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  Christian Jegourel

 

    

5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 15:31

Google semble décidemment avoir toujours une longueur d’avance sur son concurrent de Seattle. Alors que pendant plusieurs semaines la compétition semblait faire rage pour une prise de participation dans Facebook et l’accès au réseau social, Google avait déjà dans ses cartons une technologie plus fédératrice et un accord secret avec MySpace.

Les pauvres stratèges de Microsoft ont eu la victoire de courte durée après l’entrée dans le capital de Facebook. Ce ticket à 240 millions de dollars devait leur donner accès à un énorme marché publicitaire et leur permettre de garder les yeux sur le réseau qui offre, aujourd’hui, le plus fort potentiel de développement.

Et patatras. Google une fois de plus avait anticipé le coup et développé une technologie transversale pour tous les réseaux sociaux.

Open Social est une Facebook Killer application car lorsqu’un réseau est fermé, être le leader donne naturellement un énorme avantage concurrentiel.

Open Social, en bref, ce sont des API qui permettent de construire des applications pour réseaux sociaux sur internet. L’idée étant de permettre aux développeurs de rendre leurs applications compatibles d’un réseau sur l’autre. Exemple la collection de vos amis en imagettes sur Facebook pourrait être mise sur LinkedIn.

S’il devient possible d’être identifié automatique dans plusieurs réseaux à la fois, l’avantage disparaît. En clair vos préférences (amis, événements, groupes mais surtout les widgets etc…) pourront être tracées de manière transparente entre les réseaux : un ajout « d’ami » sur LinkedIn sera enregistré dans mon profil MySpace. D’ailleurs va se poser le souci de la différentiation des réseaux à usages privés de ceux à usages professionnels…

Dans cette histoire Google fait d’une pierre deux coups

Le moteur californien rend pratiquement inutile la prise de participation de Microsoft dans Facebook et se positionne idéalement comme la technologie transversale multi réseaux sociaux pour gérer la publicité.

Avec la plupart des réseaux sociaux du marché (Bebo, LinkedIn, HI5, Friendster et Ning) et MySpace, Google s’assure d’une longueur d’avance essentielle face à Microsoft. Implicitement ces réseaux ont fait le choix des technologies de Google au détriment de celles de Microsoft et de Yahoo.

Car c’est peut être bien Yahoo le grand perdant de cette opération. Microsoft vient de perdre une nouvelle bataille mais ses ressources sont encore immenses alors que le marché de la publicité est vital pour Yahoo.

Les discours de son président et fondateur Jerry Yang ne suffiront pas à s’imposer sur un marché de plus en plus dominé par Google. Il est d’ailleurs possible que Yahoo se tourne vers les contenus et se repositionne dans le futur comme AOL. Ce serait alors l’aveu de l’échec dans un segment de services.

Les autres perdants de cette opération sont les agences publicitaires qui ont investi dans le rachat d’agence interactives.

Le mouvement stratégique de Google va les affaiblir.

Que vont faire Facebook et Microsoft ?

En toute logique Facebook devrait rejoindre le mouvement initié par Google car il ne peut s’exclure de la transversalité. Microsoft de son coté va étudier attentivement les technologies de Google afin de voir s’il lui est possible d’y ajouter une brique qui pourrait lui redonner l’avantage.

Quoiqu’il en soit cela amoindri considérablement la valeur de Facebook et l’estimation de 15 milliards de dollars donné par l’investissement de Microsoft.

Une alliance stratégique entre Google et News Corp ?

 

L’autre grande information c’est la découverte d’une alliance secrète entre News Corp et Google depuis plus d’un an.

C’est en quelque sorte un Yalta entre l’internet et les médias concrétisé par les deux plus importants représentants dans leur secteur. Ils ne sont pas seulement les plus importants ils ont également des stratégies mondialisées. Google plus News Corp c’est la synthèse de contenus et de services. Il ne manque plus que les télécoms.

C’est donc également un signal d’alerte pour tous les groupes de médias qui en sont encore à se poser la question du multi supports. Le terrain de jeu s’est déjà déplacé alors que certaines équipes n’avaient pas encore alignées les joueurs sur le terrain précédent.

Il est donc clair que les rivalités entre les groupes de médias et Google vont certainement se pacifier car le géant de Mountain View a, cette fois enfin, ouvert un nouveau champ de croissance et que les médias en ont bien besoin.

Articles en relation :

Microsoft - Facebook : 15 milliards de valorisation ou un simple prêt ?

Facebook, Microsoft gagne la première manche contre Google. Perspectives

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 15:29

Je n’ai pas par habitude de critiquer ouvertement les entreprises mais dans ce cas particulier il convient d’informer sur les pratiques de cet hébergeur.

Il est probable que leurs pratiques soient également reprises par d’autres hébergeurs et nous profiterons de cet article pour vous donner la parole sur ce sujet.

Résumé des problèmes.

 

Pour l’ébergement des noms de domaines YouVox ainsi que de nombreux autres, je suis client de 1and1 depuis plusieurs années. Il m’a donc semblé naturel d’étudier les offres proposées par cet hébergeur au moment de lancer YouVox.

Les packages proposés étant très intéressant, j’ai donc souscrit un contrat d’hébergement comportant de très nombreuses fonctionnalités (20 bases de données MySQL, de nombreuses fonctions de statistiques, 2500 noms de domaines et sous domaines, 1200 adresses emails, etc…) Bref une vraie offre pro, d’ailleurs le pack se nomme pack pro. Pour information nous utilisons 7 bases de données et environs 30 domaines et sous domaines, donc très en deçà de l’offre.

