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  Christian Jegourel

 

    

14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 21:22

Expedia

Vu sur le site de Jérôme :

Les hôteliers et autres entreprises touristiques reprennent le contrôle de la vente de leurs produits sur Internet
Jérôme Plantevin

Les hôteliers, les entreprises de location de voitures et les transporteurs aériens sont en passe de gagner leur guerre contre les grands voyagistes Internet.
Depuis 2003, les entreprises touristiques tentent de reprendre le contrôle de la distribution de leurs produits sur Internet, pendant longtemps laissée aux mains d'agences comme Expedia, Hotels.com et Travelocity. L'enjeu est de taille pour ces fournisseurs de produits touristiques : il s'agit d'augmenter leurs revenus. En effet, les voyagistes en ligne pressaient par exemple les chaînes hôtelières de leur céder des chambres au plus bas prix pour ensuite les louer plus cher.
Et ces fournisseurs sont en train de gagner leur pari, selon les données recueillies par les sociétés de recherche PhoCusWright et Jupiter Research. Quelque 57 % des ventes en ligne seront réalisées l'an prochain directement sur leurs sites, proportion qui gonflera à 62 % en 2010. Il y a trois ans, aux États-Unis, par exemple, 55 % des réservations de chambres et de suites sur Internet échappaient aux hôteliers. Quant aux transporteurs aériens, près de 40 % des ventes de billets en ligne étaient faites par des intermédiaires.
"Les agences avaient l'expertise sur Internet, alors nous les avons laissées s'occuper de la distribution sur cette plateforme", explique Anne Pinsonneau, directrice des revenus de Westmont Hospitality Group, qui possède les bannières Comfort Inn et Travelodge.
"Mais nous nous sommes réveillés, et aujourd'hui, la reprise du contrôle de la distribution de nos produits en ligne est de bon augure pour nos finances", dit Mme Pinsonneau.
En 2003, TravelCLICK, qui aide les entreprises du secteur touristique à distribuer leurs produits sur le Web, estimait qu'un hôtelier qui vend directement sur son site pouvait compter sur des revenus nets 30 % plus élevés que ceux qu'il toucherait s'il faisait affaire avec un voyagiste.
"Outre le fait d'augmenter nos revenus, nous contrôlons mieux la façon dont nos produits sont présentés et nous pouvons gérer notre stock davantage en temps réel", précise Mme Pinsonneau.
Une politique du meilleur tarif
Ce retournement de situation est le fruit de plusieurs stratégies. De nombreux hôteliers ont adopté, entre autres, une politique dite du meilleur tarif, qui garantit aux internautes de trouver les meilleurs prix sur leurs sites et non sur ceux des voyagistes. La chaîne Marriott est allée plus loin en offrant un rabais de 25 % aux clients qui trouveraient un meilleur tarif ailleurs.
D'autres, comme InterContinental Hotels Group, sont allés jusqu'à décider de ne plus offrir leurs chambres sur les sites d'Expedia et Hotels.com.
Certains fournisseurs ont également élargi leur politique de fidélisation aux personnes qui achètent sur le Web. "Ils investissent plus dans leur site Internet, au niveau de l'ergonomie et des outils de réservation", explique Monique Strouvens, directrice des ventes pour l'Est du Canada chez TravelCLICK.
"Ils ont aussi fait de gros efforts pour être mieux positionnés dans les moteurs de recherche Internet", ajoute-t-elle. Pour preuve, Air Canada vient de rationaliser sa présence sur la toile en fermant l'un de ses sites, Destina.ca, qui faisait double emploi avec son site www.aircanada.com.
Agences en ligne : pas menacées à court terme
Malgré l'avancée Internet des fournisseurs de produits touristiques, à moyen terme les agences de voyages en ligne ne disparaîtront pas.
"D'abord, parce que nous ne voulons pas couper les ponts avec elles, puisqu'elles demeurent encore d'importants canaux de distribution", dit Raymond Larivée, président de l'Association des hôtels du Grand Montréal et directeur général du Delta Centre-Ville.
De plus, ce ne sont pas tous les fournisseurs qui ont les moyens d'investir des sommes importantes dans leur stratégie Internet; pensons aux petits hôteliers indépendants, par exemple.
De plus, "les consommateurs ne sont pas tous au courant des politiques du plus bas prix", ajoute M. Larivée.
Enfin, un grand nombre de consommateurs s'adressent aux voyagistes en ligne parce que, selon eux, ils sont les seuls à fournir des outils de comparaison qui permettent de dénicher un bon prix.
"Ce dernier avantage pourrait toutefois disparaître avec la montée en puissance des moteurs de recherche spécialisés en tourisme", souligne Claude Péloquin, analyste à la Chaire de tourisme de l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal.
Ces moteurs développés par des entreprises comme Kayak, SideStep, Farechase/Yahoo! et bientôt Google permettent de comparer les prix d'une très grande variété de produits du voyage.
"Ils ont fait leur apparition en 2004 et se multiplient depuis", explique M. Péloquin, qui s'attend à ce que de plus grands partenariats entre moteurs de recherche et fournisseurs de produits s'établissent dans l'avenir.
Un horizon plus sombre à long terme
Toutefois, à long terme, l'horizon s'assombrit pour les voyagistes en ligne.
"Il y aura une vague de consolidation, et ceux qui resteront devront se contenter de marchés de niche", croit M. Péloquin.
Certains voyagistes en ligne ont déjà clairement misé sur le créneau des forfaits. "Les fournisseurs traditionnels de ce type de produits, les tours opérateurs comme Thomas Cook et TUI, n'ont pas encore pris le virage Internet, explique M. Péloquin.
De plus, les grands voyagistes Web sont encore les seuls à fournir des outils puissants qui permettent de choisir aisément un à un les éléments d'un forfait."
Les agences en ligne doivent apporter de la valeur ajoutée. Elles pourraient être de véritables conseillères, comme le sont certaines agences traditionnelles ou comme le site Tripadvisor.com.
"Nous avons commencé : nous proposons depuis quatre mois des sections où les usagers donnent leur opinion sur les hôtels", explique François Daoud, chef du marketing d'Expedia.ca.

 

 

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Published by Edgeminded - dans Actualité
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