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  Christian Jegourel

 

    

5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 12:08

Si les négociations semblent bien engagées entre le portail californien et la filiale de Time Warner, les intérêts d’une fusion de ce type restent encore à prouver.

D’après le Wall Street Journal qui rapporte que les dirigeants des deux entreprises étudient sérieusement cette option pour contrer l’offre de Microsoft, il n’est pas sûr que les actionnaires et les employés de Yahoo soient gagnants dans cette opération.

Il devient clair que l’équipe dirigeante de Yahoo, Steve Chen en tête est totalement opposée à un rachat par Microsoft malgré la prime de 60% sur le cours de bourse du portail.

Néanmoins les options ne sont pas nombreuses pour Yahoo car il n’y a pas d’autre entreprise capable de débourser plus de 40 milliards de dollars pour mettre la main sur une dotcom en difficulté.

Pris isolément Yahoo est dans une situation calamiteuse prise en sandwich entre Google dans la recherche qui truste l’essentiel des budgets publicitaires du segment et la montée en puissance des sites de contenus pilotés par les groupes de médias américains. Sans compter la progression constante des réseaux sociaux, comme MySpace ou Facebook, qui promettent de s’accaparer une part importante des recettes publicitaires, appuyée par des audiences record.

Pas simple donc pour un portail de contenus et services de résister à cela et l’avenir de Yahoo, comme entreprise indépendante, semble très marqué du déclin.

Des intérêts divergents

On comprend bien la position de Steve Chen à rechercher une fusion avec AOL où Yahoo aurait le leadership et ou le fondateur du portail aurait la main mise sur l’ensemble. L’intérêt de Time Warner est également perceptible puisque le groupe de médias ne sait pas très bien quoi faire d’AOL et ne semble pas avoir de stratégie internet bien établie. Cela lui permettrait de valoriser son actif et de refiler le bébé à Yahoo. Au passage en ayant une part significative de l’ensemble qui lui garantirait un canal de distribution pour ses contenus.

Bonne opération pour tout le monde ?

Pas certain que cela plaise aux actuels actionnaires de Yahoo qui perdrait là une occasion de récupérer leur mise sans trop de casse avec l’offre de Microsoft.

Les employés de Yahoo ne doivent pas non plus être ravi car les métiers du portail et d’AOL sont sensiblement les mêmes et il y aura nécessairement des réductions d’effectifs. Bien que cela soient ceux d’AOL qui semblent les plus menacés car Yahoo à préparer une pilule empoisonnées en accordant des conditions de licenciement très généreuses à ses employés en cas de rachat.

Une stratégie peu claire

L’intérêt stratégique même d’une fusion est discutable car les entreprises sont sensiblement sur le même créneau mais surtout elles sont en perte de vitesse toutes les deux. Cela n’augure pas d’une dynamique de progression importante car si les dirigeants d’AOL et de Yahoo avaient eu une vision claire de leur stratégie passée, ils ne seraient pas dans cette situation. Un mariage de deux malades a rarement donné de bons résultats.

A l’inverse une fusion, ou un rapprochement avec Microsoft fait du sens pour les deux entreprises car cela donnera à Yahoo une meilleure assise dans la technologie qui lui fait défaut par rapport à Google et donnera à Microsoft une audience importante qui manque à MSN. Cela permettra également de renforcer leurs positions dans le mobile où Microsoft est fort avec son système d’exploitation Windows Mobile et Yahoo avec ses offre de recherche et de gestion publicitaire.

Sur ce dernier point, la force de frappe de Yahoo et de eQuantive, racheté en 2007 par Microsoft donnerait naissance à une régie capable de concurrencer Google.

Enfin les dirigeants de Time Warner devraient prendre conscience que l’objectif des dirigeants de Yahoo est d’échapper à tout prix à Microsoft car pendant le même temps ils étudient toujours un rachat de MySpace par le portail et où News Corp garderait une part de l’ensemble. Le même scénario pour Steve Chen qui conserverait la direction de l’ensemble.

Conclusion, je parie toujours sur un rapprochement avec Microsoft car si les dirigeant de Yahoo s’entêtent à essayer de se rapprocher d’AOL, après avoir essayé vainement avec ou de News Corp/MySpace, les actionnaires vont intensifier les plaintes pour destruction de valeur et de spoliation de leurs intérêts.

Pour le moment les dirigeants de Yahoo pourraient toujours argumenter qu’en proposant une alternative « crédible » cela permet de mettre la pression sur Microsoft qui pourrait relever son offre de rachat.

