puissent s’adapter en conséquence ?
Il est préférable d’essayer au maximum de maintenir les revenus du papier et de créer des structures parallèles…
La question est de savoir quel sera le périmètre des groupes d’édition dans dix ans et ce métier ne sera pas un sous produit d’activités plus larges comme l’abonnement internet ou mobile à l’instar de ce qui se passe pour la musique devenu un produit d’appel.
En tous les cas une réflexion importante à mener pour tous les acteurs de cette chaîne de valeur depuis les éditeurs eux même mais également dans les processus de formation des journalistes.
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C’est à l’occasion d’un Meet Ten, ces rendez vous réguliers que le MVNO a l’habitude d’organiser que nous avons pu découvrir les nouvelles offres de Ten Mobile.
Outre de nouveaux forfaits annoncés la semaine passée avec Orange, c’est une interface spécifique qui a été installée sur le HTC Touch et le Samsung 00000.
Pour le HTC Touch qui utilise l’interface Touch Flow 2 du constructeur Taïwanais, c’est une surcouche de navigation tactile qui a été ajoutée par Ten.
Cela rend le téléphone encore plus simple à utilisé même si l’iPhone reste la référence absolue dans le domaine.
En ce qui concerne les nouveaux forfaits c’est une évolution plus qu’une révolution puisque Ten Mobile proposait déjà de l’accès internet illimité. Le MVNO d’Orange a ajouté néanmoins la voix en « presque » illimitée. En fait, au-delà de 3 minutes de communication la consommation est gratuite vers tous les mobiles et tous les fixes. Il y a uniquement les 3 premières minutes qui sont décomptées du forfait. Un gros plus pour les bavards. Pour les utilisateurs peu diserts moins d’intérêt.
Les tarifs :
|1h30 pour 39,90 euros (19,95 les deux premiers mois) 2h30 pour 49,90 euros (24,95 les deux premiers mois) 3h30 pour 59,90 euros (29,95 les deux premiers mois) Ces tarifs valent pour un engagement de 24 mois. (+ 4,50 euros pour un engagement de 12 mois). Au-delà du forfait, la minute est facturée 40 centimes. Au lancement, l’offre est limitée à 50 000 exemplaires. |
Pour exemple le HTC Touch est proposé à 49,90 € pour un abonnement de 24 mois.
Cela est déjà une évolution notable vers l’illimité total de la consommation mobile à l’instar de ce qui est en usage sur le fixe. Un pas de plus vers la convergence fixe-mobile tant sur la voix que dans l’accès internet.
L’opérateur conserve son offre My Ten qui permet de stocker des contenus vidéo et audio sur un serveur, de les écouter en streaming sur son portable mais également de les partager avec ses « amis ».
L’ubiquité de la communication est en vue mais la remise en cause des modèles de rémunération des droits un peu aussi….. Voilà qui va donner du grain à moudre pour la taxe à la copie privée sur les mobiles.
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Après des mois de réflexion et de déclarations diverses sur le sujet, le mogul des médias a annoncé, à Davos, que le Wall Street Journal allait maintenir une formule payante pour une partie de son contenus. Il n’empêche que d’après Rupert Murdoch, l’essentiel du journal sera en accès payant.
C’est donc semble-t-il une voie de bon sens qui a été choisie puisque le WSJ était le seul quotidien internet à maintenir une formule payante et a être positif.
Cela me semble d’ailleurs logique puisque le type de contenu du journal est à haute valeur ajoutée pour ses clients de la finance et que le prix à payer est très inférieurs aux bénéfices d’avoir l’information.
C’est vraisemblablement une leçon à retenir que les médias capable d’apporter une haute valeur ajoutée resteront payant : dans la finance, la médecine, le juridique…
Il faut néanmoins comprendre que la partie purement « informative » du journal sera accessible gratuitement sur internet. L’audience générée devant permettre de financer la production de contenus avec de la publicité.
Cela me semble une bonne stratégie car cela permet d’identifier clairement les coûts et les revenus poste par poste. La partie payante pouvant se permettre de produire de l’information à haute valeur ajoutée très couteuse à générer. La partie gratuite devant adopter une organisation plus « low cost » amortie en multi support sur le papier et le web.
Je crois que c’est la bonne formule pour ce type de support et que certains autres titres professionnels devraient s’en inspirer.
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A l’instar de Yahoo qui au Etats-Unis fédère plusieurs centaines de journaux sur les PA emploi en ligne, le marché français doit se concentrer et c’est sous la houlette de la filiale de Publiprint, Adenclassifieds, que se fait cette concentration.
