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  Christian Jegourel

 

    

3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 17:44

Hulu par techfever

Sans surprise, le site vidéo, entreprise commune de News Corp et de NBC envisage une internationalisation dans les pays très avancés en terme de vidéo en ligne et d’IPTV.

La France est naturellement dans les pays de tête et nous pourrions donc bientôt pouvoir regarder des séries gratuitement financé par la publicité.

Il faut rappeler que FIM, Fox Interactive Media a déjà implanté son unité commerciale publicitaire depuis de nombreux mois en France et qu’il semble évident qu’il s’agit d’un début pour toutes les activités en ligne de News Corp. Je ne serai pas surpris de l’arrivée d’un Wall Street Journal.fr adapté au marché français face à la Tribune et aux Echos.

Jason Kilar, ceo, Hulu par FT Techfeed

Jason Kilar CEO d’Hulu

Pour le moment Hulu va certainement jouer profil bas car les séries à succès sont achetées par TF1 et M6 et le studio Fox ne va pas se priver de ces revenus de plus de 100000 euros l’épisode.

Mais à terme et dans ce mot se joue toute l’évolution de la chaîne de valeur audiovisuelle, lorsque les chaînes traditionnelles verront leurs audience s’émietter, il sera peut être plus lucratif au studio de commercialiser en direct l’espace publicitaire relatif à ses contenus.

Un danger qu’il faut considérer pour les diffuseurs qui doivent entamer leur mutation à marché forcée.

C’est vraisemblablement pour contrer cette stratégie que le site WAT de TF1 a annoncé son repositionnement dans les contenus produits par de professionnels.

Il ne sera néanmoins pas facile à la filiale de la chaîne de contrer un concurrent qui produit ses propres contenus alors que TF1 doit négocier les droits dans un contexte français des droits d’auteurs totalement archaïque face à la problématique.

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 17:41

newspaper blackout poem par Precious Roy

Alors que le signal de la crise économique du 15 septembre n’avait pas encore été donné, la publicité sur les journaux en ligne avait déjà amorcé une baisse.

La NAA, l’association des journaux américains fait état d’une baisse de 3% entre le second et le 3ème trimestre 2008

Mais cette baisse est légère comparée à celle sur le papier qui est de 20%. La question est de savoir combien de temps les journaux pourront-ils tenir avec des baisses régulières de leurs revenus.

Aux Etats-Unis, les restructurations ont déjà été faites et il va être difficile de réduire encore la voilure.

Un analyste anglais faisait état d’une possible baisse de 50% des emplois dans les médias en 2009, le print étant le plus touché. Un autre analyste, américain cette fois, répondait à une question sur l’avenir de certains journaux en disant que ces titres devaient utiliser leurs ressources pour construire une nouvelle activité…

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 17:40

a_10q_0215 par samlustgarten

Carl Icahn, qui avait obtenu de haute lutte une place au conseil d’administration du portail, vient d’annoncer avoir acquis plus de 7 millions d’actions Yahoo.

Cela devrait lui permettre d’abaisser son prix de revient car si cette opération a été faite à un cours moyen autour de 10,50$, son précédent investissement était autour de 25$. Une perte potentielle de près d’un milliard de dollars pour Icahn.

Avec ce nouvel achat, Carl Icahn détient près de 5,5% de Yahoo. De quoi peser sur les décisions du groupe d’autant que Jerry Jang n’a plus les rennes du navire (Jerry Jang écarté de la direction de Yahoo).

Il va maintenant certainement s’atteler à convaincre Microsoft de revenir à la table des négociations mais le géant de Seattle est d’hors et déjà gagnant car il ne dépensera pas 44$ dollars par action comme lors de sa précédente offre.

Avec la crise de la publicité, les revenus de Yahoo devraient être largement revus à la baisse et son cours de bourse, même avec un OPA de Microsoft ne devrait pas dépasser les 25$.

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 17:37


pirates of the amazon

Le site américain TorrentFreak relate une information étonnante. Des hackers auraient réussi à développer une extension de Firefox qui permet de faire ses emplettes sur Amazon et de partir sans payer.

Ces Hackers qui se nomment eux même les Pirates Of The Amazon, ont mis en ligne leur petit programme sur le site de peer to peer The Pirate Bay qui avait déménagé ses serveurs en Egypte au printemps pour échapper à la justice Suédoise.