Un bien joli coup de poker comme je les aime mais d’après certaines sources américaines, il semble que Microsoft ne soit pas dupe et reste très confiant dans son offre actuelle. Il faut rappeler que beaucoup d’actionnaires de Yahoo sont en même temps de gros actionnaires de Microsoft et que si le géant de Seattle relevait son offre, ils perdraient d’un coté ce qu’ils pourraient gagner de l’autre. Et comme la valorisation de l’éditeur de Redmond est huit fois supérieure au portail californien, le calcul est vite fait.

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 12:07

C’est à l’occasion d’un Meet Ten, ces rendez vous réguliers que le MVNO a l’habitude d’organiser que nous avons pu découvrir les nouvelles offres de Ten Mobile.

Outre de nouveaux forfaits annoncés la semaine passée avec Orange, c’est une interface spécifique qui a été installée sur le HTC Touch et le Samsung 00000.

Pour le HTC Touch qui utilise l’interface Touch Flow 2 du constructeur Taïwanais, c’est une surcouche de navigation tactile qui a été ajoutée par Ten.

Cela rend le téléphone encore plus simple à utilisé même si l’iPhone reste la référence absolue dans le domaine.

En ce qui concerne les nouveaux forfaits c’est une évolution plus qu’une révolution puisque Ten Mobile proposait déjà de l’accès internet illimité. Le MVNO d’Orange a ajouté néanmoins la voix en « presque » illimitée. En fait, au-delà de 3 minutes de communication la consommation est gratuite vers tous les mobiles et tous les fixes. Il y a uniquement les 3 premières minutes qui sont décomptées du forfait. Un gros plus pour les bavards. Pour les utilisateurs peu diserts moins d’intérêt.

Les tarifs :

|1h30 pour 39,90 euros (19,95 les deux premiers mois) 2h30 pour 49,90 euros (24,95 les deux premiers mois) 3h30 pour 59,90 euros (29,95 les deux premiers mois) Ces tarifs valent pour un engagement de 24 mois. (+ 4,50 euros pour un engagement de 12 mois). Au-delà du forfait, la minute est facturée 40 centimes. Au lancement, l’offre est limitée à 50 000 exemplaires. |

Pour exemple le HTC Touch est proposé à 49,90 € pour un abonnement de 24 mois.

Cela est déjà une évolution notable vers l’illimité total de la consommation mobile à l’instar de ce qui est en usage sur le fixe. Un pas de plus vers la convergence fixe-mobile tant sur la voix que dans l’accès internet.

L’opérateur conserve son offre My Ten qui permet de stocker des contenus vidéo et audio sur un serveur, de les écouter en streaming sur son portable mais également de les partager avec ses « amis ».

L’ubiquité de la communication est en vue mais la remise en cause des modèles de rémunération des droits un peu aussi….. Voilà qui va donner du grain à moudre pour la taxe à la copie privée sur les mobiles.

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 15:25

Pour Bouygues Telecom, l’année 2008 sera l’année des grosses décisions stratégiques. Le groupe a jusqu’ici évité ce type de décision à l’exception notable et justifiée de son refus d’investir dans une licence UMTS au pus fort des spéculations.

Depuis, le soufflet est retombé et le prix de la licence 3G avait été ramené à 619 millions d’euros, compatible avec les finances de l’opérateur et la gestion prudente de Martin Bouygues.

Sur ce plan on pourrait comparer Bouygues Telecom et Free qui sont pilotées, toutes deux, par des actionnaires soucieux de leur bonne rentabilité et qui ne se lancent pas dans des investissements hasardeux ou des stratégies risquées. Le problème c’est qu’à force de ne pas prendre de décision, le marché avance sans vous.

C’est ce qui menace Bouygues Telecom qui n’a pas assez vite investi dans l’accès internet pour compléter son offre mobile.

Il faut rappeler que la filiale Telecom de Bouygues est en vente, officieusement, depuis au moins deux ans et que Martin Bouygues en veut au alentour de 10 milliards d’euros. Cela ne facilite par la reprise…

Donc dans l’incertitude de savoir quel serait ses actionnaires et son périmètre, l’opérateur a laissé passer plusieurs opérations qui auraient pu lui permettre de mieux se positionner dans les offres quadruples play. Car la concurrence va bien se placer sur ce terrain comme nous l’avons vu dans l’article d’introduction de ce dossier (Free, Numéricâble, Bouygues Telecom : 2008 l’année de tous les dangers face à Orange et SFR Neuf).