Tout à bien fonctionné pendant 12 mois mais depuis deux semaines c’est le cauchemar.

Tout à commencé par une difficulté d’accès aux sites YouVox dans la soirée du 24 octobre. Ayant déjà eu quelques perturbations, il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Le lendemain par contre, un email du service support déclenche vraiment le début des problèmes. 1and1 m’informe par email, 24 heures après le début des perturbations, que nos applications consomment trop de ressources et qu’ils ont migré le compte sur un serveur annexe. Lequel serveur est inaccessible et les sites YouVox sont tous injoignables. Réponse de ma part par email puis par courrier recommandé du 26/10, rien n’y fait.

Je prends contact avec la DGCCRF et toujours rien, 1and1 fait le mort.

Nous recevons parfois un email du service support qui nous remercie d’avoir pris contact avec leur service mais rien d’autre.

Au-delà de l’incurie de leurs services il convient d’analyser le problème. Il semble que comme d’autres entreprises, 1and1 propose des packs de services en espérant que la plupart des clients resteront très en deçà des possibilités offertes. Si l’un des clients commence à réellement à utiliser le package on lui propose de passer à l’offre suivante. Et dans le cas de 1and1, la proposition est plutôt contraignante puisque le message précise « Nous vous recommandons pour une telle utilisation l’acquisition d’un serveur dédié si vous souhaitez continuer à travailler avec 1and1 Internet SARL ». En clair en cas de refus vous ne serez plus client !

Des pratiques qui s’apparente à de la vente forcée et sur laquelle, la DGCCRF saisie aura à ce prononcée.

Et l’affaire dure maintenant depuis le 24/10/2007 sans qu’il ait été possible de parler à un responsable pour solutionner le problème.

Au travers des contacts téléphoniques avec le service technique, il apparaît que nos sites ont été volontairement déplacés sur des machines bridées.

Ceci est d’autant plus surprenant que le trafic de YouVox n’a pas augmenté de plus de 10% durant tout le mois d’octobre. Devant cet argument un responsable du support a admis qu’un client devait consommer plus de ressources que nous sur le serveur et qu’il avait dû migrer récemment, YouVox devenant le numéro un sur ce cluster !

Nous avons donc entamé un bras de fer car il est hors de question de laisser cette affaire en l’état et céder au chantage de cette entreprise qui compte sur une restriction d’accès à vos sites internet pour vous vendre des services additionnels ou vous voir partir. Il convient de préciser que le trafic de nos sites a chuté de moitié avec des pointes de moins 90% certains jours car les pages sont inaccessibles. L’hébergeur compte certainement sur une baisse des revenus publicitaires de ses clients pour les contraindre à partir ou à souscrire un pack supérieur.

Mais comme nous ne faisons pas de publicité cela ne nous fera pas plier.

Comme nous n’avons toujours pas nouvelle de cette entreprise malgré nos relances par email, par téléphone et par courrier, nous avons décidé de mettre cette affaire sur la place publique.

Le dernier message du service support est arrivé à 15 h ce jour : « Merci d’avoir contacté 11 Internet. Nous avons pris en compte votre demande, il faudra patienter le temps de traiter votre demande.Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à nous recontacter »

On se fout du client

Conclusion fuyez 1and1 comme la peste.

Si vous avez des cas similaires, publiez-les en commentaires

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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 20:26

C’est finalement Microsoft qui l’a emporté face à Google dans la bataille de l’entrée au capital du réseau social qui compte 50 millions de membres. La compétition faisait rage depuis plusieurs mois entre mes deux géants et les rumeurs les plus folles avaient courues.

Il faut souligner que le réseau enregistre plus de 250000 nouveaux membres par jour dont 60% en dehors des Etats-Unis. Cela lui offre une perspective de rattraper MySpace en moins d’un an si les progressions des deux réseaux suivent leurs courbes actuelles.

Le grand vainqueur est …

Le grand vainqueur de cette opération c’est le jeune Mark Zuckerberg car Microsoft va prendre seulement 1,6% du capital de Facebook pour un montant de 240 millions de dollars. Cela valorise le réseau à 15 milliards de dollars soit déjà 33%de plus qu’il y a un mois lorsque la polémique de sa valorisation de 10 milliards avait mis en lumière Facebook pour la grand public. Pour mémoire Facebook devrait annoncer un chiffre d’affaires de 150 millions de dollars et un profit de 30 millions de dollars sur 2007. Cette valorisation peut donc paraître extraordinaire mais nous avions déjà donné notre avis sur ce sujet : Facebook valorisé 10 milliards de dollars par Microsoft qui négocie une entrée dans le capital, est-ce justifié ? Notre analyse. Certains spécialistes prédisent même un chiffre d’affaires global pour les réseaux sociaux de plus de 3 milliards de dollars en 2010 comparé aux 1,2 milliards estimés en 2007.

Pour le président de la plateforme Microsoft, Kevin Johnson, qui a mené les négociations, le potentiel attendu de Facebook est de 300 millions d’utilisateurs et les revenus publicitaires générés pourraient être très largement supérieurs à l’investissement consenti. Il est vrai que 240 millions de dollars pour Microsoft c’est peu.

Il ne s’agit pas seulement d’une entrée au capital car Microsoft s’assure, avec ce contrat, l’exclusivité de la gestion publicitaire de Facebook. Et il s’agit d’un énorme marché potentiel car le réseau social connaît beaucoup d’informations sur ses membres : les informations qu’ils publient facilement mais également la plupart de leurs goûts, habitudes, amis et donc affinités ….. Avec les groupes, les événements, les amis, les causes diverses, les photos (taguées et souvent localisées) un outil permet de cibler les profils des utilisateurs. De là à imaginer une publicité personnalisée et contextuelle… il n’y a qu’un pas que Microsoft envisage allégrement.

