Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Stratégie Media Telecom Internet
  • : stratégie médias internet telecom
  • Contact

Recherche

Rester en contact

  Christian Jegourel

 

    

20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 17:44

L’arrivée récente de Carlyle, au coté de Cinven et d’Altice, dans le capital de Numéricâble, relance le jeu auquel ce livre les acteurs restants de la concentration déjà amorcée dans la convergence fixe mobile et dans la course à la taille critique.

En effet, à part France Telecom qui truste presque 50% du marché de l’accès à Internet en France, les autres acteurs doivent se concentrer pour atteindre une part de marché d’au moins 20 à 25% dans le fixe et le mobile afin d’être capable de suivre les niveaux d’investissements requis pour le passage à la fibre optique dans l’accès internet et la 4G dans le mobile.

L’acquisition ou la fusion, plusieurs fois envisagées, de Neuf Cegetel par SFR renforce, aujourd’hui, le besoin des autres acteurs de se concentrer afin de pouvoir concurrencer Orange et le nouvel ensemble de Vivendi.

Orange peut allégrement se positionner sur le marché du quadruple play en proposant à ses clients un abonnement unique intégrant l’accès internet, les communications fixes et mobiles et des contenus audiovisuels. L’acquisition d’une partie des droits du football est l’illustration de cette stratégie.

De son coté Vivendi est dans la même logique avec SFR, deuxième opérateur mobile en France et Neuf Cegetel, deuxième FAI français. Il est donc merveilleusement positionné pour être le challenger naturel de l’opérateur historique. Avec Canal + il est même en meilleur position que France Telecom dans les contenus et c’est certainement la raison pour laquelle celui-ci avance à marche forcée dans ce segment.

D’où l’importance, pour France Telecom, de la filiale dirigée par Patricia Langrand directement rattachée à Georges Penalver, directeur Exécutif Marketing Stratégique du groupe. La création d’Orange Valley, chargée d’accélérer la mise sur le marché de produits et services suit également cette stratégie et cette filiale, dirigée par Jean Louis Constanza est directement rattachée au PDG, Didier Lombard.

Pour les autres acteurs la situation est moins bonne car dans un marché en concentration avec la convergence de nombreux services, cela veut dire destruction de valeur et réduction des marges. La taille critique est donc essentielle et plus seulement sur son segment d’origine mais sur toutes les activités occupées par la concurrence.

On le voit bien tant Bouygues Telecom, absent du fixe, que Free, absent du mobile ou Numéricâble inexistant sur les deux sont aujourd’hui dans une situation délicate.

Dans ce contexte, la mise en vente d’Alice ne surprend pas si ce n’est par le calendrier bien tardif de cette opération. En effet bien que supérieur en taille à Club Internet, Alice n’a jamais été rentable et n’a pas atteint la taille critique sur ce secteur. Une vente ou une fusion était donc inéluctable, d’autant que la santé de la maison mère sème le doute dans la péninsule. Les dirigeants de Telecom Italia avaient-ils imaginé un possible rapprochement avec Free ?

Aujourd’hui le schéma semble un peu plus simple sur le papier mais il y a encore des opérations à venir. Si Orange et Vivendi en ont vraisemblablement terminé dans leurs grandes manœuvres, les cas de Bouygues Telecom, Numéricâble et Free restent entiers.

Nous allons donc détailler l’état des forces en présence et analyse de différentes hypothèses dans les trois articles qui seront publié cette semaine :

- Free dans une situation moyenne mais pas désespérée

- Numéricâble joue sa dernière chance

- Bouygues Telecom les décisions stratégiques ne peuvent plus attendre

Partager cet article

Repost 0
Published by Edgeminded - dans Analyse-Stratégie
commenter cet article

commentaires

Articles Récents