Avec TF1 et une expérience audiovisuelle importante Bouygues Telecom aurait pu être idéalement placé face à Vivendi et France Telecom. Il est inconcevable que Bouygues Telecom n’ait pas participé à la consolidation du secteur et laissé Neuf s’emparer successivement de partie FAI d’AOL France puis de Club Internet.

C’est une erreur qui va maintenant se payer très cher et si Bouygues Telecom était une entreprise cotée en bourse le cours serait en chute libre. Faut-il d’ailleurs y voir une relation mais la valorisation de la maison mère a baissé d’un tiers depuis fin octobre 2007 avec rien moins que 10% de chute durant ces derniers 5 jours. Les perspectives sur le titre à court-moyen termes ne sont d’ailleurs pas très bonnes même si certains gérants croient encore en la valeur avec les perspectives de rapprochement avec Areva.

L’opérateur a semblé prendre conscience néanmoins de sa faiblesse en rachetant les équipements de feu Club Internet que lui a revendu Neuf après l’acquisition en 2007. Nous pouvions nous attendre à ce que Bouygues Telecom lance une offre ADSL dès 2008 mais le groupe a annoncé il ya quelques jours que ce ne serait pas avant 2009.

Est-ce uniquement un problème technique ou le groupe mise sur la vente, maintenant certaine, d’Alice pour se refaire ?

Si Bouygues Telecom souhaite acquérir Alice, la compétition va être rude avec Numéricâble qui a bien besoin également de la filiale française de Tiscali. L’annonce, la semaine dernière du lancement d’une offre ADSL, chez le câblo-opérateur, ne suffira pas pour rattraper le retard massif sur ses concurrents en nombre d’abonnés à l’internet et le rachat d’Alice lui permettrait de réellement peser sur ce marché.

Bouygues va donc devoir sortir son portefeuille pour l’emporter d’autant que Numéricâble a tout à perdre si Bouygues Telecom emporte le FAI. C’est que le câblo-opérateur a également besoin d’une offre mobile comme nous l’expliquions ici. Si Bouygues Telecom rachète Alice, il se suffira à lui-même alors que si l’opérateur ADSL lui échappe il devra composer avec quelqu’un. Cela pourrait être avec Free, il y déjà eu des négociations en ce sens, mais le trublion de l’internet est candidat à la 4ème licence mobile. Plus que jamais le paysage télécommunication en France est suspendu à ces trois acteurs qui se regardent en je t’aime moi non plus. Avec deux entreprises dirigées par deux patrons propriétaires et la 3ème détenue majoritairement par deux fonds anglo-saxons, la partie s’annonce intéressante.

Quoi qu’il en soit c’est en 2008 que tout va se jouer pour ce trois là.

Articles du dossier en relation :

- Free, Numéricâble, Bouygues Telecom : 2008 l’année de tous les dangers face à Orange et SFR Neuf

- Free dans une situation moyenne mais pas désespérée

- Numéricâble joue sa dernière carte en 2008 ?

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 11:59

Le câblo-opérateur est dans une situation très délicate voire désespérée sans mouvement de grande ampleur. Il lui faut impérativement accroître considérablement sa part de marché dans l’accès internet et se positionner sur le mobile.

Le rachat d’Alice serait une solution de sortie intéressante pour Numéricâble qui est parti sur une mauvaise stratégie marketing et perception du marché.

En 2006, après la fusion entre Noos et Numéricâble et les diverses concentrations dans ce secteur, les dirigeants du groupe annonçaient fièrement que la télévisons HD et les capacités du câble seraient une « killer application » pour déferler sur le marché.

La réalité est tout autre puisque les contenus HD sont aujourd’hui quasi inexistants et que les problèmes de réseaux chez Noos ont entrainé une image de marque calamiteuse du câblo-opérateur. En revanche le marché est tiré par l’abonnement à internet et les fournisseurs d’accès proposent des contenus et services audiovisuels largement suffisants par rapport au parc actuel de téléviseurs.

Hors, chez Numéricâble le nombre d’abonnés à Internet est ridiculement faible par rapport aux trois premiers. Il est donc essentiel de se développer par croissance externe.

Si le rachat de Club a échappé à Numéricâble, la récente entrée dans le capital du fond Carlyle, à un tiers de la valorisation estimée en 2006, devrait donner au câblo les moyens de ses ambitions. Reste à savoir si les actionnaires seront capables de débourser plus de 600 millions d’euros pour racheter Alice puis plus de 600 autres millions pour la 4ème licence mobile s’ils l’obtenaient.