Et c’est tout l’enjeu de cet accord car si les annonceurs ont fuit, un temps, le réseau MySpace, c’est à cause de la non qualification de l’audience et de la difficulté à cibler les annonces aux « bonnes » cibles.

Avec les technologies que développent Microsoft et le réseau Facebook, c’est une possibilité considérable de revenus en perspective.

C’est également un atout pour Facebook lui-même car cela lui donne une valorisation très importante avant probablement une entrée en bourse début 2008. Bien que le fondateur de Facebook ait indiqué ne pas visé d’introduction avant deux ans.

Une entrée en bourse lui permettra de lever plusieurs milliards de dollars qui serviraient au développement international.

Sur le plan technologie également le fait de travailler avec Microsoft sur la pub va lui éviter d’avoir à développer une technologie de gestion publicitaire concurrente de celle de Google et de Yahoo. Une course à ces technologies aurait été impossible à Facebook compte tenue des niveaux d’entrée imposés par les GYM qui y ont investi plusieurs milliards de dollars en comptant le rachat d’agences (eQuantive pour Microsoft, Double Click pour Google et Right Media pour Yahoo).

Facebook va dons pourvoir se concentrer sur le développement de son éco système face à MySpace mais également face au réseau professionnels comme LinkedIn ou Viadeo en France. A terme c’est la mort assurée de ces réseaux « pro » s’ils ne sont pas capables d’atteindre leurs fonctionnalités et leurs champs d’action.

L’autre point important de ce deal c’est la déclaration de Mark Zuckerbeg en septembre dernier qui avait dit que Facebook était un système d’exploitation. Cette déclaration un peu énigmatique prend tout son sens et comme nous l’avions déjà indiqué, l’interface du réseau sociale pourrait bien être demain celle du démarrage de nos applications en ligne. On comprend d’autant mieux l’intérêt de Microsoft.

Une bien belle opération pour le jeune fondateur qui avait refusé en 2006 un racaht par Yahoo qui avait proposé 1 milliard de dollars.

C’est également une bonne opération pour News Corp qui voit la valorisation de MySpace potentiellement explosé et surtout l’intérêt de Google se renforcer dans leur partenariat. Google qui a perdu une bataille va maintenant tout faire pour aider le concurrent de Facebook à conserver son avance.

Google se posera certainement la question de la survie de son propre réseau social Orkut qui se développe bien au Brésil et en Inde mais qui reste très marginal ailleurs. Une fusion avec MySpace ? Cela pourrait lui permettre de mettre le pied dans l’autre grand du secteur.

Et le grand perdant est donc ….

La bataille continue et dans ce jeu Yahoo a perdu une manche car il n’a pas de porte de sortie sur ce terrain.

Cela nous pose la question que nous avions déjà soulevée sur le développement de plateforme comme SkyBlog qui va devoir accroître son internationalisation.

L’analyse en vidéo d’un média US :

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 21:33

 

Nous avons rencontré l’un des co-fondateurs de Gloobot, un moteur de recherche immobilier. Gérald Poitevineau nous présente l’activité de la start up.

 

Gloobot est un moteur de recherche qui indexe plus de 3,7 millions d’offres immobilières dans la plupart des sites français. Que ce soit des sites dédiés ou des sites d’agences immobilières, le moteur est capable de balayer plus de 3,7 millions d’annonces sur internet et d’afficher les résultats sous une seule interface. Si l’on a déjà recherché un bien immobilier on comprend tout de suite l’avantage.

Gloobot fait parti d’un projet plus vaste bâti autour de technologie de veille sur internet et l’équipe rassemblée par Gérald Poitevineau compte proposer d’autres applications sectorielles autour de leurs développements.

Le secteur immobilier paraissait porteur pour ce type de moteur de recherche et Gloobot est une application dédiée de la technologie développée par l’équipe.

Le résultat est alléchant car cela permet de visualiser en une seule application le marché des annonces avec une sélection en langage naturel sur des critères qui sont parfois absents de l’annonce d’origine. Gloobot a développé une norme qui lui permet de retrouver dans les annonces des éléments qui ne sont pas toujours identifiés comme critère par le site d’origine (cheminée, parking ….). De cette manière, il est possible dans Gloobot de sélectionner des annonces avec les mêmes critères quels que soient les sites d’origines.

C’est ce qui différentie Gloobot d’un Google ou d’un Yahoo c’est que le moteur est totalement dédié et se comparerait plus à un KelJob spécialisé dans l’immobilier. Gérald n’aime cependant pas la comparaison car Gloobot n’est pas un agrégateur d’annonces mais plutôt un métamoteur de recherche.

Gloobot fait également de la similarité dans les annonces et supprime le doublonnage. Dans les faits, si un même bien est proposé sur plusieurs sites, par plusieurs agences, Gloobot est capable de faire le dé doublonnage même si l’annonce est rédigée de manière différente.

La plupart des informations immobilières étant gratuites à l’accès, le moteur balaye l’essentiel du marché.

Le projet a représenté deux ans de développement à deux personnes et l’équipe s’est étoffée récemment avec deux autres ressources supplémentaires.

Le service est ouvert depuis le 15 octobre 2007 en version beta. Le dé doublonnage n’est pas encore utilisable mais le sera très rapidement.

Tout un tas de fonctionnalités comme des tags sont également disponibles permettant de sélectionner des critères personnalisés, une fonction géographique permet d’étendre le champ de recherche à une zone circulaire qui va automatiquement intégrer les communes concernées…

 

Le modèle économique.