Quand l’add-on de Firefox est installé il propose un bouton « Download 4 Free » sur les pages d’Amazon et cela fonctionne pour tous les produits numériques distribués en ligne. Donc pas réjouissances trop rapide on ne peut pas se faire expédier les derniers APN ou téléphones mis en vente sur Amazon.

Ces hackers communiquent sur leur projet en expliquant qu’ils veulent redéfinir les modèles de distribution sur Internet. Hum….

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 19:05

google-microsoft-yahoo par imagenes.comerciales

Le grand vainqueur de la saga Yahoo devrait être Microsoft. Comme nous le disions depuis des mois, Microsoft ne peut pas se passer de Yahoo tant pour le marché publicitaire en ligne mais également sur l’évolution du modèle économique des logiciels. (Microsoft Yahoo, ce n’est peut être pas fini)

Les dirigeants de l’éditeur de Redmond ont donc tout fait pour fragiliser le portail californien malgré la véhémence de son co-fondateur Jerry Yang, très opposé à la perte de l’indépendance de son « rejeton ».

La pathétique tentative de rapprochement avec Google qui aurait signé l’arrêt de mort de nombreuses activités de Yahoo (Deal Google Yahoo, le portail sacrifie son avenir) n’aura pas résisté aux règles anti concentration et la situation économique a fait le reste.

2008-06-26-yahoogle par ArBo_HaCkEr

Le moteur californien a annoncé que Google et Yahoo renonçaient à leur accord publicitaire car, à l’évidence, cet accord aurait été refusé par les autorités de la concurrence, tant aux Etats-Unis qu’en Europe. C’est une grosse déception pour le portail qui pensait que le géant de Mountain View défendrait le projet plus agressivement.

Jerry Yang a dû avaler une grosse couleuvre puisqu’il vient d’annoncer publiquement que le mieux pour son groupe serait d’être racheté par Microsoft. Steve Balmer doit jubiler.

Il faut dire que la situation s’est largement dégradée pour Yahoo qui a été obligé de licencier plus de 1000 salariés et voit ses résultats financiers s’amenuiser (Yahoo va supprimer 1000 postes)

L’action Yahoo a chuté de plus de la moitié depuis le refus des dirigeants d’être rachetés par Microsoft. Les investisseurs sont donc largement en faveur d’un nouveau rapprochement et le nouveau membre du conseil, Carl Icahn le premier.

ballmerbond par ballmerrocks

Néanmoins le géants des logiciels devrait se faire un peu tirer l’oreille car la situation économique générale a changé et les revenus publicitaires 2009 devraient baisser. Dans ces conditions, même si Yahoo reste indispensable pour Microsoft, le géant de Seattle va certainement revoir sa proposition à la baisse. Au printemps, Microsoft proposait 33$ par action Yahoo valorisant le portail à plus de 44 milliards de dollars. Hier soir, malgré les spéculations relancées avec Microsoft, l’action a clôturé sur une hausse mais à 14 dollars seulement. La capitalisation de Yahoo est aujourd’hui de moins de 20 milliards ce qui est confortable mais laisse de belles opportunités pour Microsoft de s’emparer d’un portail de contenus et service affichant plus de 500 millions de visiteurs uniques par mois.

Le rapprochement entre Yahoo et AOL semble également suspendu car les résultats du groupe Time Warner sont moins bons qu’attendu notamment à cause d’AOL. Un rapprochement entre deux entités fragilisées n’apporterait pas de création de valeur voire fragiliserait encore l’ensemble car les économies d’échelle ne permettraient certainement pas de compenser les pertes de revenus générés par les doublons des deux portails.

C’est donc Microsoft qui devrait être le grand bénéficiaire de cette situation et pourrait même se permettre d’avaler à la fois Yahoo et AOL en une seule opération. Comme quoi la crise économique peut servir les groupes qui ont du cash et Microsoft qui dispose de plus de 20 milliards de réserve peut largement se permettre ces opération.

How do Google Microsoft and Yahoo! overlap par kazwell

Il conviendra malgré tout de surveiller Apple qui dispose également d’une trésorerie de plus de 20 milliards et qui pourrait être tenté par AOL comme relais de croissance à iTunes et aux services en lignes. Le portail californien pourrait même être un relais de croissance pour l’iPhone face à un Google qui a sorti son Google phone et qui compte profiter de la libéralisation de fréquence Wifi pour investir dans un réseau.