Les fonds d’investissements sont en effet confrontés à la crise de liquidité depuis l’affaire des subprimes qui s’est encore aggravée depuis les ennuis financiers du fond KKR. Ce fond risque d’être à cours d’argent frais et ce risque pourrait se répercuter sur l’ensemble des fonds d’investissements. Cela générait certainement pendant plusieurs mois la capacité de Cinven et de Carlyle s’il fallait réinjecter de l’argent dans Numéricâble.

Néanmoins ils n’ont pas trop le choix car s’ils ne mettent pas ma main sur Alice, ou un autre FAI, le déclin est inéluctable et la perte sera sèche. Free serait bien inspirer de faire monter les enchères, sur Alice, pour fragiliser son concurrent dans la course à la quatrième licence mobile.

Car sur le mobile, Numéricâble n’est pas non plus en excellente posture, loin de là. Il a un accord MVNO qui ne lui permet pas de faire du quadruple play à des conditions intéressantes. Il est donc virtuellement écarté de la convergence fixe-mobile- internet. Il reste assez bien installé dans l’accès aux contenus audiovisuels mais ceux deviennent maintenant des produits d’appels pour les FAI et ne sont pas une « killer application »….

Il est donc nécessaire que Numéricâble se positionne sur l’accès internet et dans la téléphonie mobile.

Le rachat d’Alice lui donnerait accès à presque un million d’abonnés et une base ADSL non négligeable. A l’inverse il n’a pas d’expertise technique dans cette activité et il n’est pas sûr que les clients Alice ne migrent pas vers un autre opérateur au moindre souci de service. Ce serait donc payer très cher un actif à risque. Un rapprochement avec Free serait intéressant mais je ne pense pas que les dirigeants réciproques puissent cohabiter. Les fonds d’investissements qui possèdent à 70% le câblo-opérateur pourrait néanmoins pousser le PDG d’Altice, Patrick Drahy, à laisser son fauteuil chez Numéricâble si les perspectives continuaient à se dégrader.

Numéricâble a donc également intérêt à essayer d’acquérir la 4ème licence mobile à tout prix. Premièrement parce qu’il lui faut impérativement une offre mobile et deuxièmement parce que cela affaiblirait Free et pourrait pousser Xavier Niel à négocier. Free pourrait également se tourner vers Bouygues Télécom mais la négociation avec Martin Bouygues ne serait certainement pas plus simple qu’avec des fonds d’investissements. Les deux entreprises ont déjà été en discussions et rien n’a abouti. D’autres bruits non vérifiés laissent à penser un rapprochement Free/Bolloré… A suivre

Comme le calendrier semble être plus avancé pour l’obtention de la 4ème licence que pour la vente d’Alice, Numéricâble va tout faire pour l’emporter et la lutte risque d’être âpre même s’il ne sera pas simple de convaincre la commission d’attribution que Numéricâble peut être un meilleur opérateur que Free.

Une partie de la décision dépendra également de la capacité des acteurs à faire du lobby dans un sens ou dans l’autres et les opposants à ce que Free obtiennent la 4ème licence sont nombreux. A commencer par Bouygues qui souhaite marier Bouygues Telecom avec Free et qui devrait renoncer si le FAI obtenait la licence mais également France Telecom et SFR qui n’ont pas envi de voir arriver un concurrent à la réputation low cost.

Comme on le voit le dossier Numéricâble n’est pas simple et si sa candidature à la 4ème licence mobile n’est pas la plus sexy, la décision finale reste incertaine.

Articles du dossier en relation :

- Free, Numéricâble, Bouygues Telecom : 2008 l’année de tous les dangers face à Orange et SFR Neuf

- Free dans une situation moyenne mais pas désespérée

- Les incertitudes chez Bouygues Telecom (à venir prochainement)

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 17:46

Le FAI est bien positionné dans l’ADSL mais sans offre mobile il ne peut combattre SFR-Neuf et Orange sur le quadruple play et sa taille ne lui permet pas de se positionner correctement dans l’accès à des contenus premium.

Avec la seule licence nationale en Wimax mais sans autorisation de faire du hand over cela peut lui permettre de déployer un réseau nomade avec voix sur IP mais sans couverture GSM il ne pourra pas se positionner sur le mobile. Sans licence mobile il ne peut donc pas avoir droit à l’utilisation des autres réseaux (automatique dès la couverture de 25% du territoire).

Un accord MVNO, possiblement avec Orange lui permettrait de combler partiellement cette lacune mais le rendrait dépendant. L’attribution de la 4ème licence mobile lui donnerait un atout supplémentaire pour concurrencer SFR et FT mais demanderait de gros niveaux d’investissements pour déployer à la fois la fibre et le réseau mobile. C’est néanmoins la seule option viable pour Free surtout depuis que l’état français peut proposer l’échelonnement du paiement des 619 millions d’euros de la licence.