Comme Google, Gloobot se rémunère sur la publicité mais le moteur ne souhaite pas se substituer aux sites d’annonces et va être très peu intrusif. Néanmoins lors d’annonces doublonnées, c’est celle qui sera sponsorisée qui apparaitra. Une valorisation payante qui peut être un modèle extrêmement rentable car si un bien immobilier est commercialisé par plusieurs agences, seule celle qui paye verra son annonce apparaître. Mais il faut que le site réponde aux critères de qualité du moteur (présence de photos, qualité du renseignement, rapidité d’affichage…).

Gloobot a néanmoins son « premium link » par site qui permet à l’annonceur de faire remonter ses annonces en priorité. Dans la mesure où l’offre trouvée dans la liste est éligible à la top positon, l’annonce apparaitra dans la recherche. Et par définition du dé doublonnage, éliminera les autres des résultats affichés.

Il va être intéressant de suivre ce modèle d"intermédiation qui reprend un peu le concept de Google au niveau immobilier, la monétisation de Gloobot venant nécessairement s’insérer dans la chaîne de valeur. Il est encore trop tôt pour savoir comment se répartira la valeur depuis le vendeur jusqu’à l’acheteur …

Extrait de l’interview de Gérald Poitevineau


Comment est venue l’idée ? Gérald nous explique la génèse du projet ainsi que la technologie peer to peer utilisée par Gloobot.

Le moteur est basé sur des agents qui se répartissent sur les postes des utilisateurs et qui permettent de scruter les sites de manière répartie.

La société est en constitution (Gloobot SA) afin de rentabiliser les investissement estimés à 1,5 millions d’euros financés sur fonds propres. Une levée de fond est envisagée sur 2008 autour de 4 millions d’euros pour attaquer l’Europe. En tout cas un projet avec de belles persectives que nous allons suivre de près.

La stratégie suivie Gérald nous confie tout cela dans un autre extrait de l’interview :


L’intégralité de l’interview sera diffusée sur YouVox.tv le lundi 15 octobre à 15h, le 16 octobre à 10h et le 17 octobre à 16h.

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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 10:38

Jean Louis Constanza a ajouté à ses fonction de PDG de Ten la responsabilité d’une nouvelle unité au sein de France Telecom qui est directement rattachée à Didier Lombard.

Jean Louis est donc devenu un personnage clé des télécommunications en France puisqu’il allie une expérience indiscutable dans cette industrie avec la création de Télé2 et de Ten à une responsabilité de premier plan pour un grand opérateur.

Il était donc naturel que nous luis posions plutôt des questions sur l’industrie des télécommunications que sur Ten en particulier.

Jean Louis s’est gentiment prêté au jeu et nous répond sur sa vision des potentialités des MVNO à pouvoir évoluer dans l’environnement très concurrentiel face aux opérateurs. Jean Louis compare le marché MVNO à celui du dégroupage et pense qu’il reste possible à des MVNO de se développer en étant innovant.

En tant que responsable d’Orange Valley, Jean Louis va avoir comme mission de proposer au marché les innovations permanentes produits par les différentes unités du groupe comme le Technocentre. Il s’agit donc d’une unité chargée d’être plus réactive dans la sortie de produits et services. Orange Valley va donc essayer de se concentrer sur des marchés de niches qui peuvent avoir des opportunités de développement international. Jean Louis cite comme exemple Facebook et l’on peut penser que cette unité va chercher à se différencier de l’approche télécom d’Orange. Le groupe ne se laissera pas prendre la valeur ajoutée dans le réseau en laissant des acteurs comme Apple étendre leur position dans la chaîne de valeur au détriment de l’opérateur d’infrastructure.

Nous en avons profité compte tenu de l’actualité de nous donner son avis sur la 4ème licence mobile qui a été, pour le moment, refusé à Free. Pour Jean Louis qui considère Free comme un véritable innovateur, lancer un service mobile demande des offres très différenciées. Et rien n’est gagné car c’est un marché difficile.

Bouygues vient de racheter pour 100 millions d’euros les équipements de réseau de Club internet qui faisait doublons avec ceux de Neuf Cegetel. Jean Louis pense que les besoins d’évolution dans le cœur de réseau vont demander beaucoup d’investissement et il n’est donc pas certain que Bouygues aura le temps de rattraper le retard.

La vidéo de l’interview :


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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 10:35

Le MVNO en passe d’être repris par Orange, va annoncer de nouvelles offres orientée internet mobile, le cœur de son positionnement.

Adossé maintenant à l’opérateur historique, Ten Mobile a retrouvé une capacité d’innovation et ses équipes inventives en ont profité pour préparer plusieurs surprises.

L’opérateur s’appuie déjà sur plusieurs milliers de boutiques et pourra également être commercialisé dans les boutiques France Telecom dans les mois qui viennent. Un accélérateur certain par rapport à la distribution exclusivement sur internet, encore très confidentielle dans ce secteur.

My Ten, un espace personnel semi-communautaire.

C’est à peu près comme cela que je résumerais ce nouveau service qui est un mixe entre un service à la Orb ou comme Sling Box mais chez l’opérateur et un moyen de faire partager ses contenus à ses « amis ».

En clair, le client Ten Mobile pourra disposer d’un espace de stockage permettant de placer des fichiers (textes, images, morceaux de musique, vidéos…). Dans un premier temps seuls les textes et photos seront accessibles depuis son mobile mais avant fin 2007, les fichiers musicaux et vidéo le seront également de manière illimitée. En gros plus besoins de stocker ses mp3 sur son mobile, ils seront accessibles partout dès l’instant que j’ai l’accès au réseau.

