Le jeune PDG nommé en janvier 2006 à la tête du fond d’investissement de
Le fameux fond d’investissement considéré comme le bras armé économique de l’agence de renseignement américaine ne sera pas resté bien longtemps. Quelques conflits d’intérêts ou une déontologie personnelle difficile à garder ?
J'ai reçu ce matin ce communiqué de presse de Bernard Carayon, Député du Tarn et grand rapporteur en 2003 d'une étude sur l'intelligence économique. Comme je partage la plupart de ces analyses je publie son communiqué :
L’OPA hostile sur Arcelor lancée par le groupe Mittal sonne l’heure de vérité pour l’Europe. Arcelor, groupe européen, peut-il être protégé par les européens des prédateurs financiers ?
Pour moi, la réponse est évidemment oui même si Arcelor ne peut-être aujourd’hui protégé juridiquement : ni par l’Europe qui n’a jamais engagé la moindre réflexion sur la sécurité économique des entreprises européennes ; ni par
La réponse est non pour Nelly Kroes, commissaire à la concurrence, qui, le 3 septembre 2005, lors d’un colloque en Italie, rappelait la doctrine de la commission européenne : la mondialisation n’est pas une menace et les mesures destinées à protéger les entreprises européennes n’ont pas de sens.
L’enjeu est pourtant clair, il s’agit, en France, de 27 000 emplois industriels. Il en va également de notre solidarité à l’égard de nos partenaires européens, luxembourgeois et espagnols.
Ne renouvelons-pas l’erreur d’avoir laissé absorbé Pechiney par Alcan dont on mesure aujourd’hui les conséquences sociales et stratégiques.
Enfin, que le PDG d’Arcelor s’exprime : a-t-il besoin, veut-il l’aide de
Bernard Carayon,
Pour ma part je pense qu'il est illusoire de vouloir protéger nos industries par des lois protectionnistes. D'autant que nos champions européens ne se privent pas pour faire leur marché à l'étranger. Il faut par contre se doter d'une vraie stratégie de "guerre économique" qui inclut nos entreprises et surtout les mécanismes financiers au niveau d'un ou plusieurs états. J'ai déjà écris dans ce blog que j'étais pour les fonds de pensions. Non pas seulement comme mécanisme complémentaire de financement des retraites mais comme arme économique. Si des fonds d'épargnes sont drainés par des organismes financiers et que la valorisation de la place de Paris augmente par ce biais mécaniquement, nos entreprises seront moins vulnérables. A l'échelle européenne ...
Un nouveau service d'espionnage a été créé aux États-Unis et sera placé sous la responsabilité de la CIA afin de coordonner l'ensemble des activités humaines de renseignement à l'étranger, y compris celles du FBI et du Pentagone.
Ce service, administré par un directeur placé sous la responsabilité directe du patron de la CIA, Porter Goss, aura pour mission de coordonner les opérations de renseignement menées par des agents de terrain, à la différence des activités d'espionnage par satellite ou autres technologies de pointe
En réponse à l'article de Jean-Daniel TORDJMAN "Pour un réveil de l’Europe face à la Chine et aux Etats-Unis" sur Elenbi : http://www.elenbi.com/economie/archives/2005/10/pour_un_reveil.php
Je vous publie ma réflexion :
Il est soulevé dans cet article le principal défi que l’Europe doit relever dans les dix prochaines années. Dans la guerre économique que se livrent les états, l’Europe souffre d’un handicap majeur.
Nous avons construit l’Europe sur une notion de libre espace commercial à une période où la compétition commerciale se faisait au niveau « régional » avec un objectif principal : la paix, après avoir subit deux guerres mondiales. Cet objectif humaniste est aujourd’hui confronté à la mondialisation et à une guerre économique au niveau mondial avec nos alliés et partenaires. Deux visions de l’Europe s’affrontent : élargir cet espace de paix et de stabilité économique (on ne sait pas jusqu’où) ou établir les bases d’une Europe fédérale plus restreinte, capable de développer une puissance économique, militaire et politique forte pour concurrencer les Etats-Unis et
Vu sur Infoguerre
Patriotisme économique et politique de puissance
« En France, les gouvernements n’ont pas le temps de faire de la stratégie. Ils gèrent le flot des problèmes quotidiens dans la politique de l’instant. Leur souci principal est l’écoute des médias et des relais des opinions pour contenir les mécontents et gagner des points à l’audimat des sondages. Leur objectif principal est la réélection et non l’engagement désintéressé de leur personne au service de la France et de l’Europe. Depuis trente ans, leur pensée s’est figée dans les contraintes du court terme. Ils passent d’un dossier à l’autre mais n’ont pas le temps de poser leur stylo pour s’interroger sérieusement sur les stratégies de moyen et long terme à mettre en œuvre pour assurer à la France une sécurité de développement suffisante. Le facteur aggravant de cet état des lieux est l’incapacité de la classe politique à dépasser ses clivages politiciens. Il est inutile d’imaginer dans notre pays le moindre consensus pour défendre une vision moderne de l’intérêt national ». Ce jugement sévère mais hélas très réaliste sur la gouvernance française provient des quelques atypiques de la haute fonction publique ou du monde politique qui ont décidé de parler vrai dans les coulisses du système. Il en dit long sur les incohérences de l’appareil d’Etat et sur les incapacités de la société française à gérer sa propre destinée.
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