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  Christian Jegourel

 

    

28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 18:32

Si tout va bien, les consommateurs français, allemands et anglais devraient pouvoir disposer de l’iPhone vers la fin septembre 2007.

Ce sont les opérateurs Orange, T-Mobile et O2 qui, respectivement, ont été les mieux disant dans chaque pays, pour proposer à leurs clients le téléphone de la pomme. Pas trop de détails sur les accords entre Apple et ces opérateurs mais les négociations ont du être âpres.

Le Financial Times, qui fait état de ces négociations, avance que les quatre entreprises devraient profiter du salon allemand IFA, à la fin du mois d’août, pour annoncer cette distribution en Europe.

Apple est particulièrement exigeant et il se dit que les opérateurs choisis se soient engagés à reverser 10% de toutes les recettes générées par l’abonnement et l’usage de l’iPhone.

Une première dans le monde de la téléphonie mobile qui donnait la toute puissance aux opérateurs proposant le terminal dans des packs intégrant l’abonnement et souvent, le blocage du téléphone en dehors du réseau de l’opérateur.

Apple a su renverser la tendance avec l’iPhone et devrait ouvrir une nouvelle ère dans les relations entre les fabricants d’électronique, les équipementiers et les opérateurs.

Pas sûr que les trois opérateurs retenus aient fait le bon choix dans la durée mais Apple a intelligemment profité de la concurrence pour s’immiscer dans le modèle de revenu bien huilé des acteurs du mobile.

Est-ce que Nokia et Samsung, qui cherchent à proposer des offres de services en ligne et des téléphones concurrents d’Apple, feront aussi bien....

Un risque important pour les opérateurs mobiles

 

Car il y a un vrai risque pour les opérateurs de perdre, partiellement, l’exclusivité de la relation avec leurs clients. Aujourd’hui toutes les données arrivant sur un mobile transitent à partir du réseau de l’opérateur et celui contrôle totalement ses clients.

Avec l’extension des réseaux wifi, puis du Wimax et l’arrivée de la télé sur mobile, l’opérateur pourrait être partiellement marginalisé et cantonné à la voix forfaitisée avec un Arpu en baisse.

Il y a d’ailleurs, en ce moment, de grosses discussions sur la télé mobile car les opérateurs militent pour la norme DVB-H qui leur donne la maîtrise du réseau de distribution alors que les diffuseurs et producteurs préféreraient l’intégration de récepteurs TNT directement dans les mobiles.

Dans le premier cas les opérateurs pourraient exiger un surcoût d’abonnement, dans le second il s’agirait d’un surcoût à l’achat du téléphone. Dans le premier, les opérateurs pourraient avoir un droit de regard, voire opérer directement la régie publicitaire, dans le second les diffuseurs traditionnels gardent la main. On le voit bien les intérêts divergents.

Mais si c’est le réseau TNT qui est choisi, les téléphones mobiles auront trois modes de connexion : la 3G pour la voie, la TNT pour la télé de flux et le wifi puis le wimax pour les données et peut être la voix sur IP ou certains contenus en VOD ou programmes de stock.

En tout état de cause, une situation de ce type ferait perdre partiellement le pouvoir aux opérateurs mobiles car le changement d’abonnement à la voix ne remettrait pas en cause les abonnements de services auprès de sites tiers (iTune pour Apple par exemple).

On peut parfaitement imaginer être abonné à un forfait de base chez Orange pour 1 heure de communication, avoir un accès internet fixe chez un FAI différent, bénéficier dans certaines villes d’accès en wifi à internet et donc à tous les services en ligne, l’accès aux principales chaînes de télévision gratuitement par la TNT….

Dans ce schéma les revenus des opérateurs mobiles seraient condamnés à baisser drastiquement car en ville on pourrait utiliser le wifi pour téléphoner de manière illimitée sur des fixes … et des mobiles connectés en wifi.

Idem pour l’accès à de la musique en ligne proposée maintenant gratuitement pas des sites comme Deezer.com ou des services de VOD. L’arrivée du Wimax qui va proposer des débits encore plus importants et une plus grande couverture que le wifi va accélérer ce phénomène.