Le problème pour Free c’est que s’il était le seul candidat à cette 4ème licence il y a quelques mois, cette licence est également vitale pour Numéricâble qui a maintenant les moyens de la lui disputer depuis l’arrivée d’un nouveau fond d’investissement, Carlyle, dans son capital.

Il n’est donc pas du tout sûr que Free l’emporte et sans cette licence son avenir s’assombri. S’il ne l’obtenait pas il lui faudrait impérativement faire un rapprochement avec Bouygues Telecom ou Numéricâble et ce serait la perte de pouvoir pour Xavier Niel. La filiale de Bouygues est en effet estimée près de 10 milliards d’euros alors que Free ne vaut « que » 3,5 milliards. Numéricâble a été valorisé environ 3 milliards mais l’ajout de la 4ème licence mobile lui offrirait des perspectives renchérissant sa valeur. L’attentisme prudent et pragmatique de Free qui a fait son succès jusqu’ici en ayant d’excellents ratios financiers pourrait aujourd’hui l’avoir desservi.

En tout état de cause ses marges de manœuvres seraient très réduites et il lui faut donc impérativement cette licence mobile sous peine de devoir déployer un réseau très dense en Wimax. Cette option l’entrainant vraisemblablement vers un rapprochement avec un industriel..

Parallèlement ses investissements dans le déploiement de la fibre optique devraient baisser avec la possibilité, pour les opérateurs, de se partager les réseaux. Mais là encore le choix, judicieux, de Free de la technologie Fiber To The Home (FTTH) favorise ses concurrents mais le dessert lorsqu’il veut utiliser l’infrastructure des autres FAI. Rappelons que les autres FAI (Orange er Neuf) ont choisi le FTTB (Fiber To The Building) qui raccorde la fibre jusqu’à l’immeuble puis mutualise ensuite le réseau entre les différents abonnés. Free a choisi de raccorder chaque abonné avec sa fibre propre ce qui garanti des débits plus importants mais coute un peu plus cher.

S’il doit ouvrir son réseau aux autres FAI ce ne sera donc plus un avantage concurrentiel pour lui mais il est obligé de la faire, légalement et économiquement pour amortir ses coûts de déploiement.

Dans l’accès aux contenus, Free est totalement absent. Il se contente comme Neuf, aujourd’hui de proposer ses « tuyaux » à plusieurs opérateurs de contenus comme Canal Plus, TF1 vision par exemple.

Cette stratégie économe et pragmatique pour éviter de se lancer dans un nouveau métier pourrait s’avérer difficilement tenable demain si Vivendi se lance dans la forfaitisation complètes de contenus-services.

Si l’économie de contenus numériques s’oriente, comme je le pense, vers de la forfaitisation, un groupe ayant accès à des contenus comme Vivendi sera avantagé. Orange développe à toute vitesse cette expertise et est le leader sur le mobile et comme FAI et intéressera nécessairement les ayants droits. Pour Free c’est autre chose….

Comme on le voit l’avenir du FAI indépendant va se jouer très certainement en 2008

Et vous qu’en pensez-vous ?

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 17:44

L’arrivée récente de Carlyle, au coté de Cinven et d’Altice, dans le capital de Numéricâble, relance le jeu auquel ce livre les acteurs restants de la concentration déjà amorcée dans la convergence fixe mobile et dans la course à la taille critique.

En effet, à part France Telecom qui truste presque 50% du marché de l’accès à Internet en France, les autres acteurs doivent se concentrer pour atteindre une part de marché d’au moins 20 à 25% dans le fixe et le mobile afin d’être capable de suivre les niveaux d’investissements requis pour le passage à la fibre optique dans l’accès internet et la 4G dans le mobile.

L’acquisition ou la fusion, plusieurs fois envisagées, de Neuf Cegetel par SFR renforce, aujourd’hui, le besoin des autres acteurs de se concentrer afin de pouvoir concurrencer Orange et le nouvel ensemble de Vivendi.

Orange peut allégrement se positionner sur le marché du quadruple play en proposant à ses clients un abonnement unique intégrant l’accès internet, les communications fixes et mobiles et des contenus audiovisuels. L’acquisition d’une partie des droits du football est l’illustration de cette stratégie.

De son coté Vivendi est dans la même logique avec SFR, deuxième opérateur mobile en France et Neuf Cegetel, deuxième FAI français. Il est donc merveilleusement positionné pour être le challenger naturel de l’opérateur historique. Avec Canal + il est même en meilleur position que France Telecom dans les contenus et c’est certainement la raison pour laquelle celui-ci avance à marche forcée dans ce segment.

