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Dans une interview parue ce matin dans le Figaro, Richard Parsons indique qu’il ne croit pas au déclin de la presse et de la télévision.
Cette déclaration va ravir les tenants des médias traditionnels mais il faut néanmoins lire entre les lignes et imaginer qu’il puisse se tromper partiellement ou ne pas tout dire. Avant de détailler ses déclarations il semble important de dire qu’avec Internet nous sommes face à des technologies qui font éclater le statut quo établi depuis des décennies dans les médias. Quels sont-ils ?
Les médias dits traditionnels sont circonscrit à des règles bien établies. Des fréquences attribuées par la loi, des contraintes de fabrication et de diffusion, des limitations de la concurrence et de la nature des données diffusées (texte, image, son, vidéo), du délai de fabrication du contenu diffusé (temps réel pour
Qu’a dit Parsons
Premièrement il indique que la musique et le livre ne sont plus des activités à forte croissance. C’est sympa pour Lagardère qui a racheté la division livre, je m’étais déjà étonné de ce rachat sans y trouver un intérêt majeur. Parsons décrit donc qu’il entretient « son jardin » et que le périmètre de son groupe s’adapte aux évolutions. Il indique implicitement qu’Internet va prendre de plus en plus de place dans Time Warner.
Autre point important il justifie la vente de la partie « accès » d’AOL Europe en indiquant la séparation du marché de l’accès et de l’audience. C’est une évolution que j’ai déjà détaillée, tant pour l’Internet que pour le mobile, qui est le même marché à terme d’ailleurs.
La question concernant la concurrence de Yahoo et Google est intéressante. Je pense que l’interview à eu lieu avant l’annonce du rachat de Youtube. Parsons élude néanmoins la question en indiquant que ces infomédiaires sont également des partenaires et pas seulement des concurrents. Ce qui est parfaitement vrai pour certaines branches de Times Warner mais comme le groupe est intégré de la production à la distribution il y a fatalement des points de recouvrement. C’est néanmoins cette intégration qui lui permet de contrôler une partie de la chaîne de valeur et de pouvoir résister aux assauts des géants du net. Un modèle d’intégration dont pourrait s’inspirer les médias français si nos lois sont adaptées dans ce sens.
Parsons termine en affichant une volonté d’expansion à l’international où se trouve, selon lui, des marges importantes de croissance. Compte tenu des législations sur les chaînes de TV et les radios, la stagnation du marché « papier », la croissance pourrait bien venir d’Internet à l’instar de la stratégie de News Corp qui va s’appuyer sur ses sites leaders, Myspace en tête pour diffuser ses contenus produits par
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