Les opérateurs fixes à l’instar de Neuf Cegetel ou de Verizon aux Etats-Unis qui vient de lancer un service avec MTV, cherchent également à prendre ce marché et cette course aux consommateurs ne peut qu’affaiblir les opérateurs mobiles habitués à facturer à l’acte (à la minute) alors que les opérateurs fixes facturent en illimité.

Si l’on accepte que le contenu est au service du service (un concept que je martèle depuis plus de 7 ans), les acteurs capables d’offrir des packages intégrés seront les grands vainqueurs mais il y aura de la destruction de valeur pour tout le monde.

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 13:09

L’offre de téléchargement illimité lancée cette semaine par Neuf et celle en préparation de France Telecom nous amène inévitablement à nous poser la question de la monétisation des contenus musicaux dans l’économie numérique.

Si l’industrie musicale a connu une période de prospérité, l’arrivée d’internet et du téléchargement en peer to peer entre les internautes pose la question de la valeur d’un contenu immatériel pour le consommateur.

C’est toute l’industrie de l’intermédiation musicale qui est en jeu et celle de l’intermédiation des contenus en général. La licence globale est-elle en train de devenir effective ?

La première réaction de ces industries a été naturellement d’essayer de se protéger en élevant le maximum de barrières juridiques et en s’appuyant sur une législation de droits d’auteur issue du monde pré internet.

Avant le online, le seul moyen de commercialiser un contenus audiovisuel passait soit par un support physique soit par une diffusion encadrée (radio, TV…). Dans ce contexte rien de plus simple que de mettre en place un modèle économique très figé.

La prise de conscience de l’impossibilité de protéger efficacement les contenus immatériels poussent les différents acteurs à rechercher de nouveaux modèles économiques. Les offres de NeufCegetel et de FranceTelecom vont dans ce sens en introduisant la notion de consommation « illimitée » au forfait. C’est certainement encore inadapté aux enjeux que proposent l’accès ubiquitaire aux contenus mais c’est déjà une étape dans la mutation à laquelle doivent se soumettre tous les acteurs de la chaîne de valeur des contenus.

Pour bien comprendre il faut accepter le postulat que la protection des données numériques est, pour le moment, impossible et que rien n’empêchera un internaute de pouvoir accéder à des contenus gratuits mis en ligne bénévolement et au mépris des droits, actuels, des auteurs ou des producteurs.

Cette situation sera, bien sûr, amenée à évoluer dès que l’accès aux contenus sera permanent et que les réseaux de communication fixes et mobiles seront unifiés (voir : Imaginons nous en 2016, écris il y a déjà 18 mois).

En attendant que nous réserve Neuf et Orange ?

Pour Neuf il s’agit de se démarquer le plus vite possible de Free dans l’offre commerciale et sa filiation avec UniversalMusic dans Vivendi le sert bien. C’est donc naturellement avec cette « Major » que Neuf a signé un accord exclusif sur 6 mois pour pouvoir diffuser de la musique à ses abonnés de manière « illimitée » mais encadrée.

Universal cherche, comme les autres, une nouvelle voie et a déjà expérimentée des offres originale : Universal Music propose du téléchargement gratuit financé par la pub. Quelles conséquences pour la chaîne de valeur ? mais il n’y a pas de retour d’expérience communiqué. Par ailleurs la Major va tester la vente de contenus sans DRM : Universal va tester la vente de musique sans DRM, sauf sur Itune

Il y a deux offres, l’une incluse dans le forfait de base, vous avez noté que je n’ai pas écrit « gratuite », l’autre payante à 4,99€ par mois. Dans les deux cas l’accès aux contenus musicaux ne peut se faire que pendant la durée d’abonnement aux services de Neuf. Si on résilie son abonnement on perd sa médiathèque.

La première offre est assez limitée puisqu’elle permet d’accéder à un thème musical uniquement (pop, rock, jazz…), la seconde ouvre l’accès à tous le catalogue diffusé sur Neuf, soit une partie du catalogue d’Universal.

L’accès à ses contenus est protégé par des DRM Microsoft et n’est pas accessible sur Mac ou machine sous Linux. Il reste d’ailleurs à tester le transfert de ces morceaux sur un lecteur MP3.