D’où l’importance, pour France Telecom, de la filiale dirigée par Patricia Langrand directement rattachée à Georges Penalver, directeur Exécutif Marketing Stratégique du groupe. La création d’Orange Valley, chargée d’accélérer la mise sur le marché de produits et services suit également cette stratégie et cette filiale, dirigée par Jean Louis Constanza est directement rattachée au PDG, Didier Lombard.

Pour les autres acteurs la situation est moins bonne car dans un marché en concentration avec la convergence de nombreux services, cela veut dire destruction de valeur et réduction des marges. La taille critique est donc essentielle et plus seulement sur son segment d’origine mais sur toutes les activités occupées par la concurrence.

On le voit bien tant Bouygues Telecom, absent du fixe, que Free, absent du mobile ou Numéricâble inexistant sur les deux sont aujourd’hui dans une situation délicate.

Dans ce contexte, la mise en vente d’Alice ne surprend pas si ce n’est par le calendrier bien tardif de cette opération. En effet bien que supérieur en taille à Club Internet, Alice n’a jamais été rentable et n’a pas atteint la taille critique sur ce secteur. Une vente ou une fusion était donc inéluctable, d’autant que la santé de la maison mère sème le doute dans la péninsule. Les dirigeants de Telecom Italia avaient-ils imaginé un possible rapprochement avec Free ?

Aujourd’hui le schéma semble un peu plus simple sur le papier mais il y a encore des opérations à venir. Si Orange et Vivendi en ont vraisemblablement terminé dans leurs grandes manœuvres, les cas de Bouygues Telecom, Numéricâble et Free restent entiers.

Nous allons donc détailler l’état des forces en présence et analyse de différentes hypothèses dans les trois articles qui seront publié cette semaine :

- Free dans une situation moyenne mais pas désespérée

- Numéricâble joue sa dernière chance

- Bouygues Telecom les décisions stratégiques ne peuvent plus attendre

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 14:47

L’annonce de l’OPA inamicale sur Yahoo va forcer Google à affiner sa stratégie de développement et à cesser d’annoncer tout et n’importe quoi. C’est un peu comme au poker où l’un des joueurs annonce « tapis ». Il est temps de se découvrir et arrêter le bluff et les gesticulations.

Jusqu’ici Google a réussi à maintenir son cours de bourse très élevé en annonçant constamment de nouveaux services puis plus récemment dans la téléphonie mobile avec Androïd.

Il convient de remarquer néanmoins qu’aucune de ces activités n’est rentable et certaines sont totalement gratuites et destructrices de valeur. Le rachat de YouTube pour 1,650 milliards de dollars a été un non sens économique. Pour mémoire le site de partage vidéo devrait dégager un CA très inférieur à 100 millions de dollars alors que le cout de la bande passante est estimé à 30 millions par mois. Cela doit générer un déficit d’exploitation d’au moins 300 millions. Que dire des investissements dans les différents produits/services sensés concurrencer Microsoft sur Office, la messagerie et autres qui n’ont jamais atteint leurs objectifs.

Comme je l’avais écris à la suite du CES 2006, il y a deux ans, presque jour pour jour (Google vs Microsoft : jouent-ils sur le même terrain ?) tout va dépendre de la vitesse à laquelle vont se déployer les réseaux de communication « ubiquitaires ». Si les terminaux, mobiles et PC ne disposent pas d’accès rapides et partout, les logiciels embarqués de Microsoft continueront d’accaparer le marché. Si au contraire les réseaux se développent rapidement, la notion de client léger pourrait remplacer les logiciels embarqués et favoriser Google.

Le problème c’est qu’il faut maintenir la croissance coute que coute. La participation de Google aux enchères sur les fréquences du dividende numérique est-elle justifiée par le besoin de trouver un relai de croissance et de disposer d’un réseau ubiquitaire rapide ?

Le moteur californien doit donc tout faire pour bloquer l’offensive de Microsoft sur Yahoo. Il na peut lui-même entrer dans le capital du portail car les autorités de la concurrence américaines et européennes s’y opposeraient arguant la trop forte prédominance de Google dans l’internet.

Microsoft apparaît donc ici comme une alternative à l’hégémonie de Google. Il ne faut pas s’y tromper, même avec une possible fusion de MSN avec Yahoo, Google gardera, un temps au moins, la prédominance de la recherche et des revenus publicitaires associés.