Le plus important c’est que cet espace pourra être partagé avec d’autres abonnés Ten Mobile qui pourront alors écouter mes morceaux de musiques ou visionner mes vidéos sur leurs mobiles.

La technologie utilisée vient d’une petite structure française et c’est un choix de Ten de travailler avec des équipes proches et réactive.

En attendant la réaction des ayants droits

Nous touchons là la imite de la diffusion à usage personnel et l’opérateur s’engouffre dans une voie à la limite de la législation. Il est certain que ce type d’initiative va dans le sens de l’histoire mais cela va certainement faire réagir. Jean Louis Constanza compte d’ailleurs sur le buzz qui va être généré sur ce service.

Le nombre d’accès simultané sera néanmoins limité afin de ne pas être assimilé à un diffuseur… Il y a visiblement un large espace de développement de services avec My Ten et les équipes de Ten Mobiles rengorgent de bonnes idées et nous devrions voir arriver au fur et à mesure des évolutions sur ce service.

L’accès internet illimité.

Comme nous l’avions retracé il y a déjà quelques mois, Ten Mobile est le pionnier dans l’accès illimité sur mobile. Les nouvelles offres reprennent donc ce concept avec, quand même l’impossibilité de streamer des contenus depuis des plateformes vidéo ou musicales, très gourmandes en bandes passantes. Une extension de forfait est néanmoins prévue pour les addicts à DailyMotion et YouTube.

Plus traditionnel mais intéressant sur le plan tarifaire, des offres tarifaires alignées sur les grands opérateurs mais qui offres en plus des heures supplémentaires le soir.

La reprise de Channel Ten, la possibilité de charger, pendant la nuit, des programmes enregistrés sur les chaînes classiques que l’on pourra regarder en podcast. Jean Louis Constanza, PDG de Ten Mobile nous fait d’ailleurs partager ses doutes sur la télévision sur mobile et utilise une jolie formule « je ne crois pas à 100% à la télévision en flux sur mobile tel que on l’a pas vue se développer dans la plupart des pays »

L’opérateur se positionne plutôt dans une offre push de contenus vidéo pertinents voire avec une offre premium.

Je ne vous détaillerais pas les offres tarifaires qui seront prochainement disponible sur Ten.fr. Et oui l’opérateur vient de récupérer le nom de domaine.

La seule limitation que je vois encore actuellement c’est la faiblesse de l’offre de téléphones mais cela devrait rapidement évoluer car Ten va pouvoir s’appuyer sur la puissance d’Orange vis-à-vis de fabricants et ses applicatifs qui permettent de surfer sur internet ou de recevoir ses emails vont bientôt être compatible avec tous les mobiles sous Windows Mobile 6. De quoi largement étendre l’offre. A très court terme, Ten va ajouter le Touch d’HTC, qui devrait satisfaire la plupart des clients potentiels de leurs offres. Pour avoir testé ce téléphone il semble bien adapté à un usage intégrant l’accès internet et l’usage de mails. Il na lui manque que la 3G.

Des extraits de la vidéo enregistrée dans les locaux de Ten mobile le « Ten » octobre 2007

L’intégralité de la vidéo avec l’interview de Jean Louis Constanza sera diffusée sur YouVox.tv le 15 octobre 2007 à 18h et le 16 octobre à 10h.

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 20:55

La stratégie d’Apple dans le mobile semble devoir s’adapter aux réalités du terrain et aux acteurs installés. Que ce soit en France où la législation interdit la vente couplée ou aux Etats-Unis où une « class action » est ouverte contre la pomme, Steve Jobs va devoir revoir ses prétentions.

Il faut dire que l’attitude d’Apple face aux opérateurs de téléphonie mobile est d’une arrogance à la hauteur de profits de cette industrie. C’est la première fois qu’un fabricant de téléphones mobiles obtient une rétro cession sur les communications de la part des opérateurs. Le fabricant californien s’est donc naturellement tourné vers le numéro un de chaque pays afin d’obtenir le maximum de revenus de ses accords.

Et voilà que la belle machine se grippe.

En France tout d’abord avec la législation qui contrarie le modèle et avec Orange qui refuse de se laisser tondre sur ses revenus.

Aux Etats-Unis où les consommateurs sont excédés de l’attitude de la pomme et espèrent interdire son modèle de vente couplée et l’exclusivité d’ATT.

Chez les hackers, enfin, qui déverrouillent régulièrement les systèmes de protection de l’iPhone. Il aura fallu à peine 7 jours pour que la nouvelle version 1.1 du système d’exploitation de l’iPhone soit cracké et Apple annonce déjà des correctifs. Nous allons donc assister à une course poursuite entre le fabricant et la communauté de hackers à l’instar de ce qui se passe avec le DRM pour les contenus.

En France rien n’est réglé
Didier Lombard, le PDG de France Telecom, a annoncé en début de semaine que l’iPhone serait distribué dès le mois de novembre mais Apple vient de publier un communiqué dans la nuit contredisant l’opérateur.

L’image d’Apple écornée ?

Cela commence à faire beaucoup et il n’est pas sûr que l’image d’Apple sorte grandie de cette affaire. Si Steve Jobs est indiscutablement un génie du marketing, il va devoir améliorer sa communication car l’iPhone pourrait bien se voir attribuer l’image d’un système fermé face à Windows Mobile 6. De nombreux utilisateurs de l’iPhone s’agacent d’ailleurs des propos de la pomme qui condamnent les applications compatibles avec l’iPhone et qui ne paient pas les royalties à Apple. C’est pourtant l’un des avantages essentiel de ce téléphones par rapport à des concurrents qui s’ils restent encore très loin de l’ergonomie de l’interface cherchent par tous les moyens à revenir dans le jeu.