Le FAI reverse ensuite un montant non divulgué à la Major en fonction des téléchargements enregistrés sur son service. Il s’agit donc d’un système hybride où le consommateur paye un droit d’usage forfaitaire et où le fournisseur du service paye un coût à l’acte. Pas sûr que cela tienne très longtemps mais ça a le mérite de poser la vraie question de la monétisation de la musique.

Comme je l’ai souvent écris, dans un futur proche l’essentiel des revenus des artistes proviendra des produits dérivés et des concerts. C’est déjà le cas aux Etats-Unis où les artistes les mieux rémunérés tirent leurs revenus de leurs licences sur des marques de vêtements ou des services.

France Telecom ne pouvait que réagir à une offre de ce type et devrait proposer un service similaire avant fin 2007. Comme avec Universal c’est bouclé pendant 6 mois, ce sera avec les autres majors. Nous devrions donc avoir une offre proche de la part d’Orange dans les mois qui viennent. Comme il faut faire plus lorsque l’on arrive en second, Orange devrait étendre cette offre à tous les forfaits Orange : ADSL et mobile. Reste à voir les conditions d’accès…

Conclusion, lorsque l’on connaît la simplicité avec laquelle on peut télécharger de la musique sur Internet, ce type d’offre, même s’il va dans le sens de l’histoire est encore trop éloigné des réalités.

Il sera néanmoins intéressant de suivre l’évolution de ce type d’offre qui entre en concurrence directe avec celle des spécialistes comme Itune ou le FNAC. Aux Etats-Unis, Viacom, à travers sa filiale MTV et son service Urge, avait proposé un service équivalent qui va bientôt être stoppé car c’est un échec commercial. Viacom va s’appuyer sur RealNetwork pour mieux concurrencer Apple et Microsoft Zune.

Je suis curieux de connaître la position du groupe de travail sur ce sujet initié par Nicolas Sarkozy et piloté par le PDG de la FNAC, Denis Olivennes. J’en profite pour dire que faire piloter un groupe de travail sur le téléchargement et les droits d’auteurs par un responsable de l’industrie de la distribution n’est peut être pas une méthode impartiale. Quelles que soient les compétences de l’individu qui indéniablement à l’expérience du sujet venant auparavant de l’industrie des contenus. Il y a, pour moi, un conflit d’intérêt, un peu comme si on demandait à un responsable de l’industrie des « sciences de la vie » de nous préparer un rapport sur les OGM.

Quoiqu’il en soit cela permettra de débattre de ce sujet d’obliger les différents acteurs à se poser la question de manière, espérons le, concrète.

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 13:08

Le groupe de média impliqué dans 20 minute, au coté de Ouest France dans l’hexagone, a annoncé avoir pris le contrôle de la société de marketing en ligne WebTraffic.

Schibsted annonce dans le même temps une augmentation de 43% de ses revenus en ligne mais surtout que ceux-ci ont contribué pour 40% au résultat opérationnel du groupe de médias. Une conversion réussie ?

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 13:07

Sprint, l’opérateur mobile américain numéro 3 du marché, a reçu des engagements de fabricants de terminaux mobiles sur la disponibilité et la commercialisation en masse sur 2008.

Nokia, Samsung et Motorola se sont engagés à distribuer pas loin de 50 millions de terminaux sur le territoire américain en 2008. Un élément qui devrait relancer cette technologie sans fil dans la course au standard 4G.

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 11:44

NUMERICABLE_2006

Le journal « Les Echos », dans son édition du 13 août, fait état du souhait de Cinven de céder Numéricâble. Le fond britannique aurait mandaté deux banques pour trouver un acquéreur.

Nous avions émis l’hypothèse d’une sortie de Cinven de Noos Numéricâble en mars 2007 dans cet article : FAI : après une vente de Club Internet, une fusion SFR Neuf Cegetel est-elle possible ?.

L’approche industrielle pure suivie par le fond et Altice, le second actionnaire, nous avait semblé hasardeuse et insuffisante, sur le plan marketing, pour faire la différence sur le marché français.

Numéricâble a été bâti en réunissant les différents câblo opérateurs du marché afin d’être capable de concurrencer les FAI. Cet assemblage, intéressant sur le papier, n’a pas suffisamment pris en compte l’état du réseau câblé et les besoins de mise à niveau. Si, en effet, le groupe peut proposer une offre sur pratiquement tout le territoire, la qualité de service est inégale et a été très largement décriée ses derniers mois.