Le moteur a également investi dans la co entreprise Clearwire autour du Wimax. Apple doit donc trouver des relais de croissance au-delà de la simple fourniture de terminaux téléphoniques et Yahoo serait un atout non négligeable. (Yahoo et Google tentent d’éviter une procédure antitrust. Microsoft est en embuscade, et Apple ?)

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 16:42

time magazine person of the year par killrbeez

Après les groupes de quotidiens américains qui ont annoncé des milliers de suppression de postes, c’est au tour des magazines de souffrir de la concurrence d’internet et de la crise actuelle qui amplifie leurs dégradations.

Le géant américain des magazines, Time Magazine vient d’annoncer son intention de supprimer 600 emplois dans ses titres. Pour le moment aucune suppression de magazine n’est envisagée mais certains titres pourraient voir leur activité réduite largement.

Le groupe va structurer ses 24 magazines autour d’univers thématiques qui comprendront à la fois les titres papier et les sites internet de l’éditeur.

Ces trois divisions seront entraînées par les News comprenant Fortune et Money, le divertissement et le people et le style de vie

La mutualisation de rédaction et de coûts de production de contenus devrait permettre à l’éditeur de maintenir ses activités.

Le marketing et les ventes devraient également être mutualisés.

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 16:41

Simultanément à l’annonce de Time Magazine, le groupe d’édition Mc Graw Hill qui publie, entres autres, Business Week prévoit de réduire ses effectifs de 270 postes.

Cette nouvelle intervient malgré un bon 3ème trimestre pour le groupe qui a accru ses revenus de plus de 5% grâce à ces titres professionnels dans l’énergie qui couvre le pétrole et le gaz.

Le nombre de pages de publicité de Business Week a chuté de 17% en octobre et l’éditeur anticipe une dégradation durable de ses revenus.

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 16:39

Les plus grosses restructurations ont lieu naturellement dans les grands groupes d’édition comme Mc Graw Hill (-270 postes) ou Time Magazine -600 postes) mais des éditeurs plus petits sont contraint de réduire la voilure de leurs activités.

Southern Progress qui édite plusieurs titres dont Cooking Light annonce 30 suppressions d’emplois après une baisse de presque 20% de ses pages de pub, CosmoGirl a cessé de paraître, l’éditeur de Fast Company supprime 20 postes après une baisse de 31% de sa publicité, même Playboy est touché et supprime 55 emplois après une baisse de revenus de 6%.

L’éditeur de Cosmopolitan annonce -11%, Redbook -10%, Good Housekeeping, pourtant sur la décoration, -4%, etc…

Même le groupe Condé Nast, dans le secteur du luxe qui se croyait à l’abri à vu ses pages de publicité se réduire de 24% en novembre. Le titre Vogue a enregistré -32% et le groupe enregistre de lourdes pertes.

Situation temporaire ou évolution de la chaîne valeur ?

C’est la question qui hante les éditeurs de presse et à laquelle plusieurs scénarii sont proposés.

Les amoureux du papier pensent que le support a encore de belles perspectives et qu’il ne s’agit que d’une période temporaire.

En s’appuyant sur le consommateur, ces optimistes annoncent que les lecteurs seront toujours friands de papier et que le secteur de la presse écrite doit simplement s’adapter en terme rédactionnel pour coller plus étroitement aux attentes de nouveaux consommateurs.

Une autre pensée fait jour à laquelle je croie beaucoup plus pour l’avoir prôné depuis dix ans, c’est que l’arrivée d’internet et la nouvelle chaîne de valeur met en péril les modèles économiques de la presse, comme celles de la musique et du cinéma.

Nous sommes passés d’une période de limitation des canaux de diffusion de l’information, par des processus industriels de fabrication et de distribution à une ère d’explosion et de presque ubiquité de l’information.

Internet a permis de réduire considérablement les coûts de diffusion des contenus et transforme pratiquement tout un chacun en éditeur potentiel.

Parallèlement les nouveaux modes de consommation de l’économie numérique sont axés sur des forfaits et non plus sur du paiement à l’acte (achat d’un journal, d’un magazine ou d’un CD…).