Pourquoi le géant des logiciels est donc intéressé par Yahoo si à court et moyen terme il n’est pas certain de concurrencer efficacement Google sur la principale ligne de revenu du web ?

La réponse est que cela gèlerait l’expansion de Google en le cantonnant à cet espace, considérable, de la publicité par les liens sponsorisés. Si Microsoft réussi con coup sur Yahoo, il aura une position inattaquable dans la messagerie internet et tout un tas de services associés. Ce serait la fin des tentatives de Google sur les services en ligne et l’extension naturelle de Microsoft d’un modèle d’OS et d’applications embarquées vers un modèle en ligne dans les années à venir.

Avec une prédominance sur les applications Office hors et en ligne, il serait quasi impossible à un autre acteur de déstabiliser l’éditeur de Seattle.

Que peut faire Google ?

Il peut essayer d’entrer par la petite porte de Yahoo avec une petite prise de participation comme avec AOL, il peut signer des accords pluri annuels pour imposer Google Search dans le portail, signer des accords croisés sur des formes de partages de publicité voire des campagnes jumelées Google Yahoo. De concurrents ils passeraient à partenaires. C’est la seule possibilité pour que les autorités de la concurrence américaine et européenne ne bloquent pas.

Sur le terrain juridique, le moteur californien va tout faire, et c’est déjà commencé, pour diaboliser son adversaire afin de le présenter comme un prédateur sans foi ni loi.

Les dirigeants de Google ont bien compris qu’ils jouaient leur avenir sur ce coup et rien n’est encore acquis pour Microsoft qui malgré le montant de l’OPA record n’est pas du tout assuré de l’emporter.

Après plusieurs années de match avec Microsoft durant lesquelles Google paraissait avoir toujours une longueur d’avance il semble que les résultats conséquents de Microsoft qui ont dépassés les attentes aient signé une pause dans le combat. Rappelons que Google dans le même temps a déçu les attentes d’analystes sur ses résultats.

Et vous quel votre avis sur cette nouvelle bataille dans la guerre que se livre ces deux acteurs.

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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 13:30

Après des mois de réflexion et de déclarations diverses sur le sujet, le mogul des médias a annoncé, à Davos, que le Wall Street Journal allait maintenir une formule payante pour une partie de son contenus. Il n’empêche que d’après Rupert Murdoch, l’essentiel du journal sera en accès payant.

C’est donc semble-t-il une voie de bon sens qui a été choisie puisque le WSJ était le seul quotidien internet à maintenir une formule payante et a être positif.

Cela me semble d’ailleurs logique puisque le type de contenu du journal est à haute valeur ajoutée pour ses clients de la finance et que le prix à payer est très inférieurs aux bénéfices d’avoir l’information.

C’est vraisemblablement une leçon à retenir que les médias capable d’apporter une haute valeur ajoutée resteront payant : dans la finance, la médecine, le juridique…

Il faut néanmoins comprendre que la partie purement « informative » du journal sera accessible gratuitement sur internet. L’audience générée devant permettre de financer la production de contenus avec de la publicité.

Cela me semble une bonne stratégie car cela permet d’identifier clairement les coûts et les revenus poste par poste. La partie payante pouvant se permettre de produire de l’information à haute valeur ajoutée très couteuse à générer. La partie gratuite devant adopter une organisation plus « low cost » amortie en multi support sur le papier et le web.

Je crois que c’est la bonne formule pour ce type de support et que certains autres titres professionnels devraient s’en inspirer.

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 15:35

A l’instar de Yahoo qui au Etats-Unis fédère plusieurs centaines de journaux sur les PA emploi en ligne, le marché français doit se concentrer et c’est sous la houlette de la filiale de Publiprint, Adenclassifieds, que se fait cette concentration.

Le groupe propriétaire de Cadremploi et de Keljob vient d’annoncer son intention d’acquérir Cadronline à NextRadioTV. Ce dernier avait trouvé le site d’emploi dans la corbeille lors du rachat du groupe Test.

Ce sont donc les marques Cadremploi, Cadronline, Keljob, Jobvente et Jobfinance qui pourrait être réunies au sein d’un même acteur.

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 15:32

L’annonce, confirmée ce matin par un bref communiqué de presse de Neuf, de négociation entre ses actionnaires est assez révélatrice de l’importance de cette nouvelle consolidation.

C’est néanmoins sans surprise que nous accueillons cette information à YouVox Tech, puis que nous envisagions cette hypothèse dès le mois de mars 2007 dans notre article FAI : après une vente de Club Internet, une fusion SFR Neuf Cegetel est-elle possible ?