L’évolution des FAI qui se sont engagés à basculer vers la fibre, au moins dans les zones de fortes concentrations, réduit l’intérêt des offres de Numéricâble. D’autant qu’actuellement l’offre d’accès internet n’est pas très supérieure à celle des FAI en ADSL.

Dans la course au quadruple play, Noos avait annoncé en décembre dernier vouloir être candidat à la 4ème licence. Cela nous avait déjà semblé un peu irréaliste et le groupe a abandonné cette option en devenant MVNO de BouyguesTelecom après avoir négocié avec Ten Mobile. Peut être un prétendant au rachat ? Pour ma part je pense que cela serait une erreur même si les dirigeants de Bouygues Telecom doivent regretter d’avoir vendu, en son temps, leur offre de FAI.

C'est d'autant plus d'actualité que l'Arcep semble remettre en question la propriété des réseaux de Numéricâble qui pourraient échoir aux collectivités locale. La valorisation estimée à 10 milliards d'euros par Patrick Drahi, PDG d'Altice en septembre 2006, pourrait fondre rapidement.

Comme nous l’avions supposé, Cinven pouvait soit sortir par le haut en rachetant Free (OPA amicale sur Free ? Notre analyse) et Bouygues Telecom pour en faire un véritable acteur industriel et commercial capable de concurrencer France Telecom/Orange, soit sortir par le bas et vendre sa participation. Comme la sortie par le haut n’est pas possible, c’est l’option par le bas qui semble avoir été choisie. Il sera intéressant de voir qui sera l’acheteur et à quel prix.

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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 13:09

NOKIA Connecting People

Tous les indicateurs de Nokia sont au vert. Le finlandais est le numéro 1 en volume et en valeur de la vente de terminaux devant Samsung qui a détrôné Motorola de sa place de numéro deux. Tout paraît donc aller pour l’ancien fabricant de pneus et de télévision reconverti dans la téléphonie mobile.

Nokia a même réussi à progresser en part de marché avec 38% au second trimestre 2007 contre 34% au premier. Le chiffre d’affaire suit naturellement la tendance avec 28% de croissance à 12,6 milliards d’euros. Les profits ont doublé à 2,83 milliards d’euros.

Nokia N95Nokia N91

Tout va bien ?

Pas si sûr, à long terme, car cette progression est largement due à la chute vertigineuse de Motorola qui est passée de 22% à 13,5% de part de marché en six mois. Et c’est Samsung qui en a profité le plus suivi par les autres constructeurs asiatiques dont HTC, qui sort à la chaîne de plus en plus de terminaux, dont le récent HTC Touch.

Dans le haut de gamme l’arrivée de l’iphone devrait également impacter la position de Nokia mais c’est surtout sur le terrain des systèmes d’exploitation que cela va se jouer.

A part Nokia, Samsung, Motorola et HTC sont tous sous WM6. RIM, le constructeur du Blackberry qui a également enregistré une belle progression fonctionne encore sous un OS propriétaire mais propose sa technologie à d’autres constructeurs et sa stratégie devrait s’orienter partiellement vers la mise à disposition de ses technologies de gestion d’email sur d’autres plateformes.

Nokia reste fidèle, comme Sony Ericsson à Symbian mais ce qui a fait le succès de ce système d’exploitation pour mobile pourrait signer le début du déclin de ses partisans.

Jusqu’en 2006, les téléphones portables étaient utiliser majoritairement pour la voix et les fonctionnalités des systèmes d’exploitation devaient être simples, rapide et ergonomique pour la fonction téléphone. L’arrivée de terminaux multi usages, tant dans le domaine du multi média que dans la gestion personnelle change la donne.

Le marché s’oriente principalement sur deux axes : les terminaux grand public -avec des fonctions évoluées de prises de vues (photo et vidéo) des fonctions multimédia (lecture de fichiers audio et video)- et les terminaux professionnels avec des fonctions avancées de communication – email, agenda, connectique internet, wifi, demain Wimax….-.