Le groupe propriétaire de Cadremploi et de Keljob vient d’annoncer son intention d’acquérir Cadronline à NextRadioTV. Ce dernier avait trouvé le site d’emploi dans la corbeille lors du rachat du groupe Test.
Ce sont donc les marques Cadremploi, Cadronline, Keljob, Jobvente et Jobfinance qui pourrait être réunies au sein d’un même acteur.
Google semble décidemment avoir toujours une longueur d’avance sur son concurrent de Seattle. Alors que pendant plusieurs semaines la compétition semblait faire rage pour une prise de participation dans Facebook et l’accès au réseau social, Google avait déjà dans ses cartons une technologie plus fédératrice et un accord secret avec MySpace.
Les pauvres stratèges de Microsoft ont eu la victoire de courte durée après l’entrée dans le capital de Facebook. Ce ticket à 240 millions de dollars devait leur donner accès à un énorme marché publicitaire et leur permettre de garder les yeux sur le réseau qui offre, aujourd’hui, le plus fort potentiel de développement.
Et patatras. Google une fois de plus avait anticipé le coup et développé une technologie transversale pour tous les réseaux sociaux.
Open Social est une Facebook Killer application car lorsqu’un réseau est fermé, être le leader donne naturellement un énorme avantage concurrentiel.
Open Social, en bref, ce sont des API qui permettent de construire des applications pour réseaux sociaux sur internet. L’idée étant de permettre aux développeurs de rendre leurs applications compatibles d’un réseau sur l’autre. Exemple la collection de vos amis en imagettes sur Facebook pourrait être mise sur LinkedIn.
S’il devient possible d’être identifié automatique dans plusieurs réseaux à la fois, l’avantage disparaît. En clair vos préférences (amis, événements, groupes mais surtout les widgets etc…) pourront être tracées de manière transparente entre les réseaux : un ajout « d’ami » sur LinkedIn sera enregistré dans mon profil MySpace. D’ailleurs va se poser le souci de la différentiation des réseaux à usages privés de ceux à usages professionnels…
Dans cette histoire Google fait d’une pierre deux coups
Le moteur californien rend pratiquement inutile la prise de participation de Microsoft dans Facebook et se positionne idéalement comme la technologie transversale multi réseaux sociaux pour gérer la publicité.
Avec la plupart des réseaux sociaux du marché (Bebo, LinkedIn, HI5, Friendster et Ning) et MySpace, Google s’assure d’une longueur d’avance essentielle face à Microsoft. Implicitement ces réseaux ont fait le choix des technologies de Google au détriment de celles de Microsoft et de Yahoo.
Car c’est peut être bien Yahoo le grand perdant de cette opération. Microsoft vient de perdre une nouvelle bataille mais ses ressources sont encore immenses alors que le marché de la publicité est vital pour Yahoo.
Les discours de son président et fondateur Jerry Yang ne suffiront pas à s’imposer sur un marché de plus en plus dominé par Google. Il est d’ailleurs possible que Yahoo se tourne vers les contenus et se repositionne dans le futur comme AOL. Ce serait alors l’aveu de l’échec dans un segment de services.
Les autres perdants de cette opération sont les agences publicitaires qui ont investi dans le rachat d’agence interactives.
Le mouvement stratégique de Google va les affaiblir.
Que vont faire Facebook et Microsoft ?
En toute logique Facebook devrait rejoindre le mouvement initié par Google car il ne peut s’exclure de la transversalité. Microsoft de son coté va étudier attentivement les technologies de Google afin de voir s’il lui est possible d’y ajouter une brique qui pourrait lui redonner l’avantage.
Quoiqu’il en soit cela amoindri considérablement la valeur de Facebook et l’estimation de 15 milliards de dollars donné par l’investissement de Microsoft.
Une alliance stratégique entre Google et News Corp ?
L’autre grande information c’est la découverte d’une alliance secrète entre News Corp et Google depuis plus d’un an.
C’est en quelque sorte un Yalta entre l’internet et les médias concrétisé par les deux plus importants représentants dans leur secteur. Ils ne sont pas seulement les plus importants ils ont également des stratégies mondialisées. Google plus News Corp c’est la synthèse de contenus et de services. Il ne manque plus que les télécoms.
C’est donc également un signal d’alerte pour tous les groupes de médias qui en sont encore à se poser la question du multi supports. Le terrain de jeu s’est déjà déplacé alors que certaines équipes n’avaient pas encore alignées les joueurs sur le terrain précédent.
Il est donc clair que les rivalités entre les groupes de médias et Google vont certainement se pacifier car le géant de Mountain View a, cette fois enfin, ouvert un nouveau champ de croissance et que les médias en ont bien besoin.
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