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  Christian Jegourel

 

    



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Lundi 24 avril 2006

Le jeune PDG nommé en janvier 2006 à la tête du fond d’investissement de la CIA quitte l’entreprise pour « s’occuper de sa famille ».

Le fameux fond d’investissement considéré comme le bras armé économique de l’agence de renseignement américaine ne sera pas resté bien longtemps. Quelques conflits d’intérêts ou une déontologie personnelle difficile à garder ?

Lundi 30 janvier 2006

J'ai reçu ce matin ce communiqué de presse de Bernard Carayon, Député du Tarn et grand rapporteur en 2003 d'une étude sur l'intelligence économique. Comme je partage la plupart de ces analyses je publie son communiqué :

L’OPA hostile sur Arcelor lancée par le groupe Mittal sonne l’heure de vérité pour l’Europe. Arcelor, groupe européen, peut-il être protégé par les européens des prédateurs financiers ?

Pour moi, la réponse est évidemment oui même si Arcelor ne peut-être aujourd’hui protégé  juridiquement : ni par l’Europe qui n’a jamais engagé la moindre réflexion sur la sécurité économique des entreprises européennes ; ni par la France dont le décret récemment préparé par le gouvernement, sous la dictée des fonctionnaires de la commission, et pourtant retoqué par la commission en raison de son caractère prétendument protectionniste, n’inclut, parmi les secteurs « stratégiques », ni les matériaux, ni les minerais.

La réponse est non pour Nelly Kroes, commissaire à la concurrence, qui, le 3 septembre 2005, lors d’un colloque en Italie, rappelait la doctrine de la commission européenne : la mondialisation n’est pas une menace et les mesures destinées à protéger les entreprises européennes n’ont pas de sens.

L’enjeu est pourtant clair, il s’agit, en France, de 27 000 emplois industriels. Il en va également de notre solidarité à l’égard de nos partenaires européens, luxembourgeois et espagnols.

Ne renouvelons-pas l’erreur d’avoir laissé absorbé Pechiney par Alcan dont on mesure aujourd’hui les conséquences sociales et stratégiques.

Enfin, que le PDG d’Arcelor s’exprime : a-t-il besoin, veut-il l’aide de la France et de l’Europe ?

Bernard Carayon,

Pour ma part je pense qu'il est illusoire de vouloir protéger nos industries par des lois protectionnistes. D'autant que nos champions européens ne se privent pas pour faire leur marché à l'étranger. Il faut par contre se doter d'une vraie stratégie de "guerre économique" qui inclut nos entreprises et surtout les mécanismes financiers au niveau d'un ou plusieurs états. J'ai déjà écris dans ce blog que j'étais pour les fonds de pensions. Non pas seulement comme mécanisme complémentaire de financement des retraites mais comme arme économique. Si des fonds d'épargnes sont drainés par des organismes financiers et que la valorisation de la place de Paris augmente par ce biais mécaniquement, nos entreprises seront moins vulnérables. A l'échelle européenne ...

Vendredi 21 octobre 2005

Un nouveau service d'espionnage a été créé aux États-Unis et sera placé sous la responsabilité de la CIA afin de coordonner l'ensemble des activités humaines de renseignement à l'étranger, y compris celles du FBI et du Pentagone.

Ce service, administré par un directeur placé sous la responsabilité directe du patron de la CIA, Porter Goss, aura pour mission de coordonner les opérations de renseignement menées par des agents de terrain, à la différence des activités d'espionnage par satellite ou autres technologies de pointe

Jeudi 20 octobre 2005

En réponse à l'article de Jean-Daniel TORDJMAN "Pour un réveil de l’Europe face à la Chine et aux Etats-Unis" sur Elenbi : http://www.elenbi.com/economie/archives/2005/10/pour_un_reveil.php

Je vous publie ma réflexion :

Il est soulevé dans cet article le principal défi que l’Europe doit relever dans les dix prochaines années. Dans la guerre économique que se livrent les états, l’Europe souffre d’un handicap majeur. La Chine et les Etats-Unis et à moindre mesure l’Inde sont des Etats, l’Europe est une mosaïque de pays qui ont des visions, des histoires et des stratégies différentes. Plusieurs approches sont confrontées : faut-il considéré que la « guerre » est déjà perdu pour l’Europe en tant que puissance économique, politique et militaire et donc « s’affilier » aux Etats-Unis. Voie qui semble être celle de la Grande Bretagne et de certains pays de l’Est. Faut-il essayer de conserver un leadership comme le voudrait la France mais qui n’est pas capable de se réformer pour donner l’exemple et surtout de dégager des investissements de R&D nécessaire pour nous maintenir au niveau des meilleurs ? Toute la question de ce qu’est l’Europe intervient dans un tel débat.

Nous avons construit l’Europe sur une notion de libre espace commercial à une période où la compétition commerciale se faisait au niveau « régional » avec un objectif principal : la paix, après avoir subit deux guerres mondiales. Cet objectif humaniste est aujourd’hui confronté à la mondialisation et à une guerre économique au niveau mondial avec nos alliés et partenaires. Deux visions de l’Europe s’affrontent : élargir cet espace de paix et de stabilité économique (on ne sait pas jusqu’où) ou établir les bases d’une Europe fédérale plus restreinte, capable de développer une puissance économique, militaire et politique forte pour concurrencer les Etats-Unis et la Chine. Même si je suis favorable à la seconde option je crains que l’absence de vrai leader politique en Europe et de volonté des peuples rendent impossible cette voie à court et moyen terme. Malheureusement nos gouvernants n’ont pas anticipés la mondialisation ni l’évolution des technologies et l’importance de la compétitivité. Ce que nous avons réalisé depuis plusieurs décennies avec l’Europe ne peut plus se répliquer aujourd’hui et il est à craindre que nous soyons en train de nous affaiblir.

Mercredi 19 octobre 2005

Vu sur Infoguerre

Patriotisme économique et politique de puissance

« En France, les gouvernements n’ont pas le temps de faire de la stratégie. Ils gèrent le flot des problèmes quotidiens dans la politique de l’instant. Leur souci principal est l’écoute des médias et des relais des opinions pour contenir les mécontents et gagner des points à l’audimat des sondages. Leur objectif principal est la réélection et non l’engagement désintéressé de leur personne au service de la France et de l’Europe. Depuis trente ans, leur pensée s’est figée dans les contraintes du court terme. Ils passent d’un dossier à l’autre mais n’ont pas le temps de poser leur stylo pour s’interroger sérieusement sur les stratégies de moyen et long terme à mettre en œuvre pour assurer à la France une sécurité de développement suffisante. Le facteur aggravant de cet état des lieux est l’incapacité de la classe politique à dépasser ses clivages politiciens. Il est inutile d’imaginer dans notre pays le moindre consensus pour défendre une vision moderne de l’intérêt national ». Ce jugement sévère mais hélas très réaliste sur la gouvernance française provient des quelques atypiques de la haute fonction publique ou du monde politique qui ont décidé de parler vrai dans les coulisses du système. Il en dit long sur les incohérences de l’appareil d’Etat et sur les incapacités de la société française à gérer sa propre destinée.

la suite sur le site d'infoguerre : http://www.infoguerre.com/article.php?sid=917&mode=threaded&order=0

 

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