Cela va donc favoriser les fabricants d’électronique grand public intégré comme Samsung qui possèdent toute la chaîne depuis la mémoire jusqu’au composants photo-vidéo pour les intégrer au meilleur prix ou les fabricants low cost qui montent en gamme en profitant de leurs capacités d’intégration pour fournir des terminaux de plus en plus évolués.

A l’autre bout de la chaîne, les fournisseurs de systèmes d’exploitation en tête desquels Microsoft devrait s’arroger la part du lion. Blackberry devrait continuer de cohabiter sur une niche, Palm OS est déjà mort et l’OS d’Apple pourrait monter en puissance si la pomme le licencie à d’autres constructeurs.

Dans ce schéma, Nokia va se retrouver isolé avec des coûts de production supérieurs à ceux de Samsung ou d’HTC et avec un OS, Symbian, même s’il évolue, le finlandais ne pourra suivre la cadence de Microsoft ou d’Apple.

Ce qui se passe dans le mobile peut être comparé à ce qui c’est passé dans la micro-informatique. A l’origine il y avait multitude de systèmes d’exploitation mais le développement de marché et la rationalisation a séparé le marché en deux : d’un coté les Dell et HP et de l’autre Microsoft. Le hard et le soft.

Les phénomènes de convergence informatique-internet-contenus vont renforcer cette tendance dans le mobile qui va devenir une extension nomade de notre identité numérique.

Même si Nokia propose de nouveaux terminaux intégrant des fonctions de « touch screen », la course contre Apple et Microsoft sera difficile. D’autant qu’une multitude de développeurs tiers annoncent déjà des fonctions tactiles pour WM6 (Itask Wisbar Advance : une interface « à la iphone » pour Windows Mobile, démonstration en vidéo).

Il est vraisemblable que les dirigeants de Nokia aient parfaitement identifié les enjeux à venir. La récente évolution dans le service avec des offres dans la cartographie et le GPS ainsi que dans la musique en ligne démontre une volonté de copier Apple qui a su devenir une marque multimédia à partir d’une activité de construction de micro-ordinateur. Pas sûr néanmoins que cela suffise car le segment est encombré par les fabricants de lecteurs comme Sandisk (eSansa) avec RealNetworks et Rapshodie, Apple lui-même ou Samsung qui affiche clairement sa stratégie. Sans compter Google qui investi plusieurs centaines de millions de dollars dans la téléphonie mobile qui peut compter sur l’aide d’Apple.

Le futur de Nokia dans la fabrication de terminaux n’est donc pas aussi radieux que l’on pourrait le penser. Je rassure les investisseurs, le temps que cela ait un impact sur le cours de bourse il faudra encore plusieurs années.

Nokia sera certainement tenté de suivre l’exemple d’Ericsson qui a fusionné sa branche « terminaux mobiles » avec Sony. Les prétendants ne sont, par contre, pas légion et tout l’enjeu stratégique sera de choisir le bon partenaire. Ce n’est clairement pas Apple mais cela pourrait être un grand groupe Japonais comme Matsushita (Panasonic) ou Toshiba. Suivant le développement des entreprises chinoises, le salut de Nokia pourrait également venir de l’empire du milieu…

Sur le plan des systèmes d’exploitation bien que le groupe ait toujours refusé de proposer des téléphones sous Windows Mobile, il sera certainement forcé de suivre Palm qui a pragmatiquement fait évoluer sa gamme avec des terminaux sous Palm OS et WM. Samsung le fait déjà puisqu’il propose les mêmes téléphones sous Symbian et WM6. Cela pourrait donner un répit de plusieurs années avant d’être contraint à la scission avec sa branche « terminaux ».

Tout n’est néanmoins pas joué car la puissance de Nokia en Europe lui confère une capacité de lobbying non négligeable et le finlandais milite activement pour que la télévision mobile passe par le DVN-H où il domine le marché en termes d’équipement pour les opérateurs. Là encore le Wimax pourrait bien brouiller les cartes et les opérateurs mobiles peuvent compter sur Nokia pour tout faire pour empêcher toute décision européenne allant à l’encontre du choix du DVB-H comme norme européenne de diffusion de télévision mobile. Comme à part la Grande Bretagne qui a réalisé une expérience avec la technologie de Qualcomm tous les autres pays semblent avoir choisi le DVB-H, cela devrait permettre à Nokia de rester un acteur majeur dans la téléphonie mobile.