Pas simple de créer un écosystème

Nous atteignons là les limites de la création d’un nouvel écosystème qui doit s’appuyer, et un peu vampiriser, sur un modèle existant. Apple cherche à refaire ce que font les agrégateurs de flux face aux médias qui produisent des contenus en s’intercalant entre les consommateurs et les opérateurs. Si ce modèle a bien fonctionné en circuit fermé, sur l’iPod, il n’est pas sûr que cela soit reproductible dans un modèle communiquant qui nécessite un réseau ferment tenu par les propriétaires d’infrastructures.

Je pense donc qu’Apple va échouer dans sa tentative de reproduire sur le mobile et dans le fixe (Apple TV), ce qui a fait son succès dans la musique avec l’iPod. L’époque n’est plus la même, les acteurs ont appris d’Apple, et d’ailleurs certains détenteurs de contenus n’ont pas renouvelé leur contrat avec la pomme à cause des conditions exorbitantes d’Apple. Si l’interface de l’iPhone a véritablement une avance sur ses concurrents, les autres développeurs de systèmes d’exploitation, Microsoft en tête, vont combler rapidement leur retard. Il est vraisemblable que ce soit de petites entreprises qui développent plus rapidement des couches logicielles « à la iPhone » qui donnent aux autres téléphones une allure plus fun.

Le californien va donc devoir trouver une solution de sortie et probablement devenir schizophrène dans ses choix entre continuer d’essayer de se battre contre tous le fabricants de mobiles de la planète avec un système d’exploitation toujours en avance ou au contraire, concurrencer Microsoft et licencier son OS aux autres fabricants.

Apple a déjà rater cette opportunité dans les micros ordinateurs face au géant de Seattle saura-t-il aujourd’hui changer de stratégie ?

QU’en pensez-vous ?

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 20:53

Iliad s’est vu refusé la 4ème licence mobile par l’Arcep pour des raisons financières mais ne va certainement pas laisser le juteux marché du mobile au cartel des 3 comme aime à les appeler Xavier Niel. Il convient de rappeler qu’Iliad possède la seule licence nationale Wimax qui se présente comme une alternative crédible à l’UMTS depuis qu’elle est technologie candidate à la 4G.

L’opérateur alternatif pourrait donc envisager un autre scénario comme nous l’avions imaginé en juillet 2006 (Free MVNO ? Les raisons d’un revirement) qui consisterait à devenir MVNO afin de s’appuyer sur une offre GSM classique soutenue par une offre Wimax nomade.

La différence entre les licences mobiles et les licences nomade c’est uniquement le hand over, c’est-à-dire la possibilité de maintenir une conversation lors d’un passage de cellule à cellule. Comme plus de 80% des appels se font sans bouger, le problème n’est pas insurmontable pour un opérateur nomade.

L’atout supplémentaire d’être MVNO serait de pouvoir compter sur un réseau déjà déployé qui couvre plus de 90% de la population ce qui laisserait le temps de déployer tranquillement un réseau Wimax.

Il ne faut donc pas voir dans le refus de l’Arcep un échec pour Free mais plutôt une opportunité de se concentrer sur la 4G avec le Wimax alors que ses capacités financières l’auraient contraint à des arbitrages complexes si la 4ème licence lui avait été attribuée.

D’autant que politiquement le FAI peut maintenant dire que « l’état » refuse la libre concurrence dans la mobile en laissant le marché à Orange, SFR et Bouygues et militer pour obtenir plus de souplesse dans l’usage des licences Wimax nomades.

Techniquement il semble d’ailleurs que le Wimax soit aujourd’hui mature et supérieur aux évolutions LTE issues de l’HSDPA. Notre interview chez Samsung (ici) donne un éclairage tout à fait intéressant sur ce que pourrait être le marché du mobile avec le Wimax.

Comme il semble que le lobbying des trois opérateurs mobile ait été efficace, on comprend mieux le récent accord entre Bouygues et Neuf Cegetel qui va permettre au 3ème opérateur de devenir un FAI « virtuel » et proposer une offre fixe/mobile. Si Bouygues devient FVNO (fixe virtual network operator) pourquoi Free ne deviendrait-il pas MVNO en attendant que son offre Wimax couvre suffisamment le territoire.

Un accord sur le mobile lui permettrait également de mieux négocier les tarifs d’interconnexion entre la 3G et le Wimax.

Et vous qu’en pensez-vous ?

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 18:59

Le secteur du téléphone mobile est en pleine évolution stratégique et l’avenir des différents fabricants de terminaux n’est pas assuré pour tous.

Si jusqu’en 2005-2006 la compétition se faisait sur le prix et le design, la convergence est passée par là et, aujourd’hui, le périmètre de ces équipementiers se déplace.

 

Nous assistons à plusieurs stratégies qui dépendent évidemment des positions actuelles des acteurs. Les mouvements ne sont pas les mêmes suivant que vous êtes le leader comme Nokia, un groupe intégré comme Samsung ou un nouvel entrant comme Apple. Au milieu de cette guerre, des fabricants comme Palm et dans une moindre mesure, malgré son succès RIM (Blackberry) se retrouve isolés.

D’autres comme Motorola payent cher le manque d’innovation ces dernières années et semblent encore chercher leur stratégie.