Le consommateur attends aujourd’hui une offre complète qui s’accommode mal des contraintes de la presse papier vendant au numéro avec les problème de bouclage des éditions, de distribution, de gestion des invendus etc…

Toute cette chaîne de valeur industrielle qui a fait le succès de la presse papier est aujourd’hui un frein pour le consommateur qui trouve sur internet, et en continu, une foule d’informations détaillées.

Je pense donc que cette évolution est irréversible et que les consommateurs ne reviendront par massivement vers le papier. Les titres papier vont devenir des suppléments des sites internet et c’est là qu’il faut chercher les relais de croissance.

Si la circulation des titres papier diminue, la publicité va naturellement se réduire et le problème va se poser drastiquement pour certains titres à faible tirage.

Car malheureusement si l’audience des sites internet des titres papier augmente, les revenus publicitaires tirés de ces sites ne compensent pas, et de très loin, la perte de revenus sur le papier.

C’est d’ailleurs là que se trouve le vrai challenge des éditeurs.

On entend trop souvent des arguments du type : « il faut que les éditeurs aillent sur internet, qu’ils s’adaptent » etc…

C’est facile à dire mais moins aisé à faire avec 80 à 90 % de revenus en moins. Car c’est là que se situe le cœur du problème.

Non content de subir la concurrence sur l’audience de tous les sites personnels et blogs en out genre, la presse sur internet doit apprendre à vivre avec 80 à 90 % de revenus en moins. Comment faire vivre une rédaction ?

Les sites à forte audience et intégrés à de grands groupes peuvent compter sur des économies d’échelle mais les éditeurs plus petits ne pourront pas s’adapter.

Migrer vers le tout numérique ?

Certains titres américains ont déjà arrêté leur publication papier pour se concentrer sur internet mais l’exercice n’est pas simple.

Le dernier en date à se poser sérieusement la question est l’éditeur de The Christian Science Monitor. Le titre est diffusé à plus de 50000 exemplaires (dans les années 70 le titre était diffusé à plus de 300000 exemplaires) alors que son site web reçoit plus de 2 millions de visiteurs uniques.

Malgré cela les revenus générés par le site sont insuffisants pour faire vivre toute l’équipe de rédaction. Le titre a donc décidé de publier l’édition papier sur une base hebdomadaire et d’arrêter le quotidien pour s’appuyer sur le site internet. Un bon exemple du supplément papier pour le site web qui va devenir la source.

Le groupe de presse estime pouvoir réduire ses coûts de 10 à 15 %.

Cela ne sera certainement pas suffisant pour adapter les coûts de structure aux revenus potentiels générés par ces audiences.

Car l’équation est plus simple à poser qu’à résoudre : environ 60 % des coûts proviennent de la publication et de la distribution du papier mais cela génère 90% des revenus. Donc comment absorber 40 % des coûts avec seulement 10% des revenus ? Il faut augmenter ses ventes de 400%.

Pas facile en période de récession surtout que la croissance de la publicité sur les sites de presse se tasse (Les revenus du web stagnent dans les journaux américains)

La réduction de la parution papier être néanmoins une piste que pourrait suivre Forbes ou Business Week qui enregistrent respectivement 4 et 7 millions de visiteurs uniques sur leurs sites web.

from the latest Business Week cover --- par Jeff Smith's Pictures

US News également affecté par 32% de réduction de ses pages de pub pourrait à l’inverse, avec seulement 2,3 millions de VU, ne pas avoir la taille critique pour continuer son activité uniquement en ligne. Peu être devra-t-il suivre l’exemple du Orange County Register qui a délocalisé sa rédaction ? (Un journal californien teste la délocalisation en off shore une partie de sa rédaction)

Le facteur taille est donc un facteur clé, avec la diffusion multi support, de la capacité de continuer le métier d’éditeur et il est curieux de voir que les états généraux de presse butent encore sur certains dogmatismes, peut être légitimes dans l’absolu mais totalement déconnectés de la réalité. La concentration n’est plus un luxe, c’est une nécessité.

La publicité perdue ne reviendra pas sur le papier même quand la crise économique sera terminée. Les changements de comportement des consommateurs et des annonceurs ancreront plus largement le média internet comme un vecteur incontournable pour atteindre sa cible consumériste.

La vraie interrogation est de savoir quels seront les niveaux tarifaires sur le web dans 24 mois. Si en France nous sommes très en deçà des niveaux des Etats Unis, environ 25% des tarifs américains, il est peut probable que ces tarifs atteindront ceux du papier à audience égale.