A voir s’il réussira sa mutation comme fournisseurs de contenus et services….

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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 10:10

Rupert Murdoch peut être satisfait. Après de longues semaines de négociation qui ont couté la bagatelle de plus de 30 millions de dollars en frais d’avocats à la famille Bancroft, le patron de News Corp peut prendre le contrôle du leader de l’information financière américaine. Les quelques 30 membres de la famille héritière, ont longuement hésité mais la récente fusion de Reuters avec Thomson qui a entamé la consolidation du secteur a du contribuer à la décision.

Pourquoi News Corp est-il prêt à débourser plus de 5 milliards de dollars pour prendre le contrôle du groupe Dow Jones ?

C’est en effet assez surprenant de voir Rupert Murdoch annoncer partout son intention de développer les nouveaux médias, de sacraliser MySpace tout en affichant sa crainte sur les médias papier du groupe (Rupert Murdoch inquiet pour la survie des journaux de News Corp) et en même temps payer très cher le Wall Street Journal et le Barron’s.

C’est donc dans le développement des médias en ligne qu’il faut voir l’intérêt de cette acquisition. Et avec ce prisme de lecture on mesure tout le danger que représente le Dow Jones dans le giron de News Corp.

Il n’a échappé à personne que la finance est largement mondialisée et que les principaux acteurs du monde financier sont tous globaux. Ce sont les principaux clients de Dow Jones et si cette population est encore majoritairement consommatrice du Wall Street Journal et du Barron’s sous format papier, le site du WSJ est l’un des premiers sites payants de la presse dans le monde. Nul doute que News Corps va encore accroître son internationalisation et il ne serait pas étonnant de voir apparaître des versions « locales » du WSJ en concurrence des Echos, de la Tribune et de l’Agefi. De quoi faire réfléchir les acheteurs potentiels de ces journaux.

Et ce serait bien dans la stratégie de News Corp avec sa filiale FIM dont dépend MySpace mais également Fox Atomic qui diffuse des contenus directement en ligne. Après la mondialisation de l’économie et celle des grands sites internet, voici celle des sites de contenus ?

Au fait c’est quoi l’information locale en 2007 ? Si quelqu’un veut répondre, à vos claviers…

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 22:55

TiF One

Bien que la direction du groupe ait toujours affirmé que tout allait bien et que la chaîne était à l’abri des évolutions de la consommation des médias, il y a lieu de s’interroger.

Les chiffres sont assez alarmants car au deuxième trimestre 2007, les recettes publicitaires de la chaîne ont diminué de 5% par rapport à la même période de 2006, à 467,7 millions d’euros, alors qu’elles avaient progressé de 6,1% au premier trimestre (à 457 millions d’euros).

Sur l’ensemble des six premiers mois de 2007, ces recettes n’ont donc progressé que de 0,2%, à 924,7 millions malgré l’arrivée de la grande distribution qui représente 6% des budgets.

Parallèlement le coût de la grille de programme devrait croître de 3% sur l’année sans tenir compte des événements sportifs. Il faut en effet conserver les téléspectateurs attirer par internet, la VOD, la catch up TV et il faut donc des contenus de plus en plus chers.

En valeur relative le coût de la grille devrait baisser de 3% en 2007 car la Coupe du Monde de Football de 2006 - qui a coûté de l’argent à la une coûte plus cher que celle de Rugby de 2007. Mais à terme il faudra suivre avec attention la courbe d’évolution du coût de grille de programme.

La sanction en bourse a été immédiate et le titre a enregistré une baisse de près de 14% dans la journée du 1er aout. Le cours est donc autour 21,4€ bien loin de 95€ avant la crack de 2000. Le retournement structurel du titre date en fait de novembre 2006.

Le problème c’est que les soucis structurels de la chaîne face à l’évolution d’Internet et de l’IPTV n’ont pas été traités sérieusement et que l’avertissement d’aujourd’hui risque de se reproduire. C’est un effet de ciseau redoutable car plus le titre baissera moins la chaîne aura d’argent pour investir dans les nouveaux médias. Ce qu’il aurait fallu faire il y a déjà plusieurs années va devenir de plus en plus difficile. Si rien ne sert de courir il faut partir à point, il ne faut pas non plus partir trop tard sinon la course est finie. Un adage que vont méditer les dirigeant du groupe comme ceux de Lagardère pris dans la même spirale.

