Certains hauts dirigeants de Microsoft et de Yahoo se sont rencontrés cette semaine pour aborder concrètement la fusion. D’après The Wall Street Journal , les discussions n’aurait pas abouti à cause du prix proposé par Microsoft.
Les réunions se sont tenues près du siège social de Yahoo en Californie. Comme il l’a annoncé depuis plusieurs semaines, Microsoft a refusé de relever son offre, condition de Yahoo pour entamer
la discussion.
La proposition de Microsoft valorise Yahoo à près de 45 milliards de dollars. Dès l’annonce en février dernier, elle a été considérée comme insuffisante par la direction de Yahoo. Jerry Yang fait
tout pour faire remonter l’offre de Microsoft en essayant tour à tour d’autres alternatives d’alliance, la publication d’une stratégie visant à accroître les résultats, les pilules empoisonnées
avec des contrats protecteurs pour ses employés etc...
Il est néanmoins peu probable que Microsoft relève son offre car les alternatives pour Yahoo sont inexistantes car aucun des groupes intéressés par une alliance avec le portail n’a les moyens financiers de proposer mieux que le géant de Redmond. L’état des marchés financiers ne permet pas non plus les montages complexes qui auraient pu permettre à News Corp ou d’autres groupes de médias de tenter un rapprochement.
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Les recettes publicitaires de la presse papier ont déclinées de presque 10% en 2007 ce qui représente une perte de plus de 4 milliards de dollars. Il faut y ajouter la baisse des ventes qui accroissent les pertes des quotidiens.
Parallèlement, et c’est une constante depuis plusieurs années, l’audience des sites internet des quotidien américains croit régulièrement. Il n’est donc pas surprenant que le recettes des sites des journaux aient enregistrés une croissance importante de recettes publicitaires de plus de 13% soit 847 millions de dollars.
Et c’est bien là que se pose le problème des coûts de production car les revenus du web sont cinq fois inférieurs aux revenus du papier. C’est déjà une grosse progression dans les taris car le différentiel était de 1 à 10 il y a encore quelques mois
Peut-on en tirer comme conclusion que les tarifs du web vont équilibrer à moyens terme les pertes de papier ?
Je ne le pense pas et cela impose ce que la presse américaine à commencer depuis 2005, de restructurer drastiquement les entreprises afin d’aligner les coûts de production sur les revenus potentiels.
D’autres comme le groupe McClatchy partagent leurs contenus avec d’autres éditeurs afin de mutualiser les coûts de production sur plusieurs titres papiers et sites internet.
Le combat n’est pas gagné pour autant même si McClatchy est le troisième éditeur de journaux aux Etats-Unis, son cours de bourse à plongé de plus de 80% depuis 2005.
Le combat sera donc difficile pour contrer les portails de contenus/services et les réseaux sociaux ou même les nouveaux acteurs de presse sur Internet à l’instar des réseaux de blogs comme Techcrunch qui vient de racheter le site Tiger Beat dédié aux adolescents.
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Si certains voient dans le succès de Verizon et d’ATT, qui ont largement remporté les enchères sur les fréquences du dividende numérique américain, une chance pour Google, je pense pour ma part que le moteur californien doit maintenant revoir sa stratégie en profondeur.
Le PDG du moteur californien, Eric Schmidt, a annoncé la semaine passée que Google était largement satisfait de ces enchères même si Google n’avait emporté aucune des fréquences. L’ouverture annoncée des réseaux par ATT et Verizon laissait au contraire de larges opportunités pour Google de développer ses services et d’introduire sur le marché son système d’exploitation mobile : Androïd.
Il y a néanmoins plusieurs manières de voir, comme toujours, la situation.
Il semble que tout ne soit pas si rose au royaume de Google. L’action à perdu 30% de sa valeur ces derniers mois, tous les projets de diversification ont été des échecs financiers et tous les projets récents visent à rendre gratuit ce que les autres font payer. Une énorme destruction de valeur qui ne sert finalement que les fabricants d’électronique grand public. Ce n’est pas pour rien que le premier smartphone Android pourrait être celui d’HTC, le plus innovant sur ce segment.