Il est d’ailleurs logique que le groupe Dreyfus cherche à sortir maintenant au plus haut de la fourchette de valorisation avant la prochaine destruction de valeur que procurera le quadruple play.

Neuf Cegetel est aujourd’hui valorisé plus de 7,6 milliards d’euros et la mise en bourse de cette entreprise révélait directement l’intention de sortie du groupe Dreyfus. Si la stratégie industrielle avait prévalu, il eut été moins couteux d’acheter Neuf avant l’introduction.

Une consolidation de SFR et de Neuf Cegetel est totalement logique et il s’agira ici, provisoirement, du seul groupe capable de concurrencer France Telecom sur le fixe et le mobile. La pression sur Free va donc s’accentuer sur le besoin de déployer une offre mobile, soit avec la 4 ème licence si les conditions financières évoluent soit en Wimax avec sa licence nationale.

La pression est également mise sur Bouygues Telecom qui a racheté le réseau ADSL de Club Internet à Neuf et qui va devoir déployer une offre commerciale.

Si donc, pour le moment, le jeu semble figer c’est l’attribution de la 4ème licence qui débloquer la partie. Si Free obtient cette licence, il lui faudra trouver un partenaire industriel et financier pour déployer le réseau (pourquoi pas Telecom Italia qui apporterait Alice ou Deutsche Telekom qui reviendrait en France ?). Bolloré pourrait également être tenté. Si au contraire Free n’obtient pas la licence, un rapprochement déjà étudier mais repoussé avec Bouygues Telecom redeviendrait possible.

L’objectif de tout ce petit monde est bien entendu la mise en place d’offres quadruple play intégrant l’accès internet fixe-mobile, des services de télévision et la téléphonie fixe-mobile.

Si sur le plan commercial une offre de ce type est intéressante, il en va autrement des aspects économiques car toute agrégation d’offres entraîne souvent une destruction de valeur s’il n’y a pas parallèlement de croissance organique du marché. Compte tenu du taux d’abonnement à l’ADSL et au mobile, en France, la capacité de croissance en volume est faible. Il y a bien sûr des marges de progression face à nos homologues européens sur l’abonnement au mobile mais certainement pas suffisamment pour absorber une destruction de valeur par agrégation d’offres.

La concentration des FAI a déjà illustré l’importance de la taille critique et le déploiement des nouveaux réseaux 4G, pour le mobile, et fibre pour le fixe nécessite de gros investissements.

La course à la concentration est donc nécessaire et certains acteurs pourraient faire les frais ce cette situation. L’intention du fond d’investissement Cinven de sortie partielle de Numéricâble n’est certainement pas étrangère à cela car c’est probablement cet acteur qui sortira le premier du marché. La tentative ratée de consolider le marché par rachat de Free ou de Bouygues Telecom n’a pas été suivie d’une stratégie de rechange convaincante et la « killer application » de la TVHD sur le réseau câblé n’est pas pertinente car le nombre de contenus disponibles en HD est insuffisant.

SI donc les choses semblent bien engagées pour Orange et Vivendi, les acteurs restants vont donc devoir accélérer leur stratégie. Car même si la sortie du groupe Dreyfus n’est pas une surprise, le calendrier n’est pas neutre et oblige donc Free et Bouygues à se repositionner.

Il est vraisembablble que l’année 2008 soit encore une année stratégique car Free et Bouygues vont tout faire pour se valoriser au maximum et conserver des leviers de négociation. Le premier déploiera son offre Wimax même s’il n’obtient pas la 4ème licence mobile et proposera de l’accès internet nomade et de la voix sur IP sans roaming. Le second commercialisera une offre d’accès ADSL sur le réseau de Club

Le deux devront néanmoins gagner de manière impérative des parts de marché sur le segment qu’ils ne couvrent pas encore afin d’avoir la taille critique sur les deux marchés en convergence. C’est d’ailleurs ce qui pourrait accélérer les offres quadruple play car si Vivendi et Orange n’ont pas intérêt à détruire de la valeur trop vite, les deux autres devront gagner des parts de marché rapidement. Une offre fixe-mobile dans un même abonnement serait un bon moyen de gagner de nouveaux clients.

L’affaiblissement par tentative d’assèchement des revenus du concurrent, bien connu de Google qui rend gratuit ce que Microsoft fait payer, a néanmoins des limites. Les marges dégagées par les opérateurs ne sont pas si considérables surtout dans l’ADSL et il sera intéressant, si ce scénario se valide, de voir celui qui pourra le plus réduire ses prix entre Free et Bouygues Telecom.

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