L’équation économique va donc être la clé de la survie de beaucoup de titres ou la chance pour de nouveaux entrants très low cost comme YouVox ?

Qu’en pensez-vous ?

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 17:28

Comme de nombreuses fuites l’avaient annoncé il y a déjà plusieurs mois, cette fois-ci c’est officiel, il n’y aura pas de quatrième licence mobile.

Dans l’annonce de ce matin pour le développement de l’économie numérique, Eric Besson, qui a remplacé Nicolas Sarkozy trop occupé par la crise économique, à confirmé qu’il y aurait un appel d’offres pour des fréquences mobiles en 2009 mais n’a pas suivi les recommandations de l’ARCEP qui militait pour un quatrième opérateur.

Le lobbying l’a-t-il emporté comme nous y faisions allusion dans notre article 4ème licence mobile le lobbying de Bouygues et de France Telecom l’a-t-il emporté ?

Il semble que les stratèges financiers soient satisfaits de cette décision car l’action d’Iliad à pris jusqu’à 7% après l’annonce. Il vrai qu’à court terme, les investissements devraient être plus faibles car il n’y aura pas de dépenses d’équipements mobiles mais à moyen terme, la convergence imposera une offre fixe-mobile et il faudra, à Free, trouver une alternative probablement couteuse.

Cette décision va, en tous les cas, satisfaire les opérateurs actuels qui n’auront pas à affronter la concurrence d’un nouvel entrant agressif sur le prix. C’est le groupe Iliad, maison mère de Free, qui est le grand perdant de cette décision car cela lui interdit de se lancer dans la compétition de la convergence fixe-mobile.

En effet Orange et Vivendi possède chacun une offre ADSL et mobile qui ont atteint la taille critique.

Bouygues Telecom, qui est le plus petit opérateur mobile vient de lancer une offre d’accès internet (Bouygues Telecom prépare le lancement de sa Bbox, interview vidéo et décryptage) mais l’affaire est loin d’être gagnée car le groupe part de zéro dans un marché très développé.

De son côté, Free est le numéro deux du marché de l’accès internet mais n’a pas accès à une offre mobile.

Il lui reste donc à essayer de déployer son réseau Wimax puisqu’il dispose de la seule licence nationale dans cette technologie.

La décision politique de lui refuser la quatrième licence pourrait pousser l’opérateur alternatif à accélérer son déploiement en Wimax et essayer de casser les prix en voix sur IP.

Car si la licence Wimax de Free ne lui permet pas de faire du hand over, rien de l’empêche de développer une offre d’accès à l’internet mobile comportant une offre de voix sur IP, comme sur le fixe, intégrant des minutes gratuites vers le mobile comme le fait déjà sa filiale Alice.

Les dirigeants de Free doivent probablement regretter de ne pas avoir accepté les premières conditions qui leurs auraient permis d’acquérir la quatrième licence pour 619 millions d’euros sans étalement de paiement.

En 2007, le groupe avait soumissionné avec Numéricâble, qui s’était ensuite retiré mais Free avait demandé un étalement du paiement qui lui avait été refusé.

Sans cette demande, Iliad aurait eu sa licence mobile, certe, couteuse mais stratégique pour son évolution.

Comme je le présentais en février 2008, (Free dans une situation moyenne mais pas désespérée), tout n’est pas perdu aujourd’hui mais la stratégie du trublion de l’internet va devoir changer et il est probable que des alliances se fassent dans les prochains mois.

Iliad et Bouygues ont déjà discuté de rapprochement mais il n’y avait pas eu de terrain d’entente en 2007 et il est vraisemblable que la situation actuelle soit encore pire car Xavier Niel doit voir dans la décision politique, le lobbying de Martin Bouygues.

D’autres partenaires pourraient émerger car nous oublions souvent que le Wimax, aux US, c’est parti.

De gros acteurs comme Google ont investi plusieurs milliards de dollars dans Clerawire/Sprint/nextel et le moteur californien pourrait bien être tenté de faire un pied de nez aux opérateurs français qui attente impatiemment le LTE, concurrent du Wiamx, qui devrait arriver en …. 2011, soit plus de 3 ans après la disponibilité du Wimax.