Dans le même temps le marché traditionnel de Google, la publicité sponsorisée, commence à s’essouffler et l’on se demande si le moteur peut continuer de croître indéfiniment (Google perd des parts de marché dans la pub aux US). C’est d’ailleurs la raison majeure de la baisse de son cours car les ratios de Google étaient trop élevés en regard du potentiel du moteur. Il va donc falloir donner un sérieux coup d’accélérateur afin de prouver que Google peut continuer de croître en dehors de son pré carré traditionnel.
Et cela ne va pas être simple car il devra se confronter à des acteurs bien installés qui ont compris le danger de l’entreprise californienne et ont commencé à réagir. Dans la publicité les grands réseaux, à l’instar de Publicis avec Digitas ou Microsoft avec eQuantive, vont maintenant challenger Google. Dans les contenus, les groupes comme News Corp ou NBC ont développé des plateformes vidéo comme Hulu pour contrecarrer YouTube et plus largement les offres comme celles de Joost et BitTorrent.
Dans la téléphonie mobile où Google cherche un second souffle, les acteurs ne restent pas, non plus, les bras croisés. Eric Schmid a annoncé vouloir faire mieux qu’Apple avec l’iPhone, il va falloir maintenant le démontrer. Là encore il va retrouver Microsoft peu enclin à laisser son rival détruire de la valeur sur son OS mobile. Mais c’est peut Nokia qui pourrait s’allier avec le californien car le finlandais, numéro 1 mondial, va devoir faire évoluer sa gamme face aux nouvelles attentes des consommateurs. Et ce n’est pas avec Symbian qu’il va pouvoir le faire car les ressources attribuées au développement de cet OS sont insuffisantes face aux enjeux.( Nokia fait entrer Google dans ses mobiles)
Le géant californien va donc se battre sur la communication dans les prochains mois pour maintenir son cours de bourse qui est son carburant pour développer ses nouveaux projets. Google vient d’ailleurs d’annoncer un plan sur une nouvelle génération de terminaux conçus pour s’appuyer sur les fréquences du dividende numérique. L’action a pris 6,3% dans la foulée alors que la libération de ces fréquences interviendra en février 2009….
Google essaie de revendiquer la victoire sur ces enchères alors que Microsoft va également en tirer parti avec une longueur d’avance : sa part de marché dans les OS mobiles et son portail de contenu MSN. Si le géant de Seattle réussi à mettre la main sur Yahoo, et il semble bien parti, c’est de nouveaux services qui s’ajouteront à sa force de frappe.
Google doit donc maintenant commencer à afficher un vrai plan de croissance basé sur des activités monétisables pour aligner d’autres lignes de revenus et se diversifier.
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Ziff Davis est un éditeur très connu aux Etats-Unis et l’un des premiers à avoir parié sur l’internet et avoir créer des magazines dédiés.
L’éditeur vient de se placer sous la loi de protection US du chapitre 11 qui permet d’éviter une faillite immédiate en gelant les crédits en cours. Tout n’est donc pas perdu pour Ziff Davis même si la situation n’est pas bonne.
Mais c’est surtout les raisons de cette faillite qui sont intéressantes car elles pourraient laisser penser à des évolutions structurelles du secteur et non un incident isolé pour la presse.
Dans les documents remis aux autorités afin d’être placé en « Chapter 11 », Ziff Davis explique, entre autre, que les raisons de sa situation sont à trouver dans la mauvaise évolution du secteur de la publicité en 2007 pour la presse traditionnelle.
Ziff Davis précise que pendant le début de l’ère internet les startups ont investis massivement en communication ce qui s’est traduit par des revenus annuels de plus de 500 millions de dollars dans les premières années. Rien qu’en publicité le groupe à généré 215 millions de dollars de recettes en 2001. Cette manne s’est drastiquement réduite en 2007 à 40 millions.
Pendant la même période le groupe a dû faire face à des vagues massives de désabonnements à ses titres papiers alors qu’internet devenait le média principal d’information dans le secteur des technologies.