Nous sommes donc à un tournant de l’histoire du mobile, où les fabricants se retrouve sur le segment, plus large de l’électronique grand public et vont devoir se déterminer face à deux axes principaux non exclusifs l’un avec l’autre.

Le premier c’est de définir sa position dans la chaîne de valeur ajoutée depuis un « simple » fabricant de mobile jusqu’à la fourniture d’un service complet intégrant des contenus et des services.

Le second concerne le passage à la technologie tout IP mobile qui pourrait voir émerger le Wimax comme standard de la 4G et mettre à mal les fabricants non présents sur ce segment.

La chaîne de valeur.

Les deux exemples opposés sont simples à identifier car leur stratégie est clairement affichée. Il s’agit d’Apple et d’HTC.

Le cas HTC.

Ce fabricant, relativement inconnu du grand public jusqu’en 2006, suit une stratégie limpide et qui le place, de mon point de vue, comme l’un des survivants vraisemblable du secteur dans les dix prochaine années.

HTC a construit son expertise en produisant des terminaux en marque blanche (MPV Orange en France) puis depuis 2006 en proposant ses produits également sous sa propre marque.

Le constructeur Taïwanais à clairement choisi de se positionner exclusivement avec des terminaux Windows Mobile ce qui lui garanti d’excellentes relations avec Microsoft et lui permet de se concentrer sur l’intégration de composants qu’il doit acheter aux grands fournisseurs mondiaux.

C’est une stratégie « à la Dell » qui a bien réussi aux fabricants d’informatique pour prendre des parts de marché aux constructeurs plus anciens et déjà établis (HP, Compaq, IBM…).

HTC sort donc plusieurs gammes de produits régulièrement, tous avec le soutient appuyé de Microsoft qui a trouvé là le seul fabricant de cette importance exclusivement sous Windows Mobile.

Apple le challenger. Rappelons que cette stratégie pour Dell a vu la fusion de HP et Compaq et la vente de l’activité PC d’IBM à Lenovo. Il ne faut donc pas sous estimé ce constructeur qui pourrait bien refaire le même scénario à Nokia et Sony…..

Le cas Apple

A l’opposé de cette stratégie se trouve Apple qui ne fabrique rien lui-même, qui arrive sur un marché bien encombré et qui doit donc innover pour s’imposer en essayant de verrouiller son segment.

C’est pour cela que la pomme impose aux opérateurs de télécommunication de lui reverser une partie des recettes liées à l’abonnement tout en se gardant le lucratif segment de la vente de contenus en ligne avec iTune.

Il est clair qu’Apple cherche à imposer sa marque et ses terminaux afin de « capter » le consommateur final et en considérant que l’opérateur mobile n’est qu’un simple fournisseur de bande passante à l’instar de ce qui se passe sur internet. L’objectif d’Apple est de capter la valeur ajoutée de tout ce qui transite par ses appareils et rien n’empêche d’imaginer que dans un futur proche il prélève une commission sur la vente d’un produit sur Amazon réalisée depuis un iPhone…..

Et les autres ?

 

Entre les deux mon cœur balance et les autres acteurs ne semblent pas avoir tous tranché.

Nokia semble pencher du côté de la stratégie d’Apple avec ses services autour d’Ovi, la création d’une régie publicitaire mobile et d’une plateforme de jeux en ligne.

Samsung semble, dans une moindre mesure suivre ce chemin avec Rhapsodie (Real Networks) mais se concentre plus sur la largeur de sa gamme de terminaux convergents téléphones portable et lecteur MP3/MP4. Le groupe Coréen peut se permettre d’attendre encore car il est parfaitement intégré et maîtrise totalement son outil de production y compris de ses écrans et de ces puces mémoires. Il n’y a que les chips de communication qui soient achetés à l’extérieur. Il peut donc supporter facilement une guerre des prix doublée d’un rythme élevé de sorties produits, sans être menacé.

Il en est tout autrement pour les autres acteurs comme Motorola, Toshiba et autres fabricants de PDAphones comme Palm, Asus ou HP.

Ces derniers fabricants sont extrêmement fragiles et il est fort probable qu’ils ne survivent pas aux 5 prochaines années dans le segment des terminaux mobile à un niveau grand public.

Comment en effet maintenir une compétitivité produits face à Apple dans les services/contenus, HTC dans un rapport qualité/prix imbattable appuyé par un système d’exploitation enfin utilisable à au niveau et à Samsung qui sort des nouveautés pratiquement tous les deux mois avec des terminaux dédiés à des micros segments. Le Coréen a d’ailleurs annoncé lors d’une conférence de presse, le 3 octobre dernier, son intention de se renforcer dans le segment des Smartphones avec de réelles innovations dès début 2008.

Le cas Nokia va être intéressant à suivre car ce constructeur, issu d’une entreprise fabricant des pneus, du papier toilette et des télévisions, a déjà su se réinventer. Que sera Nokia dans dix ans ? De mon point de vue, plus un fabricant de téléphone portable ou il devra, comme Ericsson fusionner ses activités terminaux mobiles avec un fabricant d’électronique grand public (Toshiba, Matsushita ?)

Sony va devoir également énormément batailler pour continuer d’exister sur ce créneau. Le japonais est attaqué de toute part et n’est plus le leader sur aucune de ses activités. Il est dépendant des dalles LCD et Plasma fabriquées par ses concurrentes pour ses téléviseurs, il est gravement menacé dans les consoles par un Nintendo, plus en forme que jamais, dans la hifi et les lecteurs portable se maintient péniblement et dans la téléphonie, il a été contraint de fusionner avec Ericsson. Il lui sera difficile de concurrencer Samsung qui est son concurrent le plus direct mais qui dégage des profits nettement supérieur qui lui permettent d’investir plus de 6 milliards de dollars en RD chaque année.