Dans l’intermédiaire, Free pourrait être prendre une licence MVNO afin d’offrir à ses abonnés une offre de roaming dans les zones non couvertes en Wimax. Une situation économiquement moins rentable mais avec l’économie de 619 Millions dans la licence… Hypothèse déjà envisagée en 2007 : L’échec de Free dans la 4ème licence mobile peut-il être positif ?

Reste que la mariée est moins belle et le groupe de télécom comptait faire entrer un acteur de poids dans son capital pour couvrir ses nouveaux investissements, ce sera plus difficile sans la quatrième licence.

Il reste maintenant les licences du dividende numérique qui devrait être vendues aux enchères dès 2009, comme l’a annoncé ce matin Eric Besson. Qui dit enchères dit prix élevé et l’on ne peut pas reprocher au gouvernement de tenter de gagner de l’argent sur ce point.

Il va donc falloir beaucoup d’argent frais à Free s’il veut faire partie des gagnants et l’arrivée d’un partenaire aux poches profondes serait le bienvenu avant la procédure d’appel d’offre.

Si donc il y a mouvement stratégique, cela devrait intervenir dès le début 2009.

Nul doute que les derniers mois de l’année 2008 seront pour les dirigeants d’Iliad très occupés.

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 13:16

Microsoft bids for Yahoo ! - Google threatened? par sai.shankar

Depuis l’annonce de leur accord sur la publicité en ligne, Yahoo et Google font face à des pressions, tant de la part de leurs concurrents comme Microsoft mais surtout des annonceurs et des agences qui craignent un monopole de fait.

Dans les faits ce serait bien le premier et le second moteur de recherche du web qui s’allieraient dans la publicité en ligne.

Yahoo utiliserait les technologies de Google dans ses sites ce qui le rendrait encore plus dépendant de Google. Rien de surprenant donc que tous les acteurs dans la chaîne de valeur soient contre cet accord.

Il est même d’ailleurs surprenant que les dirigeants de Yahoo se soient engagés dans cette voie car elle réduit considérablement leur indépendance. L’antipathie, pour ne pas dire plus, avec Microsoft doit être énorme pour tenter d’échapper à l’éditeur par ce biais, du moins provisoirement.

Car rien n’est définitivement joué et il serait assez surprenant que cet accord soit accepté par les autorités antitrust aux Etats-Unis et en Europe.

Si finalement un accord à minima est autorisé, cela ne freinera pas les velléités de Microsoft qui reviendra certainement à la charge.

Yahoo OneConnect icon comparison par purplr

A moins que ce ne soit Apple ?

En effet tant Microsoft qu’Apple disposent d’importantes réserves en cash et le statut particulier de Yahoo le rend très attractif. Le portail californien est l’un des acteurs qui génère le plus de trafic dans le monde et si la fusion avec AOL se réalise, sa valeur, en tant que site de destination n’en sera qu’augmenté.

Dans l’évolution des modèles économiques qu’a anticipé Microsoft et que connaît bien Apple, Yahoo est une proie bien tentante dans une période où le cash est le nerf de la guerre.( Les grandes techno américaines et la tempête financière.)

Apple va devoir faire évoluer son modèle car l’iPod va arriver en fin de vie, l’iPhone va être concurrencé en 2009 par tous les fabricants de téléphones et il va falloir trouver des relais de croissance sinon le cours de bourse va s’effondrer. Il a déjà perdu presque 30% de sa valeur en quelques mois. Un site comme Yahoo allié à la Pomme serait extrêmement valorisant pour conserver la domination de la vente de contenus en ligne d’iTunes.

Hors c’est sur le service/contenus que va se jouer la prochaine bataille. Les opérateurs télécom ont réussi à faire plier la Pomme sur son modèle de commercialisation de l’iPhone V1 qui donnait la part belle à Apple et à l’Apple store. Maintenant il faut qu’Apple reprenne l’avantage et Yahoo pourrait l’y aider efficacement.

Qu’en à Microsoft il reste toujours dépendant très largement de la vente de logiciel sur un modèle de vente à l’acte qui va s’amenuiser. Il lui faut donc renforcer MSN et Yahoo reste le moyen le plus rapide de revenir sur Google. Un rapprochement MSN-Yahoo-Facebook donnerait un avantage certain à l’éditeur de Redmond.

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Published by Edgeminded - dans Analyse-Stratégie
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