Cela c’est traduit par un déclin des revenus totaux du groupe de 300 millions en 2001 à 76 millions en 2007.
Le groupe Ziff Davis semble avoir été frappé plus vite que d’autres groupes de presse car ses publications traitaient majoritairement de technologies de l’information et c’est naturellement ce premier type de contenus qui ont migré sur Internet. Quoiqu’il en soit cela reflète les prémices de la migration des consommateurs vers les média en ligne et la consommation à la demande.
On achète plus un « package » de contenus mais on lit uniquement ce qui nous intéresse. Difficile dans ce cas d’adopter le même modèle économique et de rentabiliser une rédaction avec la même audience potentielle que sur le papier. Avec des tarifs publicitaires sur internet 20 fois inférieurs à ceux du papier, à audience similaire, cela devient totalement impossible et explique largement la raison pour laquelle les éditeurs traditionnels peinent à migrer sur internet.
Quel responsable va expliquer à ses actionnaires que la migration en ligne est nécessaire mais que les revenus vont être divisés par 10 à 20 sans que les coûts fixes puissent s’adapter en conséquence ?
Il est préférable d’essayer au maximum de maintenir les revenus du papier et de créer des structures parallèles…
La question est de savoir quel sera le périmètre des groupes d’édition dans dix ans et ce métier ne sera pas un sous produit d’activités plus larges comme l’abonnement internet ou mobile à l’instar de ce qui se passe pour la musique devenu un produit d’appel.
En tous les cas une réflexion importante à mener pour tous les acteurs de cette chaîne de valeur depuis les éditeurs eux même mais également dans les processus de formation des journalistes.
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C’est à l’occasion d’un Meet Ten, ces rendez vous réguliers que le MVNO a l’habitude d’organiser que nous avons pu découvrir les nouvelles offres de Ten Mobile.
Outre de nouveaux forfaits annoncés la semaine passée avec Orange, c’est une interface spécifique qui a été installée sur le HTC Touch et le Samsung 00000.
Pour le HTC Touch qui utilise l’interface Touch Flow 2 du constructeur Taïwanais, c’est une surcouche de navigation tactile qui a été ajoutée par Ten.
Cela rend le téléphone encore plus simple à utilisé même si l’iPhone reste la référence absolue dans le domaine.
En ce qui concerne les nouveaux forfaits c’est une évolution plus qu’une révolution puisque Ten Mobile proposait déjà de l’accès internet illimité. Le MVNO d’Orange a ajouté néanmoins la voix en « presque » illimitée. En fait, au-delà de 3 minutes de communication la consommation est gratuite vers tous les mobiles et tous les fixes. Il y a uniquement les 3 premières minutes qui sont décomptées du forfait. Un gros plus pour les bavards. Pour les utilisateurs peu diserts moins d’intérêt.
Les tarifs :
|1h30 pour 39,90 euros (19,95 les deux premiers mois) 2h30 pour 49,90 euros (24,95 les deux premiers mois) 3h30 pour 59,90 euros (29,95 les deux premiers mois) Ces tarifs valent pour un engagement de 24 mois. (+ 4,50 euros pour un engagement de 12 mois). Au-delà du forfait, la minute est facturée 40 centimes. Au lancement, l’offre est limitée à 50 000 exemplaires. |
Pour exemple le HTC Touch est proposé à 49,90 € pour un abonnement de 24 mois.
Cela est déjà une évolution notable vers l’illimité total de la consommation mobile à l’instar de ce qui est en usage sur le fixe. Un pas de plus vers la convergence fixe-mobile tant sur la voix que dans l’accès internet.
L’opérateur conserve son offre My Ten qui permet de stocker des contenus vidéo et audio sur un serveur, de les écouter en streaming sur son portable mais également de les partager avec ses « amis ».
L’ubiquité de la communication est en vue mais la remise en cause des modèles de rémunération des droits un peu aussi….. Voilà qui va donner du grain à moudre pour la taxe à la copie privée sur les mobiles.
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