Conclusion.

 

Comme dans toutes les industries, aujourd’hui mondialisées, la compétition réduit le nombre d’acteurs par concentration ou abandon pur et simple de certains segments jugés non stratégiques ou non rentables.

Ma vision est donc que le secteur de la téléphonie a vécu sur la « valeur » téléphone portable qui est l’extension naturelle du téléphone fixe où de nouveaux acteurs se sont positionnés.

L’évolution des technologies et des usages modifie maintenant le secteur avec l’avènement de la « fonction » téléphonie qui est intégrée dans différents terminaux appelés à communiquer entres eux. Depuis des lecteurs MP3 avec fonction téléphonie intégrée pour les ados aux ultra PC communicants pour les cadres en passant par tout un tas d’objets qui embarqueront une fonction communicante chargée de se connecter à des contenus/services et, accessoirement à téléphoner.

Cette forme de disparition de l’objet téléphone au profit de produits d’électronique grand public sert naturellement les fabricants intégrés comme Samsung qui est présent sur toute la chaîne mais également des acteurs comme HTC, parfaitement positionné sur un segment du marché et bien résolu à le tenir. Les acteurs sans stratégie précise sont, comme d’habitude condamnés à regarder passer les trains jusqu’à ce que l’on déplace la ligne de chemin de fer et que leur utilité dans la chaîne de valeur disparaisse.

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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 13:40

TF1 et NBC Universal ont parfaitement intégré les problématiques posées par le peer to peer et la chronologie de médias.

Comment continuer de proposer des séries américaines, de plus en plus prisées par les français, plusieurs mois après la diffusion aux Etats-Unis alors que les épisodes sont disponibles sur internet parfois quelques heures après le passage antenne sur les networks américains ?

Mais tout n’est pas si simple.

Il faut être capable de traduire les programmes dans des délais très courts alors que traditionnellement la traduction se fait sur tous les épisodes à la fois. Comment mobiliser, au fil des diffusions, la vingtaine de voix nécessaires à la francisation des contenus ?

Il semble que cela ne soit ni industrialisable facilement ni économiquement rentable ni finalement, si attendu que cela par les fans de ces séries.

TF1 et NBC ont donc pris la décision de sous titrer la série Heroes plutôt que de la traduire en français. Que les francophones se rassurent, la série sera diffusée sur TF1 en français … mais dans une dizaine de mois.

L’expérience, car il s’agit bien d’une expérience, est limitée à cette série et rien n’indique que TF1, ou les autres studios, soient prêt à le faire avec d’autres séries.
Quoiqu’il en soit cela nous semble une excellente initiative et les tenants du téléchargement illégal ne pourront plus s’abriter derrière l’excuse du délai de diffusion en France.

La tarification nous semble encore un peu inadaptée à l’internet. Si elle semble plus adaptée aux pratiques de la VOD sur les services des FAI, les utilisateurs d’ordinateurs sont plus habitués à la « gratuité ». J’ai mis ce mot entre parenthèses car rien n’est jamais gratuit mais financé par des moyens dérivés.

Dans l’audiovisuel c’est souvent la publicité qui l’emporte ou pour les chaînes à péage, l’abonnement.

Je pense donc que ce type d’initiative devra évoluer vers des modèles mixtes laissant le choix à l’utilisateur de s’abonner à un ensemble de services et de contenus ou de subir des coupures et affichages en surimpression de messages publicitaires.

Ce dernier point serait d’ailleurs une révolution pour les diffuseurs et les studios car cela reviendrait à introduire la notion de partage de revenus au résultat.

Aujourd’hui lorsqu’une chaîne, comme TF1, choisi d’acheter les droits de diffusion d’une série américaine, elle s’engage, comme pour la plupart des contenus, à payer un droit fixe par épisode. D’après nos informations, l’achat d’épisode de série américaine tourne autour de 150000 € par épisode. A charge pour la chaîne de rentabiliser son achat par les tunnels publicitaires.

Dans le cas d’une offre comme TF1 vision, le financement par la publicité pourrait permettre aux studios de toucher un pourcentage des revenus générés par la pub. Un sacré changement qui ni les studios ni les chaînes ne semblent prêt à mettre en place.

Bravo à cette initiative.

Je n’ai pas par habitude de féliciter les médias traditionnel qui s’accrochent, mais c’est normal, à leur situation en refusant d’accepter la réalité, mais pour cette fois je trouve que TF1 est dans la bonne voie. Il faut savoir le reconnaître.

D’après les chiffres fournis par la chaîne, il y aurait eu 50000 visionnages ou téléchargements dans la première journée. Ce qui évidemment est sans commune mesure avec les millions de téléspectateur devant TF1 mais qui pourrait commencer à peser si l’on atteignait les 500000 au bout de quelques semaines.

Faisons le calcul : 500000 fois 2,99 € cela fait un peu moins de 1,5 millions d’euros. Soit presque 10 fois plus que le coût d’achat des droits de diffusion pour le prime time. Bien sûr c’est très inférieur aux revenus générés par les tunnels de pub pour le chaîne mais pour le studio…

Il faudra donc suivre attentivement les résultats de cette expérience qui devrait durer pratiquement un an jusqu’à la diffusion sur TF1 de ces épisodes. LA chaîne veut naturellement connaître l’impact de cette pré-diffusion en VOST sur l’audience de la chaîne.

La présentation en vidéo de Laurent Storch, Directeur de Acquisitions du groupe TF1 et de Pascal Lechevalier, Directeur de TF1 Vision.

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