Pourtant les exemples existent ailleurs : il n’y a pas de raison que la chaîne britannique leader, ITV, ait vu ses revenus baisser de 25% en un an, en grande partie à cause de l’évolution de la consommation de contenus audiovisuels, et qu’en France cela se passe différemment.

Il est évident, qu’en premier lieu l’éclatement du nombre de chaînes avec la TNT et la diffusion ADSL est responsable de la baisse des revenus publicitaires qui doivent se répartir différemment.

Il faut néanmoins souligner le début de l’érosion des chaînes premium dans les plans médias et la montée d’internet qui sera suivi, encore plus largement par l’IPTV.

Il convient tout spécialement de noter ce que l’on pourra appeler chez TF1 : l’effet « Twingo ». Cet épisode restera certainement en mémoire des responsables de TF1 comme l’an 1 de la montée des campagnes multi supports.

A la rentrée, le groupe Renault va lancer sa petite dernière : la Twingo. Une auto très grand public avec une cible plutôt jeune et urbaine mais pas exclusivement. Ce qu’il faut retenir pour TF1, c’est que pour la première fois depuis l’histoire de la chaîne, le groupe d’automobile français fera ce lancement sans publicité sur la une !

L’agence qui conseille Renault a préféré internet comme support n°1 et le budget restant ne permettait plus une présence suffisante sur TF1. Le choix s’est donc portée sur une offre globale de Bertelsmann qui proposera les supports papier de Prisma, la radio avec RTL et la télé avec M6. Un gros camouflet pour TF1 qui voit l’un des plus gros annonceurs français se passer des écrans de la une pour sa nouvelle auto.

Le groupe est longtemps resté en retrait des évolutions internet mais va-t-il pouvoir continuer à faire quelques expérience sans vraiment de stratégie où lui faudra-t-il suivre les pas d’un Murdoch qui est entré de plein pied dans les nouveaux modes de consommation.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 22:54

Monster.com

Monster a annoncé un plan de restructuration de 800 postes, soit 15% de son effectif mondial.

Malgré une croissance annuelle des bénéfices de l’ordre 20%, le site de recrutement par internet prévoit d’accroître sa performance en allégeant sa structure.
Ce sont donc 800 postes qui devront être supprimé d’ici début de 2008. Pour l’essentiel, ces postes seront supprimés dans la finance et les ressources humaines en Amérique du Nord. Monster n’a pas précisé si ce plan affecterait ses opérations internationales.

En parallèle de cette restructuration visant une économie annuelle de 150 millions de dollars, Monster mise de plus en plus sur la technologie et le développement de nouveaux produits avec un investissement de 80 millions de dollars budgété.

.Le marché des annonces en ligne est plus que jamais ultra compétéitif et les portails généralistes comme Yahoo, à travers son accord avec plus de 200 journaux, entendent bien reprendre des parts de marché aux spécialistes comme Monster. Cette évolution devrait bientôt arriver en France et les leaders comme Cadremploi devront en tenir compte.

L’alliance entre M6 et Pagejaunes dans annoncesjaunes.fr ne doit donc rien au hasard et signe la recomposition de ce secteur dans l’hexagone.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 22:53

RDF USA Logo

Dans un mouvement général des sites de partage vidéo à proposer des contenus à valeur ajoutée afin de se différencier sur le marché US.

Le numéro 2 mondial des sites vidéo vient de signer un partenariat avec RDF USA qui va produire des contenus exclusif pour DailyMotion.

Cet accord s’inscrit dans la stratégie du site d’hébergement de proposer des contenus internautes au côté de contenus exclusifs.

Une évolution intéressante mais qui transforme un peu le concept de plateforme d’hébergement en plateforme de distribution et d’édition de contenus au sens « sélection » du terme.

Il restera à prouver si ce modèle peut générer des revenus à la hauteur des coûts de production et face à la concurrence des éditeurs plus classiques comme les chaînes de télévision, qui sont aussi accolées à des studios de production aux Etats-Unis.

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